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Derniers commentaires

  • Gravatar Le dessin mignon arrière de ma maison, Zelia! avec quelques traits et couleurs que vous avez laissé un souvenir chaleureux
  • Gravatar Chère petite Zélia, que cela doit être doux pour Droopy d'entendre ce cris de tendresse! Garde cette spontanéité à ton
  • Gravatar Danseuses dans un patio andalou ! Quelle grâce et quel rayonnement ! A vous la vie !
  • Gravatar ! Pero que listita es mi chica! Lo que habreis aprendido, sin duda, es que todas las acciónes tienen sus consecuencias ( bue
  • Gravatar Comme je comprends ta lettre Zélia! Droopy, c'était un membre de ta famille, celui qui vous a porté sur les routes du mond
  • Gravatar Mi skribas por deziri al Zelia felicxan naskigxdatrevenon!!! Cxion bonan, kara knabineto!!! Mi sauxdadas vin!!! Kisojn!!! Eid

Sur les terres des frères rouges (1)

Écrit par Droopy.

Voici sous le Titre de : "Sur les terres des frères rouges", un nouveau récit des aventures de votre héros préféré : "Droopy, le Hardi" inspirée bien sûr de notre voyage. Voici donc le premier épisode, les autres suivront prochainement.

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Heureusement, que j'avais reçu mes titres de noblesse au Kazakhstan, car la quête de mon maître allait m'amener dans des contrées qui me feraient souffrir bien autrement que les terres arides sur lesquelles je venais de rouler ma bosse.

 C'est ainsi que j'allais affronter, l'un après l'autre, les chemins et les terres habitées, jadis, par trois géants rouges qui occupaient les vastes territoires de l'est du continent Asiatique.

Il s'agissait de trois frères, aux mœurs étranges et d'une force hors du commun. Par on ne sait quel miracle, ces géants avaient disparus, vers la fin du dernier millénaire, mais leur terrible réputation loin de s'éteindre avec eux, ferait, longtemps encore, trembler, les chevaliers plus braves, les héros les plus courageux et les montures les plus fières.

 On disait, de chacun d'eux, qu'ils ressemblaient à la terre qui les avait engendrés et qu'ils tiraient de celle-ci tous les trois une force mystérieuse, certainement le fruit d'une sorcellerie ancienne attribué à démon méconnu qui leur avait ainsi donné la vie.

 Le premier de ces géants, qui se nommait Roursof, avait tenu en respect, à lui seul le reste du monde. Insensible au froid et au gel, il pouvait supporter des températures extrêmes. Son endurance, sa force et sa vitalité faisaient de lui un être redoutable, à côté duquel même le plus grands et le plus féroce des ours polaires ne ressemblait qu'à un malheureux bébé phoque en détresse.

 On racontait que le deuxième, Bataar, bien que plus petit et trapu, était rapide comme l'éclair, sauvage comme un loup et farouche comme une biche. Aussi imprévu et inattendu que le vent, il était aussi insaisissable que ce denier et passait sa vie à lutter contre les bêtes sauvages de toute taille. Il tondait les yacks sauvages comme d'autres tondent des moutons, pour se vêtir de leur laine et s'abreuvait à leur pis comme on boit à une source. Son caractère fougueux et déterminé lui avait permis à une autre époque de dominer ses deux grands frères géants et d'étendre un empire si grand que même les longues routes de la soie avaient de la peine à parcourir.

 Le troisième du nom Woang, était le plus mystérieux. A la patience de l'éléphant, il alliait la méticuleuse labeur de la fourmi. Son royaume aussi impénétrable qu'une fourmilière, était bordé de montagnes brumeuses, de déserts interminables ou d'océans indomptables. Il aimait cultiver ses terres, comme une araignée construit sa toile. Et dans la douceur de ce paysage soyeux, dansaient sans fins des idéogrammes enchantés, piégeant l'esprit des ennemis les plus intrépides. Tantôt sorcier redoutable, tantôt administrateur infatigable, il cultivait les extrêmes, domptant par la magie ce qui résistait à son sens pratique.

 Il fallait que mon maître, n'eut d'autre quête, que celle de parcourir ces terres hostiles et barbares!

Par chance, nous pénétrâmes en Sibérie, en plein été, car affronter le froid de l'hiver nous aurait sans nul doute, coûter la vie. Sachez cependant que les dangers n'ont pas manqusé et écoutez comment sur ses terres, la route qui serpente sans fin, peut se muer en dragon cruel et fumant et vous engloutir comme comme un boa avale un vulgaire oeuf de poule, sans vous laisser ni le temps de prier, ni même celui d'esquisser un signe de croix.

 Nous avions quitté Bratsk et son vertigineux barrage, depuis à peine une demi-heure. Le soleil s'apprêtait à se coucher sur la taïga, comme un fakir sur un lit de clou . Les pics serrés de la forêt dardés vers le ciel menaçaient d'exploser le globe orange dans sa course fatiguée.

 Je roulais, depuis le matin, comme les deux jours précédents, moyennant de longues étapes pour arriver, dès que possible, à bon port. La lassitude se faisait sentir chez l'ensemble de l'équipage. Il était temps de trouver un coin pour se reposer avant la nuit tombante.

 Quand, soudainement, face à nous et à notre ignorance, derrière son voile de fumée, il se tenait là, caché, sans que nous puissions le voir ou l'imaginer. Pendant toute la journée, il avait craché son feu sur les voyageurs imprudents qui osaient prendre la route de Severobaikal. Et maintenant, depuis le haut de la colline, où nous nous trouvions, une fumée grise et épaisse s'étendait au dessus des conifères semblant vouloir étouffer la taïga à petit feu.

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 Sans comprendre vraiment, nous pénétrâmes plus en avant dans la forêt. C'est alors que la grisaille nous envahit subitement, on y voyait pas à 10mètres , puis pas même à 5, puis plus rien, où presque ! A ce moment là, la douce et lisse peau du serpent asphalté se déroba sous mes pneus. Je me mis à trembler de tous mes membres, et chacun de nous tressaillait, sursautait, cahotait comme un vieillard de mille ans soumis à une crise aiguë de Parkinson.

 C'était déjà trop tard, et j'avais beau m'accrocher aux écailles rocailleuses de tous mes crampons acérés, Le dragon s'était réveillé et nous étions cramponnés à son dos poussiéreux. Nous nous hissions le long de sa colonne vertébrale , comme un chaton, trop petit, grimpe en écartelant ses pattes, le long d'un tronc de baobab sans fin.

 Et je ne sais encore, si je chatouillait le monstre, ou si notre progression, à rebrousse-écailles, le hérissait. Toujours était-il qu'il s'ébrouait et se secouait de toutes ses squames. Des nuages de poussière ocres et âcres nous enveloppaient de toutes parts. Cette dernière, insidieuse et perfide s'infiltrait comme le plus vil des poisons dans chacun des mes interstices.

 Au delà, des vapeurs sombres, on devinait que le ciel s'obscurcissait, nous abandonnant à notre sort

sur le dos de la bête immonde. Il fallait faire quelque chose, dormir sur le corps du monstre aurait été d'une trop grande imprudence. Imaginez- vous qu'il se gratte ou se mordille, dérangé par notre présence.

 Je décidais alors de sauter au bas de l'animal, pour atterrir sur le premier buisson, un tant soit peu confortable aux abords du reptile géant. Entre deux gros arbres, j'aperçus l'espace suffisant pour une telle entreprise. D'un bon, je quittais le dos du dragon pour atterrir sain et sauf sur la terre ferme.

 Quel bonheur, nous pourrions dormir, à l'abri, malgré les essaims de moustiques qui se collaient à mes vitres dans l'espoir évident de dévorer mes passagers protégés.

 A l'intérieur, tout était recouvert de poussières comme le grenier d'un château abandonné.

Chaque objet était joliment poudré ou fardé à souhait de ce maquillage pour dragonne délaissée en quêtes d'amours renaissants.

 Au petit jour, remis de nos émotions, nous reprîmes la route. La poussière recouvrait la végétation qui bordait la piste caillouteuse. Le monstre qui nous avait malmené semblait s'être endormi à présent. Seuls les cailloux de la piste témoignaient silencieusement de notre affrontement de la veille. Nous n'avions pas rêvés, ce chemin était ensorcelé et à chaque instant, il pouvait nous réserver de mauvaises surprises.

 Pourtant, il nous fallait encore poursuivre notre route pendant deux longues journées. Secoués tout au long du voyage, nous n'avions que de brefs instant de répit, lors des traversées des villes et des villages où, par bonheur, nous avions droit à quelques kilomètres asphaltés. En arrivant à Ut-Kutsk, mon maître ne pouvait que constater quelques blessures sans trop d'importance, dues certainement à l'affrontement du soir.

 

A nouveau, j'avais perdu quelques dents, et mon capot ne se fermait plus correctement tant cela était douloureux. Ensuite un mauvais coup avait décelé, la barre anti-roulis ce qui me provoquait quelques vertiges. Mes roues étaient un peu moins alertes dans les virages, m'obligeant, un peu plus, à rouler des mécaniques, comme un voyou ivre de bagarre.

 En fin d'après-midi, nous nous arrêtâmes au bord d'une rivière pour nous baigner et nous désaltérer, Nous apprêtions à souper dehors, lorsque qu'une horde de moustiques sauvages, nous envahit de toutes parts.

 Les bêtes qui étaient voraces et particulièrement agressives, attaquaient tour à tour comme des piranhas volants. Elle s'infiltraient par le nez et les oreilles et tentaient même de pénétrer dans les yeux de mes compagnons qui secouaient leurs têtes comme des hard-rockers et dansaient comme des indiens pour échapper aux assauts. Mais à chaque fois que l'un d'eux s'arrêtait, voilà que les petits monstres fondaient sur lui comme sur du miel,

 Bientôt mon maître et sa famille n'eurent d'autre recours que de se réfugier en mon sein. L'ado, Bouboulineta, et Miss Tic choqués par tant sauvagerie ne voulaient plus mettre un pied dehors.

 Pourtant, il fallait ranger la table et le matériel qui étaient resté à l'extérieur. Le gros et la babouine se caparaçonnèrent pour affronter de face l'armée ennemie et récupérer le butin volé. Bottes montantes, pantalons double couche, laine polaire, vareuse ou anorak de haute montage, linge de bain autour de la tête, du nez et la bouche, puis finalement lunette de piscine. La stratégie était simple, pas laisser un seul centimètre carré de peau à l'ennemi, foncer dans le tas, tout ranger et remonter aussi vite que possible dans le camping-car.

 Le plan fonctionna à merveille et quelques minutes plus tard, nos combattants étaient de retour à l'abri.

 Le lendemain, juste avant de gravir les montagnes du Baikal, le dragon de la route se rappela à notre

souvenir, claquant sa queue comme un long fouet, je bondis d'un seul coup dans les airs et atterris brutalement sur le bitume. Derrière une sirène semit à hurler, l'ado à moitié defiguré tenait son front difforme entre ses mains, une bosse longue de 8cm, large de 4 cm et haute de 2cm, lui donnait un air de gargouille à faire fuir le bossu de notre Dame!!!

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(Pour vous souvenir de l'abum, veuillez cliquer sur les photos!)

 

A suivre....

Les Pandas

Écrit par Zélia.

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(Veuillez cliquer sur le dessin, pour accéder aux photos!)

On est allé en Chine à la ville de Chengdu et la guide nous propose d'aller au panda parc. Je suis très impressionnée. Il y a des pandas roux, des pandas géants et des pandas petits. Les pandas mangent des bambous.

Zélia

 

(mis en ligne au Laos)

 

 

 

Nous avons joué aux riches...

Écrit par Florence.

... Et cela nous a coûté cher !

 Tous les voyageurs arrivés en Chine en train ou en avion ne se rendent pas compte que de visiter le même pays avec son propre véhicule, c'est toute une histoire ! Pour une fois, impossible de se débrouiller seuls. Notre fierté de suisses indépendants en prend un coup. Il faut faire appel aux services d'une agence chinoise qui coûtent les yeux de la tête. Bien, pour ce qui est du pouvoir d'achat, nous venons du bon pays. Ce sont d'ailleurs majoritairement des suisses qui traversent la Chine avec leur propre voiture.

L'agence s'occupe de préparer le permis d'importation du véhicule,  d'établir la plaque numérologique ainsi que le permis de conduire chinois.... Le tout devant être prévu deux mois à l'avance car le ministère des transports avalise les documents et le tracé de route détaillé jour après jour... L'agence s'occupe également des assurances des voyageurs que nous possédons déjà, mais rien à faire. Elle se charge de l'assurance voiture qui peut par contre être utile, car en Chine  en cas d'accident, peu importe qui est coupable. Le touriste est par définition riche, donc c'est lui qui paie dans tous les cas!  L'agence facture également les frais de douane à l'entrée et à la sortie du pays. Tout ceci pour un petit total de 1500$. Mais ce n'est pas tout, l'agence fournit aussi, et voilà le plus coûteux, les services d'un guide obligatoire qui chaperonne l'expédition du début à la fin. Tiens, tiens, serions-nous surveillés? Être bien contrôlé a un prix: 100$ par jour pour le guide, plus 550$ de billet d'avion pour son déplacement de retour !!

Récapitulons, pour un mois de visa accordé, la visite de la Chine reviendrait donc à 5000$ sans  compter l'essence, la nourriture et les frais divers... Gloups! Bon, il va falloir trouver une solution.

Au Kirghizstan, la providence a heureusement mis sur notre route un couple de suisse-allemands (Chrigi & Kölbi) d'accords de traverser la Chine avec nous afin de partager les frais. Nous avons établis ensemble, via divers e-mails l'itinéraire puisqu'il s'agit d'un « self driving tour ». Chrigi & Kölbi ont encore rencontré deux autres suisse-allemands (Adrian & Felix) qui viennent s'ajouter au groupe pour diminuer au maximum la facture!

Bien, par contre nous avons dû tous faire des concessions: Chrigi & Kölbi voulaient traverser au plus vite en treize jours, mais ont dû accepter de rallonger de cinq jours. Droopy n'aurait pu survivre à un tel rythme. Felix et Adrian ont dû renoncer à voir la muraille de Chine de près. De notre côté, nous avons dû accepter de ne pas rencontrer tous les nombreux espérantistes du pays. Le chef de l'agence nous a effectivement bien spécifié qu'il était interdit de nous séparer durant le voyage.

Voilà, nous sommes prêts pour cette aventure qui sera délicate à gérer à cause des rythmes différents de chacun et aussi parce que nous sommes les seuls avec des enfants. Mais de vrais aventuriers sont  toujours prêts à tout...

 

Le 26 septembre à 8h pile, nous sommes tous les neufs à la douane et retrouvons notre guide Spring. Pour la première fois de notre vie de voyageurs, nous nous offrons les services d'un guide, comme les gens aisés... Finalement ce sera reposant; pas besoin de s'occuper des formalités administratives à la douane. Pas besoin de déchiffrer la carte routière et les panneaux en chinois. Pas mal d'avoir de l'argent, nous allons prendre goût à ces facilités et à ce luxe... Mais la réalité sera bien différente...

Alors que nous sommes déjà passés en Chine, les douaniers réclament le formulaire d'inventaire de chaque véhicule que nous n'avons pas pu obtenir en Mongolie! Tant que nous n'aurons pas ce papier, interdiction de circuler dans le pays. Cela commence bien, impossible de retourner en Mongolie et interdiction d'avancer. Nous sommes escortés jusqu'à l'arrière cour puante d'un hôtel de la ville où nous attendons deux jours. Tiens, cela nous rappelle de récents souvenirs!!  Spring finira par trouver une solution avec la mafia du coin qui nous fournira le papier pour 450CHF par voiture! Pas de problème, au point où nous en sommes, quelques centaines de francs de plus, une bagatelle... Pour le principe, nous nous plaignons tout de même à l'agence qui accepte de payer la moitié.  Enfin nous pouvons partir. Mais nous avons perdu deux jours et deux jours égalent 200$ de plus à la facture. Nous les marchandons aussi avec l'agence qui paiera la moitié! Ce n'est pas parce que nous jouons aux riches, qu'il faut dépenser sans compter!!

 

Ensuite, nous roulons, roulons, en général sept heures par jour.  Spring n'est pas une très bonne co-pilote. Certes la Chine est grande, mais elle commet tout de même de grossières erreurs.  A mi-chemin nous changeons de guide: Kevin qui sera à peine meilleur. Avec l'habitude de nous diriger dans des pays aux panneaux incompréhensibles et grâce au GPS muni d'une carte chinoise de Chrigi & Kölbi, nous nous débrouillons aussi bien qu'eux.

 

Le permis de conduire chinois est valable jusqu'au 18 octobre dernier délai. Pour tenir la cadence et avaler la moyenne de 350 km quotidiens, nous empruntons souvent les autoroutes. Elles sont en très bon état, mais coûteuses et pour ce qui est d'admirer le paysage, c'est plutôt loupé! Lorsque nous empruntons les petites routes, nous sommes vite fortement ralentis: énormément de camions, embouteillages de plusieurs heures. N'oublions pas que la Chine est très peuplée... Un matin, nous sommes bloqués dans un tunnel, car à 500m. de la sortie la route est barrée par une énorme grue qui repêche une voiture tombée dans le lac. Aucun panneau à l'entrée du tunnel pour signaler l'embouteillage!!

 

A Xian, de mèche avec nos co-voyageurs, nous nous séparons quatre jours pour aller rendre visite à des espérantistes. Spring donne son accord, mais nous précise que nous serons dans l'illégalité et qu'il serait mieux d'éviter la police. Pas de problème, en général c'est elle qui vient à nous. Effectivement, sur l'autoroute, nous crevons un pneu et trois policiers viennent nous aider à réparer!! C'est à coup sûr la roue que nous avons changé le plus raidement!! Ouf, ils oublient de nous contrôler. Lorsque nous retrouvons le groupe, le chef de l'agence informé par Spring de notre escapade est furax. Nous nous faisons gronder comme des enfants pas sages. Dorénavant, interdiction totale de nous séparer. Quelle liberté, j'ai l'impression d'être une prisonnière escortée de son geôlier.

 

Entre la pression du timing à respecter, la frustration engendrée par les rythmes différents et la non liberté de mouvement que l'on nous impose, l'inévitable finit par arriver: le clash dans le groupe.

Après une nuit de sommeil, nous trouvons un compromis n'ayant pas vraiment d'autre choix. Nous décidons de changer notre route initiale qui prévoyait de passer dans une région montagneuse via des petites routes. A la place, nous nous dirigerons directement à la frontière laotienne, renonçant à voir la plus belle partie de notre parcours. Le rythme sera moins soutenu, les routes en meilleur état et moins embouteillé. Mais c'est notre guide qui se retrouve un peu déboussolé. Nous reprenons en effet la situation en main, c'est à dire que nous décidons de l'itinéraire ainsi que des endroits où bivouaquer. La vie devient plus dure pour Kevin qui doit renoncer plus souvent aux hôtels, pour dormir sous tente ou sur la banquette arrière de Droopy et sans douche quotidienne assurée!!

Mais nous sommes arrivés à la frontière laotienne dans les délais, sans incident majeur et sans supplément à payer. Un miracle...

 

Finalement, la Chine aura été le pays que nous aurons le moins bien visité tout en y dépensant le plus gros budget depuis notre départ.

 

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(mis en ligne au Laos)

8 commentaires

Les Pignons

Écrit par Zélia.

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Sur mon dessin nous allons dans la forêt avec Ganba et ses amis. Nous tapons sur les arbres pour faire tomber les pommes de pin. Plus tard, nous les épluchons pour manger les pignons. Moi je ramasse du bois pour faire un tipi.

 Zélia


              (texte sur la Mongolie mis en ligne à Xian, Chine)

 

Un an déjà!

Écrit par Jacques.

Un an déja ! Le temps passe vite, les kilomètres aussi, c'est l'occasion de vous  présenter le bilan du travail accompli.

Après:

un automne dans les pays de l'est

un hiver à traverser la Turquie pour aller se réfugier en Jordanie

un printemps sur les routes de la soie

un été en Sibérie et en Mogolie

Nous avons parcouru 33'000km sur un total de 20 pays et solutionné un nombre incalculable de pannes diverses. Mais surtout, nous avons oeuvré énormément pour rassembler un témoignage familial sur ce voyage éducatif auquel chacun participe.

Ainsi nous  avons produit plus 200 articles sur ce site dont

+ de 100 textes ou dessins

+ de 60 album photos ( environ 3500 photos)

ainsi que 6 petits films

 

Mais il faut encore ajouter à cela :

8 articles (pleine page) écrits par Jacques pour Le Chênois, notre journal communal.

6 Newsletters écrites par  Florence pour les membres de notre association.

4 interviews à l'étranger grâce aux espérantistes (Hongrie, Ouzbékistan, Tadjikistan et Kazakhstan).

12 articles en espéranto dans notre site secondaire. nous aimerions rappeler que grâce à ce réseau nous avons rencontrés des personnes merveilleuses dans une trentaine de villes sur notre route et pu découvrir ainsi, la manière de vivre de nombreuses familles,leurs habitudes, leurs traditions , leurs centres d'intérêts et surtout nous avons pu poser une multitudes de questions et recevoir bien souvent una aide bienvenue pour résoudre des problèmes de tout genre.

Nous aimerions aussi remercier le réseau d'amis qui nous ont mis à plusieurs reprises leurs appartements à dispostion majoritairement dans des Capitales.

Ceux qui nous aident par le biais de l'association et de manière indépendante.

Nous remercions également MSF-Suisse pour sa disponibilité à plusieurs reprises, pour nous transmettre des infos, des paquets ou encore pour nous recevoir sur le terrain.

Mais le soutien qui nous chauffe le plus le coeur, qui nous motive constament et rend tout ce travail gratifiant sont les 1000 commentaires qui agrémente nos articles et qui donne un sens particulier à ce voyage. Nous rajouterons une accolade appuyée pour Maki-Maki et Matuteram qui nous ont accompagnés, sans nous connaître, pendant toute cette année, avec constance.

Voilà une photo de famille récente de ce voyage qui nous transforme inéluctablement! ;)

 

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Le Lac Blanc

Écrit par Florence.

Dès notre arrivée en Mongolie, les enfants n'attendent qu'une seule chose: refaire du cheval...

A Ulaanbaatar, nous prenons contact avec une petite agence locale qui organise des trekkings à cheval dans un parc naturel (Khorgo nuur) du centre de la Mongolie. Nous discutons de l'organisation avec Veronika, une jeune cavalière allemande qui travaille justement au camp « horseback tour » pour financer son séjour.

Après avoir acheté une carte routière et nous être renseigné sur l'état des routes, nous partons enfin pour l'aventure; c'est le cas de dire... Nous arrivons à destination cinq jours après notre départ et l'équipe de « horseback tour » nous accueille au camp. Tout est prêt pour que nous partions dès le lendemain à cheval faire le tour du lac Blanc pendant cinq jours. Veronika et Chudro, un guide mongol nous accompagnent avec, en plus de nos montures, deux chevaux de bât qui transportent la nourriture, les tentes et quelques habits de rechange.

 

Etant donné que le parc n'a pas de routes, nous nous retrouvons seuls, dès le premier après-midi dans les vastes étendues de la steppe mongole où les enfants peuvent se déplacer librement sur leurs chevaux; le bonheur... Ils trottent, ils font de petites courses tandis que je vais à mon rythme sur un cheval plus lent, ce qui me convient très bien...

Les journées se passent tranquillement: départ le matin selon les habitudes mongoles; c'est-à-dire sans se stresser. Deux heures de cheval, grande pause à midi pour manger, deux heures de cheval l'après-midi. Arrêt au bord du lac assez tôt en fin de journée pour planter les tentes et démarrer le repas au feu de bois. Nous sommes ravis sauf en ce qui concerne la nourriture... Les mongols ont l'habitude de tout cuisiner dans la même casserole; celle qui se loge dans le trou du poêle de la yourte. Comme ils cuisinent très gras, nous avons donc constamment un arrière goût huileux en bouche. Nous comprenons pourquoi on nous a tant parlé du thé mongol gras! Ce n'est pas du beurre qu'ils rajoutent, mais c'est la graisse de la veille qui surnagent dans la tasse!!! Nous avons même eu le privilège d'avoir du thé aux légumes, la casserole ayant été mal lavée le soir précédent dans l'obscurité! Mais l'aventure, c'est l'aventure. On ne vient pas en Mongolie pour sa gastronomie, mais pour son côté sauvage et cela nous le vivrons à cent pour cent ...

 

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Le troisième jour, après une nuit passée dans la yourte d'un éleveur, nous arrivons au bout du lac. Le paysage est magnifique, la steppe s'étend à perte de vue et pas une âme qui vive à l'horizon. Nous traversons une rivière et croisons un troupeau d'une quarantaine de chevaux sauvages. La sensation est exceptionnelle, nous avons l'impression d'être seuls au monde uniquement entourés d'animaux sauvages.... C'est à ce moment que le chargement contenant les casseroles glisse sous le ventre du cheval de bât et vient frapper ses pattes. Il prend peur et se met à galoper dans notre direction effrayant nos chevaux et le troupeau sauvage tous partis au galop. Jacques et moi réussissons à arrêter nos montures car le cheval toujours effrayés par le bruit des casseroles change de direction et se dirige vers les enfants. Tous les chevaux prennent de plus en plus de vitesse car plus le cheval galope, plus les casseroles s'entrechoquent et continue de tous les effrayer... J'ai juste le temps de voir les trois enfants s'accrocher tant bien que mal à leurs montures tout en essayant de les arrêter. Tout à coup Zélia glisse sur le côté et tombe en plein galop non loin du troupeau de chevaux... Peu après le cheval de bât réussit à se débarrasser de son chargement et se calme; ce qui permet à Zachary et Zohra de pouvoir arrêter leurs montures. Tout le monde se précipite alors vers Zélia pour constater heureusement qu'elle n'a rien de grave. Juste deux bosses au front et un gros bleu à la cuisse. Elle pleure, choquée, mais courageusement elle se reprend et sèche ses larmes. Entre temps, Chudro récupère le cheval et le chargement cassé, cabossé et éparpillé à droite et à gauche. Je suis aussi sous le choc car j'ai eu terriblement peur que Zélia ne tombe au milieu des chevaux sauvages se faisant alors piétiner. Jacques et moi décidons qu'elle devrait remonter à cheval ne serait-ce que dix minutes afin de ne pas rester bloqué de peur. Ce serait dommage et surtout, nous avons de toute façon encore deux jours de cheval, que ce soit dans un sens ou dans l'autre pour rentrer au camp... Elle décide par contre d'échanger sa monture contre la mienne plus lente et plus docile.

 

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(cliquer sur la photo pour voir l'album)

Zélia se remet vite en tête avec Zachary, Zohra et moi quand même pas vingt minutes après la première chute, nos chevaux repartent soudainement au galop. Ils sont effrayés par le cheval sans cavalier de Jacques qui nous dépasse à toute vitesse. Je pense aussitôt effrayée: « ce n'est pas vrai, cela recommence... Au secours!! » Zélia prend peur, mais elle arrive à se raisonner aidé par Zachary qui lui crie de tirer une des rennes pour faire tourner la tête du cheval de côté et l'empêcher de voir l'objet de sa peur. Cela marche, elle réussit à immobiliser sa monture, bravo! Nous voyons Jacques arriver à pieds. Au moment où il a croisé un groupe d'oies, celles-ci se sont envolées, elles ont effrayé son cheval (les chevaux mongols sont décidément très peureux) qui est parti au galop. Jacques qui n'avait qu'un seul pied dans l'étrier a perdu l'équilibre et est tombé... Cette fois Zélia a eu très peur pour son papa croyant qu'il s'était blessé en chutant. Pour ce soir, ce sera la fin des cavalcades et nous irons à pieds jusqu'au bord de l'eau planter nos tentes et manger un repas vite cuisiné. Mais je n'arrive pas à profiter de la beauté du coucher de soleil et ne peux m'empêcher de penser que si les chevaux s'effraient si facilement, nous n'en serons pas à notre dernière galopade incontrôlée avec d'autres risques de chute.

 

Le lendemain, Zélia va déjà mieux et après deux trois recommandations faites aux enfants, nous repartons. Nous avons décidé d'être particulièrement attentifs à tout troupeau d'animaux croisés et de descendre de cheval si nécessaire. Cette précaution me tranquillise à moitié car en Mongolie, dans la steppe, c'est dix fois par jour que l'on croise des troupeaux de yacks, de chèvres, de moutons, de chevaux et d'oiseaux. Magnifique me direz-vous. Oui, mais malheureusement pas aujourd'hui depuis les événements de la veille. C'est moi qui n'arrive plus à me raisonner et qui imagine le pire à chaque bête entrevue. Je suis la seule à descendre de cheval à la vue d'un troupeau de yacks. Puis par la suite je dois me raisonner pour ne pas mettre pied à terre à chaque animal rencontré. Pour couronner le tout, il se met à pleuvoir et le vent se lève. Je me demande aussitôt si les chevaux ont peur du tonnerre. Bref, je ne me sens plus rassurée et en confiance avec nos montures. Jacques voyant mon malaise grandissant demande à Chudro si c'est possible de rentrer rapidement au camp aujourd'hui, quitte à refaire une journée de cheval le lendemain pour compléter les cinq jours. Il répond par l'affirmative et nous accélérons la cadence. Pour rentrer au plus vite, il faut prendre un raccourci, c'est-à-dire traverser un petit fleuve... Chudro prend Zélia sur son cheval et je lui proposerais bien de faire la même chose avec moi... Interdiction d'enlever les pieds des étriers (d'accord, nous avons compris pourquoi hier) et nous traversons le fleuve les pieds dans l'eau. Je prie pour que les chevaux qui ont de l'eau jusqu'au ventre gardent leur équilibre dans le courant. Ouf tout le monde est passé. Mais mes craintes ne sont pas finies, nous devons ensuite traverser pendant une bonne heure un terrain volcanique rocailleux dont la plupart des pierres sont fissurées. Zélia est en bonnes mains car Veronika tient son cheval, mais toutes les montures trébuchent régulièrement et manquent plusieurs fois de glisser dans les fissures. Alors que nous apercevons enfin le camps, c'est le cheval de Chudro qui tombe les pattes arrières dans une fissure jusqu'à la queue!! Jacques, Veronika et Chudro doivent allier leurs forces pour réussir à sortir le cheval en le tirant par la queue... Pour moi, c'est le coup de grâce: si même le guide n'arrive pas éviter de tels incidents, nous sommes tous perdus!!! Je décide donc de finir le reste du chemin à pieds en tenant mon cheval par la bride.

 

Le lendemain, Zélia repart de son plein gré trotter et galoper avec Jacques et les enfants pour voir le cratère du volcan; pendant que je reste tranquillement au camps pour me remettre de toutes ces émotions...

La Mongolie aventureuse aura réussi à révéler mes limites...

Bêtes Sauvages

Écrit par Jacques.

Un nouveau film, cette fois avec beaucoup d'animaux, pour les enfants, et aussi avec Droopy "Le Hardi" pour tous ses fans !