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Derniers commentaires

  • Gravatar Le dessin mignon arrière de ma maison, Zelia! avec quelques traits et couleurs que vous avez laissé un souvenir chaleureux
  • Gravatar Chère petite Zélia, que cela doit être doux pour Droopy d'entendre ce cris de tendresse! Garde cette spontanéité à ton
  • Gravatar Danseuses dans un patio andalou ! Quelle grâce et quel rayonnement ! A vous la vie !
  • Gravatar ! Pero que listita es mi chica! Lo que habreis aprendido, sin duda, es que todas las acciónes tienen sus consecuencias ( bue
  • Gravatar Comme je comprends ta lettre Zélia! Droopy, c'était un membre de ta famille, celui qui vous a porté sur les routes du mond
  • Gravatar Mi skribas por deziri al Zelia felicxan naskigxdatrevenon!!! Cxion bonan, kara knabineto!!! Mi sauxdadas vin!!! Kisojn!!! Eid

Mohaï, la khmer

Écrit par Zohra.

RSZ360Moha

Après Noël, nous nous arrêtons à côté de Sihanoukville dans un coin isolé d'une plage au Cambodge. A peine garé Zach, Zélia et moi enfilons nos maillots de bain et nos lunettes de piscine. Nous courrons nous jeter dans la mer. La plage est déserte, à part les cocotiers et les coquillages.

Le lendemain matin à six heures et demie, je commence à faire un château de sable. Deux filles khmers passent, elles vont dans les buissons et celle qui à ma taille m'amène des décorations pour le château. Je lui dis « ôkoun », cela signifie merci en khmer. Pour savoir le prénom de celle qui a ma taille, je me montre et dis « Zohra », elle me répond alors « Mohaï ». Pour l'âge, je me pointe en montrant dix doigts, puis je la désigne. Mohaï ne comprend pas, alors je montre onze doigts et elle acquiesce. Les khmers ne sont pas grands et les enfants d'un ou deux ans de plus que moi font souvent ma taille.

Mohaï nous montre que de l'autre côté de la route, on peut nager dans un lac. Sa maman préfère que ses enfants se baignent dans de l'eau douce; sûrement pour ne pas abîmer les habits car les khmers n'utilisent pas de maillots de bain. Après la baignade, Mohaï doit changer ses vêtements mouillés. Elle m'amène donc dans sa maison au bord de la plage. Elle vit avec ses parents, ses cinq frères et sœurs et ses quatre grand-parents. Sa maison en bois avec un toit de paille n'est pas grande. Elle n'a qu'une seule pièce où toutes les planches servant de lits sont en hauteur. La maison n'a pas de plancher, sauf dans un coin de la pièce où une bâche recouvre le sable pour ne pas salir les affaires rangées par terre dans des boîtes en carton. Dans un autre angle, je vois des aliments et une planche à découper, mais pas de plaques électriques. La cuisson des repas doit sûrement se faire dehors. En repartant avec mon amie, je remarque une petite cabane où se reposent deux personnes. Dehors, j'entends aussi des gens parler, ils sont couchés dans des hamacs accrochés aux arbres.

En fin de journée, Mohaï, sa maman et trois de ses soeurs viennent nous rendre visite au camion. Personne ne parle anglais, maman rigole en essayant de se faire comprendre par des gestes.

Le dernier jour, après nous être de nouveau amusés toute la journée avec Mohaï, ses frères et soeurs, les parents nous demandent d'aller nous laver au lac. Les enfants nous suivent et quand nous nous savonnons, ils tendent les mains pour avoir le gel douche. Dans cette famille ils ne doivent pas employer souvent de savon, car les enfants en prenaient soin et en utilisaient très peu à la fois.

Pour le nouvel An nous repartons pour nous rapprocher de la frontière thaïlandaise. Nous quittons Mohaï et sa famille en leur faisant des grands signes depuis les fenêtres du camion. Je pense qu'elle aurait bien voulu que l'on reste plus longtemps.

Sur les terres des frères rouges (2)

Écrit par Droopy.

Résumé (épisode 1)

 Droopy le Hardi a la tâche difficile d'emmener ses compagnons à travers des terres inhospitalières. Ces contrées, jadis habitées par des géants rouges, sont ensorcelées et dangereuses. En traversant la taïga, les pistes prennent vie et se transforment en dragon gigantesque. Droopy et son équipage tentent alors d'échapper au monstre...

 

Bouboulineta était inquiète de voir son Ado adoré, se tenir le visage entre les mains. Secrètement, elle craignit que nulle princesse ne fut désormais assez belle pour aimer une bête pareille. Mais le temps pressait, et le monstre pouvait survenir à chaque instant.

 Mon maître posa sa main potelée, sur son fils blessé, et d'un ton paternaliste l'encouragea :

 

- Fiston, approche-toi du miroir. Si tu peux encore soutenir ton propre regard un instant, alors plus jamais tu ne craindras quiconque qui pourrait te vouloir du mal.

Se sentant l'étoffe d'un héros, l' Ado prit son courage et sa tête à deux mains, pour se hisser devant la glace. Malgré ses jambes encore tremblantes d'émotion, il regarda son reflet immonde sans se reconnaître. Puis soudain, il aperçut cinq petits points blancs qui brillaient au milieu du miroir.

Un sourire s'épanouit sur son visage. Il reconnaissait enfin quelque chose de familier sur ce visage disgracié. Comme un phare dans la nuit, au sommet de son nez, la constellation « Acnée » brillait de ses cinq boutons lumineux.

Alors, appaisé, il éclata d'un rire gras et bête, comme seule la puissance de cet âge en est capable. Ses dents écartées rigolaient d'elles-mêmes et communiquaient si bien cette folie propre à tout la famille que sans plus pouvoir se retenir, la babouine et Miss Tic pouffèrent entre leurs mains. Alors seulement, les deux parents soulagés, rompèrent eux-aussi à rire aux éclats.

Finalement, il y avait eu plus de peur que de mal, et les quelques neurones perdues dans le choc ne se remarqueraient pas parmi l'atrophiante bêtise qui régnait sur son âge.

Le rire familial, comme un chatouillement exquis et mélodieux, s'était étendu dans la forêt parmi les arbres, passant de branches en branches et de feuilles en feuilles. Il invitait les arbres à remuer sur cette musique légère et réjouissante. L'écho de tant de gaîté ne tarda pas à arriver jusqu'aux oreilles du puissant dragon qui ne supportait aucune forme d'ingérence sur son territoire. Plus encore, il en vint à prendre toute cette joie, comme une véritable moquerie publique à son intention.

Son sang ne fit qu'un tour et du plus profond de la Taïga un rugissement caverneux se fit entendre.

Un vent tempétueux et ardent ballotta les arbres, comme de vulgaires plumeaux. Le dragon soufflait sa colère dans notre direction. Et les arbres pliaient sous la force de cette bourrasque fétide. De leurs feuillage se détachaient des nuées de poussière, accompagnée de feuilles et parfois même branches mortes. La forêt, elle- même, ayant perdu son insolente gaîté, semblait maintenant se courber en signe de soumission envers le terrible animal.

Tous ensemble nous tressaillîmes comme un seul être, mes compagnons s'installèrent rapidement dans la cabine avant et je démarrai en trombe. Sans hésiter, je fonçai en direction de la montagne, mais nous sentions tous que le monstre s'était retourné, meurtri dans son amour propre, et venait maintenant à notre poursuite. Chacun de ses pas faisait trembler la terre et provoquait une onde qui soulevait le sol sous mes roues. A la fréquence et à l'intensité des secousses, nous devinions que le monstre se rapprochait.

Heureusement, nous arrivions au pied la montagne, mais pour échapper complètement au dragon, il nous fallait absolument gravir cet obstacle qui se dressait, haut et large, immense et incorruptible.

Devant nous se tenait la chaîne montagneuse du Baikal, rempart sacré et protecteur des eaux du lac.

Ici, régnaient en maîtres toutes sortes d'esprits sans âge. Nous nous arrêtâmes rapidement pour faire chacun une offrande. Je lâchai sans attendre un boulon. Mon maître farfouilla, à la hâte, dans son sac de torchon de mécanique, en sortit une chaussette pas trop sale qu'il accrocha à une branche. Les enfants cédèrent à contre-cœur une part de leur goûter, quant à Bouboulineta, elle choisit la plus belle pomme rose de son panier de ménagère.

Les présents déposés, nous pouvions, sans plus tarder, nous engager dans la montagne. La piste caillouteuse ressemblait bien plus à un torrent de pierres, qu'à une piste. On aurait dit que toute cette caillasse n'attendait qu'un moindre signe du destin pour se mettre en mouvement et se transformer en avalanche. Il ne fallait pas trop réfléchir pour s'engager dans pareil chemin.

J'enclenchai les vitesses courtes et regardai à mes roues, pour ne pas faire de faux pas. Régulièrement les pierres se décrochaient sous mes pneus et dévalaient la pente derrière nous.

Surtout ne pas s'arrêter, ne pas câler! Garder un rythme régulier pour échauffer ni bielles, ni pistons et rester concentré pour négocier les lacets qui permettaient de gravir les flancs de la montagne.

En quelques minutes nous avions déjà pris de l'altitude, nous pouvions maintenant observer le vert manteau de conifères qui recouvrait les plaines et les collines avoisinantes. Mais, c'est avec effroi que pour la première fois nous vîmes le dragon dans toute sa taille. Encore à plusieurs kilomètres de nous, il ressemblait seulement à un vilain lézard muni d'une crête et d'une collerette. Il courrait à vive allure sur une longue distance puis s'arrêtait pour reprendre son souffle et nous observer.

Il suivait sans peine à travers la taïga, cette tranchée qui nous avait servie de chemin. Il se faufilait dans la brèche épousant sa forme et sa couleur. Un couloir creusé sur mesure, pour se mouvoir dans cette immense forêt qui lui servait d'appartements. Une galerie, à ciel ouvert, dans laquelle il se glissait comme un enfant s'élance dans un toboggan.

A chaque déplacement, ses écailles frottant le troncs des arbres produisaient un bruit frémissant de fermeture éclair géante. Ziiiiiiiiiiiip, Ziiiiiiiiiiiiiiiip, Ziiiiiiiiiiiiiiip. A chaque avancée, le monstre semblait croître inévitablement. De lézard, il s'était transformé en gros gecko puis en iguane. Son corps et sa queue semblaient s'allonger et s'étirer toujours plus. A tel point qu'il s'apparentait également à un serpent.

 

Dragoon1RSZ

Tandis que la bête réduisait la distance et se faisait toujours plus menaçante, je redoublai d'efforts sous les encouragements de mes compagnons.

- Vas-y Droopy ! Vas- y grimpe! Debout sur la banquette arrière la Babouine et Miss Tic criaient en se tenant aux appuie-têtes.

- Vite Droopy, vite ! Tambourinait Bouboulineta en frappant sur le tableau de bord!

Seuls l'Ado et le Gros ne disaient rien, vraisemblablement trop effrayés, le premier n'appréciant guère la vue du monstre et le vide et le second surveillant la température de l'huile qui ne cessait de s'élever.

- Ah! Mes amis, quelle épouvante ! A chaque virage, la pente se faisait plus difficile et le sol incertain et glissant se défilait sous mes roues. Seules mes compétences de tout-terrain, me permettaient de ne pas rester bloqué sur la route. Mais hélas! Cela ne suffisait pas, car deux virages avant le sommet, nous vîmes le dragon s'élancer d'un bond majestueux vers la montagne pour nous attraper comme une vulgaire petite souris. Son ombre voila un instant le soleil pour nous plonger dans l'obscurité. Et pendant que ces griffes acérées s'apprêtaient déjà à agripper ma carapace de tortue sans défense, mes compagnons fermèrent les yeux dans une abnégation toute silencieuse.

Recueillis sur eux-mêmes, ils étaient persuadés que leur dernière heure était venue. Leurs petits corps humains croustilleraient bientôt entre les crocs du monstres, comme une poignée de chips ou de corn-flakes.

C'est alors qu'un fracas terrible se fit sentir. Étonnés d'être toujours vivants et sur la route, nous ouvrîmes tous les yeux. Le dragon se tenait là, à quelques centimètres de nous, aplati et compressé dans une moue déformée. Et, tandis que nous le regardions en détail, comme à travers une vitre invisible, le temps semblait s'être arrêté. Ce pare-dragon magique et inattendu venait de nous sauver la vie. Alors seulement, le corps de l'animal, mit à se décoller et à tomber gentiment à la renverse. La bête chuta alors dans le vide et nous entendîmes le bruit assourdissant de sa masse inerte percuter le sol. Un formidable nuage de poussière s'éleva des profondeurs pour remonter jusqu'à nous.

Nous reprîmes alors complètement nos esprits, et je démarrai de plus belle pour gravir le sommet et m'éloigner de quelques kilomètres. Rassuré de n'être plus suivi, je m'arrêtai pour faire une halte. Mon moteur était bouillant, et une vieille blessure datant des routes de la soie, s'était réouverte. Secoué et bringuebalé sous le capot, le radiateur s'était décroché de ses attaches, et perdait de son eau. Et comme pour parfaire le tableau, juste sous nos yeux, un des mes pneus fatigués par tant de maltraitance, lâcha un long soupir de moribond pour se vider résolument de tout son air.

J'étais mal en point, mais heureux d'avoir pu mener mes compagnons à l'abri. Les esprits nous avaient protégés et dès lors, nous pouvions nous remettre de nos émotions sans crainte aucune.

(A Suivre...)

 

Le ramasseur de poubelles

Écrit par Zélia.

Le_Ramasseur_de_Poudelles

Le monsieur qui ramasse les poubelles sur mon dessin est pauvre. Maman me donne une poubelle à mettre dans sa charette. Qunad il me voit apporter la poubelle, il est tout content parce qu'il n'aura pas à la ramasser par terre.

(Mis en ligne au Cambodge à Koh Kong)

 

BONNE ANNEE A TOUT LE MONDE !!!!!

 

Le jeu des garages

Écrit par Florence.

Arrivés au Laos, nous avons prévu de lever le pied après le rythme soutenu exigé par la traversée de la route de la Soie. Nous voulons également profiter du temps à disposition pour faire faire un bon check up au camion. Cela nous semble plus que nécessaire si l'on considère le nombre incalculable de routes défoncées sur lesquelles nous avons roulé !

Droopy, qui n'a pas les rétroviseurs dans sa poche, a décidé de s'amuser à sa façon et de nous initier au « jeu des garages »... Semblable au « 1000 bornes », le jeu consiste à tirer une carte et exécuter la demande écrite sur celle-ci.

 La partie démarre à Vientiane où nous tirons la carte « garage ». Nous demandons donc à Thierry, un ancien collègue MSF de Jacques installé au Laos, de nous conseiller un mécanicien de confiance. Arrivés chez « DET Service », le patron nous fait pourtant reculer d'une case pour nous diriger chez le concessionnaire Mercedes du coin. Il juge en effet la réparation trop spécifique à la marque du véhicule. Là-bas, je soupçonne Droopy d'avoir triché pour pouvoir se reposer et d'avoir déposé sur le dessus de la pile la carte « passer 11 tours ». Le chef d'atelier allemand (Torsten) nous explique en effet que la pièce à changer pour réparer la fuite d'eau, n'est pas disponible au Laos, ni dans les pays voisins. Il faut la commander au mieux à Singapour, ou au pire en Allemagne; cinq jours d'attente et six jours au garage pour les réparations. Nous bivouaquons dans l'atelier Mercedes afin d'éviter d'ajouter aux frais de réparation, des frais d'hôtel. Dormir dans un garage est moins glamour qu'au bord du Mékong, mais nous bénéficions d'autres avantages: électricité à disposition ce qui nous permet d'enclencher le frigo. L'endroit est ombragé et l'on nous prête un ventilateur. Nous profitons de notre séjour pour demander à Torsten de procéder au contrôle technique de sécurité exigé semestriellement par le bureau des autos de Genève.

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 Le douzième jour, nous tirons avec soulagement la carte « départ », mais à peine sortis de chez Mercedes, nous piochons à nouveau la carte « garage ». Jacques vient juste de découvrir qu'une lame de ressort est cassée. Impossible de reprendre la route dans cet état. Après deux nuits en ville, nous retournons au garage, cette fois chez DET afin de varier un peu le jeu. A l'atelier, nous tirons la carte « passer quatre tours » correspondante aux jours nécessaires pour réparer et améliorer Droopy: changer et rajouter des lames de ressort, remplacer le radiateur et monter deux pneus avant neufs. A nouveau, le lieu manque de charme, mais nous apprécions les avantages à disposition: électricité, eau en quantité, toilettes et ventilateur.

 Deux  semaines après notre arrivée à Vientiane, nous tirons la carte « kilomètres ». Nous pouvons enfin poursuivre notre périple en direction du sud du Laos. Droopy a fait une bonne révision et de sérieuses réparations, tout va bien !  Nous roulons six cents kilomètres, profitant de la beauté de ce pays quand, arrivés à Pakse et ses environs depuis quelques jours, nous tombons sur la carte « pièce cassée ». Ce n'est pas croyable, ce jeu doit avoir des cartes en trop!! Et pourtant ....  A force de swinguer dans des terrains pas possibles, Droopy s'est fissuré le pied arrière droit qui se met à chauffer dangereusement au bout de trente kilomètres !! Cela n'augure rien de bon.  Sérieusement immobilisés sur la place du marché de Pakse, nous tentons notre chance avec une nouvelle carte. Quelle guigne: « pièce pas en stock sur le continent ». Ne trouvant pas de mécanicien parlant anglais, nous téléphonons à Torsten, le priant de trouver l'objet pour nous. Comme prédit par la carte, il est à nouveau contraint de commander la pièce à Singapour, puis de trouver un moyen rapide de l'acheminer de Vientiane à Pakse...  A nouveau de l'attente alors que nos visas expirent dans six jours... Nous passons un week-end d'incertitude ne sachant pas si la police d'immigration de la ville pourra prolonger nos visas et un dépassement de séjour coûte cher. Heureusement, nous apprenons le lundi que nous pouvons étendre de quelques jours nos papiers laotiens.  Il nous suffit à présent « d'attendre la pièce » comme le spécifie la carte suivante tirée. Sous peine de faire des dégâts irréversibles, Droopy ne doit plus rouler, sauf au pas et uniquement pour nous rendre au garage lorsque nous aurons reçu la pièce de rechange.

 Neuf jours après notre arrivée à Pakse, nous piochons à nouveau la carte « garage ». Nous récupérons à l'aube notre précieux colis qui est venu de Vientiane via un bus de nuit. La réparation n'est heureusement ni compliquée, ni coûteuse. Elle ne demandera que trois heures de travail aux garagistes laotiens toujours souriants comme le reste des habitants de ce pays du reste..

 Nous tirons finalement la dernière carte de la pile « kilomètres jusqu'à la frontière ». Nous passons au Cambodge après deux mois au Laos et la visite approfondie de ses garages !!

 On ne peut pas gagner à tous les coups, mais nous espérons qu'après s'être bien reposé Droopy est disposé à présent à nous permettre de poursuivre nos aventures...

Escapade en Thaïlande

Écrit par Zohra.

A la frontière laotienne depuis la Chine, nous prenons un visa de deux semaines gratuit pour les suisses. Mais, pour obtenir un visa laotien d'un mois, nous devons sortir du pays et y rentrer à nouveau. Comme en Thaïlande, les suisses peuvent aussi rester quinze jours gratuitement, nous y allons et trouvons des chutes d'eau magnifiques.

cascade

(Veuillez cliquer sur le dessin pour accéder àl'album!)

Mon dessin représente ces chutes (Than Thip) où nous nous sommes baignés pendant une semaine. Zélia a tellement abusé des baignades qu'elle a fait une otite d'eau.

C'était vraiment génial, car nous avons trouvé des crabes, des grenouilles et même un scorpion de 15 cm!! Heuresement, le gardien lui a coupé sans hésiter la queue, pour éviter qu'il nous pique!

Jeux et plaisirs laotiens

Écrit par Zachary.

Tout le monde sait à quoi jouent les petits européens, mais personne ne s'est jamais demandé quels étaient les jeux laotiens.

Dès le premier jour dans ce pays, nous apercevons des enfants partout. Près d'une cascade, nous arrêtons pour manger, quand soudain débarquent une dizaine d'enfants sur 5 vélos pour se baigner. J'observe les vélos et me rends compte que le porte-baggage, sur lequel il est dangereux et formellement interdit de s'asseoir en Suisse, est, ici, remplacé par un siège.

Ce modèle de vélo coloré est particulièrement répandu dans le pays et c'est presque toujours par paire que les enfants vont à l'école ou en ballade. Certaines fois, ils pédalent même en tenant un ou deux parapluies pour se protéger du soleil.

Revenons à la baignade qui est toujours très appréciées des enfants. Au Laos, il est fréquent de croiser, sur le bord des routes des groupes de garçons tout mouillés, en slips, armés de petits harpons et portant des vieux masques. Mais, leur jeu préféré consiste à se jeter dans la rivière, du haut des arbres, des rochers ou même des buffles. Effectivement, pendant que les adultes travaillent aux champs, les enfants s'occupent de laver les buffles et en profitent pour s'amuser avec eux.

Mais, ils font aussi des tas d'autres choses. Par exemple, nous les regardons régulièrement sortir de la jungle avec une petite hotte sur le dos et une machette à la main. Ils sont souvent à la recherche de plantes ou de bambous qui leur permettront de fabriquer la plupart  de leur jouets, comme les harpons, les cannes à pêches les balles en bambou ou encore des volants pour se faire des passes. Ces derniers sont fabriqués avec des plantes tressées en forme de ressort et pourvu de plumes qu'ils frappent avec les mains ou les pieds pour éviter qu'ils ne touchent le sol.

 

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(Cliquez sur l'image pour accéder à l'album !)

Certaines fois, nous  observons les petits garçons pousser une jante de vélo avec une baguette ou jouer avec des osselets. Quant aux petites filles, elles préfèrent jouer à l'élastique ou au houla-up. Mais souvent un simple pneu ou une bête planche reste la meilleure des balançoires.

Quelques jours plus tard, en début d'après-midi, nous cherchions un coin sympa pour casser la croûte, quand ,tout à coup, nous apercevons une piste qui se fond dans lajungle. Nous l'empruntons et arrivons dans un petit village. Immédiatement les enfants s'attroupent autour du camping-car.

Parmi eux , une petite fille porte un lourd fardeau de bois, tout en tirant du bout d'une ficelle une planche munie de quatre roue. En marchant un peu plus loin dans le village, nous tombons sur l'école, à la première sonnerie, six enfants sortent avec des boules de pétanques et entament une partie. Une petite voisine les regarde, à cheval sur le portail de sa maison, balançoire de fortune que son petit frère pousse énergiquement.

Nous de notre côté, ce que nous avons préféré, c'est de nous jeter dans les eaux turquoises des  cascades de Luang Prabang en s'accrochant à des cordes ou encore à des lianes. Chutes, bien touristiques, que les enfants du Laos ont rarement l'occasion de visiter.

Dix jours exceptionnels

Écrit par Zohra.

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Nous restons un mois au Laos après une petite visite en Thaïlande. A Vientiane, la capitale du pays, en cherchant une clef internet, nous trouvons par hasard l'Alliance Française. Dans cet institut, nous pouvons lire, regarder des films et écouter des C.D. Ils organisent même différentes activités.

Ce soir là, Zachary, Zélia et moi pouvons suivre un atelier de bande dessinée avec un dessinateur suisse connu: David Boller. Le lendemain, nous retournons à l'Alliance Française pour lire. En fin de journée, nous participons à nouveau à l'atelier de bande dessinée avec quatre enfants québécois. Après le cours, nous essayons ensemble d'attraper des geckos. Nous nous amusons bien car ils ont le même âge que nous. Nicolas a 15 ans, Olivier 13 ans, Catherine a 12 ans et Thomas 10 ans. Avec leurs parents, Laurence et Michel ils voyagent pendant dix mois en Asie du sud-est.

Nous ramenons les québécois à leur guest house et je suis excitée d'entendre les parents planifier une prochaine rencontre.

Le jour suivant, l'atelier de bande dessinée est terminé car David Boller est rentré en Suisse. Nous décidons de manger au restaurant avec les québécois. A la fin du repas, Olivier, Catherine, Thomas et nous trois (Nicolas préfère discuter avec les adultes) jouons sur des jeux extérieurs au bord du Mekong. Nous nous éclatons bien en nous amusant: au loup (tag en québécois), au lancer de chaussures depuis les balançoires et à se faire pivoter dans des boules tournantes.

Après cette soirée, Laurence et Michel décident heureusement de rester plus longtemps que prévu à Vientiane pour faire l'école à leurs enfants et pour qu'ils continuent de jouer avec nous.

Un matin, Laurence, Catherine et Thomas viennent nous proposer un rendez-vous à la piscine. Dans l'eau, nous jouons au  loup glacé  et à un autre jeu que je vais vous décrire. Chaque enfant choisit une couleur sauf celui qui doit en réciter cinq à haute voix. Si une des couleurs prononcées a été choisie par un enfant, il doit nager jusqu'à l'autre côté de la piscine. Celui qui récite les couleurs doit l'attraper avant qu'il ne touche le bord du bassin. S'il réussit, il lui laisse sa place. Ce jeu peut varier avec des fruits ou des légumes, des pays, des animaux de la ferme, de la forêt à la place des couleurs.

Quelques jours plus tard, nous nous rencontrons à l'Aqua Parc de Vientiane. Nous jouons cinq heures de temps dans l'eau qui semblent passer en dix minutes tellement nous nous amusons bien ensemble.

A l'Alliance Française où nous nous retrouvons tous les jours, nous avons l'habitude, Catherine, Thomas, Zélia et moi de jouer dans le parc quand nous en avons assez de lire des livres.

 

Dix jours après notre première rencontre, les québécois décident de partir. Nous mangeons ensemble une dernière fois au restaurant pour nous dire au revoir. Ils se dirigent vers Pakse où nous irons aussi. J'espère que nous les retrouverons là-bas, car la dernière fois que nous nous sommes baignés sans eux, c'était moins drôle !