Itinéraire

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Derniers commentaires

  • Gravatar Le dessin mignon arrière de ma maison, Zelia! avec quelques traits et couleurs que vous avez laissé un souvenir chaleureux
  • Gravatar Chère petite Zélia, que cela doit être doux pour Droopy d'entendre ce cris de tendresse! Garde cette spontanéité à ton
  • Gravatar Danseuses dans un patio andalou ! Quelle grâce et quel rayonnement ! A vous la vie !
  • Gravatar ! Pero que listita es mi chica! Lo que habreis aprendido, sin duda, es que todas las acciónes tienen sus consecuencias ( bue
  • Gravatar Comme je comprends ta lettre Zélia! Droopy, c'était un membre de ta famille, celui qui vous a porté sur les routes du mond
  • Gravatar Mi skribas por deziri al Zelia felicxan naskigxdatrevenon!!! Cxion bonan, kara knabineto!!! Mi sauxdadas vin!!! Kisojn!!! Eid

Guérie !!

Écrit par Zohra.

Après avoir traversé les Andes chiliennes, nous apercevons Antofagasta et le Pacifique. Nous avons rendez-vous avec Armando un ami d'Anibal, aussi joueur d'échecs. Pour l'attendre, nous nous garons au vieux port, près d'une petite plage. Zachy, Zélia et moi enfilons rapidement nos maillots de bain, car depuis la Malaisie nous ne nous sommes plus baignés dans la mer. Mais, dès que je m'approche de l'eau, je ne peux pas m'empêcher de penser à la méduse malaisienne et j'ai peur d'en trouver ici. Pour m'encourager je me répète sans cesse: « Il n'y a pas de méduses !! Pas de méduses !! Il n'y a pas de méduses ici !! » Zachary manquant de tact, et voulant me prévenir m'assure qu'il en a vu plusieurs. Paniquée je sors rapidement de l'eau et m'assieds sur la plage. Je regarde les gens. Quelques un sortent de l'eau, avec des méduses mortes à la main, les jetant par terre et les écrasant avec des pierres. Je suis dégoutée et écœurée de les voir tenir, mains nues, ces animaux gélatineux. Heureusement papa nous prévient qu'Armando est arrivé et me délivre de ce moment angoissant.

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 Dix jours plus tard, en route pour Iquique, papa décide de s'arrêter au bord du Pacifique car c'est mon anniversaire et que les vagues sont immenses. Tout le monde saute dans l'eau sauf moi qui reste pétrifiée sur la plage, car je vois plusieurs bouts de méduses échouées.

- Zohra ! Zohra ! Viens dans l'eau, crie papa.

J'hésite, mais rassurée d'être avec lui, j'y vais. Quand, je rentre dans l'eau je sens plein de fils gluants autour de mes jambes. Papa m'assure que ce sont des algues, mais cela ne me convainc pas. En me voyant mal à l'aise il propose de me porter pour les passer. Je suis un peu tranquillisée. Zachary arrive avec une longue algue dont il lance un côté à papa. Ils m'entourent la taille avec ce végétal, il est tout gluant et ça me rappelle le filament de la méduse malaisienne. J'ai peur, je veux m'enfuir mais je ne peux pas, car Zachy et papa me retiennent. C'est horrible !! C'est comme si j'avais été prise par une méduse et que je n'aurais pas pu m'en délivrer. Heureusement, l'algue se casse et je m'enfuis hors de l'eau. Sur la plage, j'aide Zélia qui fait un château de sable. Dix minutes après, maman accourt avec un T-shirt. C'est une bonne idée car il me protège jusqu'au ventre, contre les coups de soleil et surtout contre les méduses! Papa lui, n'a pas peur des méduses. Il n'a pas besoin de T-shirt et il attrape un gros coup de soleil. Il en souffrira pendant plusieurs jours.

 

À Iquique, j'ai de nouveau peur car papa, en allant le premier dans l'océan, me prévient qu'il voit plus de méduses ici. Vu que je suis à nouveau bloquée par l'angoisse au bord de l'eau, il m'enguirlande pour me faire réagir. Je ne trouve pas juste !!! Maman qui a peur des vagues et de l'eau froide va rarement dans l'eau. Quand Zachary et Zélia ont rapidement froid, ils peuvent sortir. Mais moi je suis obligée de rester alors que je suis terrifiée de rencontrer de nouveau des méduses urticantes et brûlantes, qui laissent d'horribles marques. Quand maman arrive pour se rafraîchir, papa l'oblige à rester dans l'eau froide et à se battre contre les vagues. Il a aussi appelé Zachary pour que nous fassions tous un effort. Je m'élance alors plus près de papa et je montre à maman comment casser les vagues. Zachy essaye à plusieurs reprises de s'échapper, mais je le ramène et tout cela me fait bien rigoler. Je m'amuse beaucoup et ne prête pas attention aux méduses !!!!

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La deuxième fois, je me divertie et me détends encore un peu plus. Et ainsi de suite, à chaque fois que je me baigne, je reste plus longtemps dans l'eau et finis par oublier mes peurs; jusqu'à ne plus faire attention aux petites bête qui grouillent sous nous pieds. Pendant toutes ces baignades, une méduse m'a piquée, mais j'ai juste senti des petits picotements non douloureux. C'était même moins dérangeant que les décharges électriques des planctons de Thaïlande.

À cause de la vente de Droopy , maman a jeté mon T-shirt et j'ai dû aller sans lui dans l'eau. Au début je me suis sentie un peu comme une tortue sans carapace, mais après j'ai de nouveau oublié. Je suis heureuse d'avoir réussi à surmonter mon traumatisme face aux méduses.

 

En Espagne, à Aguilas, nous irons sûrement à la mer. Nous verrons alors si je suis complètement guérie...

                                        (mis en ligne à Madrid, Espagne)

Les Vagues

Écrit par Zélia.

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Au nord du Chili, nous retrouvons les plages de l'océan Pacifique. Nous sommes très contents de nous baigner dans les grandes vagues. Mais depuis que Zohra s'est fait piquer par une méduse orange très douloureuse, quand elle en voit une, Zohra ne veut pas se baigner. Papa a aidé Zohra à ne plus avoir peur et maintenant ça va mieux. 

Papa lui, nage dans les vagues et le surveillant le suit des yeux, mécontent.

Maman, préfère bronzer en lisant.

 

                                (mis en ligne à Salta, Argentine)

BD de Route n° 2

Écrit par Zachary.

Comme promis, voici la seconde bande dessinée sur le voyage !

Les principales améliorations sont:

- La nouvelle police d'écriture plus dans le style de B.D

- Les bulles de dialogues adaptées à la taille des écrits, et pas le contraire.

- Les couleurs: je me suis efforcé à ce qu'elles soient moins fluorescentes.

- Et, bien sûr, le dessin. J'ai changé le style, notamment pour les visages et les paysages.

En tant que lecteurs, vous m'aideriez beaucoup en m'expliquant ce qui pourrait être amelioré pour l'éventuelle 3ème bande dessinée.  ATTENTION ! J'ai bien dit éventuelle !!

                               (Mis en ligne à Salta, Argentine.)   

Débordés...

Écrit par Florence.

Entre la vente de Droopy au Port-Franc de Iquique (dont le tri de toutes nos affaires de trois années), les démarches administratives (dont les douanières, celles que l'on préfère), les poux attrapés par les filles et la suite du voyage à pieds à organiser; plus le temps de respirer !!

Le matériel ne manque pas pour alimenter le site et nous le ferons dès que possible...

Merci de votre patience.

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                                              (mis en ligne à Iquique, Chili)


Le Trésor dans la Montagne

Écrit par Zohra.

Arrivés en Argentine, à Salta, nous sommes accueillis par un espérantiste, Anibal, qui nous propose d'aller voir un musée des montagnes andines. Papa, maman et moi sommes enchantés, Zachary s'en fiche et Zélia se plaint:

- Encore un musée!

 Nous pénétrons dans le bâtiment après avoir discuté des prix ! A peine les portes ouvertes, nous rentrons dans le vif du sujet. Grâce à un petit film, nous apprenons que des archéologues, en 1999, dans la province de Salta, ont découvert trois enfants incas enterrés sur le volcan Llullaillaco à 6700 mètres d'altitude. Je découvre que les Incas étaient aussi dans les Andes argentines à la fin du XVème siècle. La suite de la visite, nous informe sur l'Empire Inca: la vaisselle, les objets, les habits et les coutumes. Par exemple, pour les cérémonies les plus importantes ceux-ci sacrifiaient les plus beaux enfants des familles nobles. Zélia, très intéressée, demande:

- Pourquoi on sacrifiait les enfants ? C'est pas gentil !

Papa, lisant les panneaux, nous explique que chez les Incas ces sacrifices d'enfants étaient rares et n'étaient ni sanguinaires, ni violents. On sacrifiait les enfants car ils étaient plus purs que les adultes - d'ailleurs c'est toujours le cas - !!   Ces rituels étaient un honneur et permettaient aux jeunes de vivre pour l'éternité auprès des Dieux. Les sacrifices, permettaient l'union des régions et la faveur des Dieux sur les récoltes et l'Empire.

Nous rentrons dans la dernière pièce, grande avec un petit mur qui la sépare en deux. Dans la première partie, nous voyons les photos des trois enfants. L'adolescente ( la Doncella ) le garçon ( el Niño) et la petite fille frappée par la foudre après avoir été enterré ( Niña del Rayo).

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Maman répète quatre fois:

- C'est incroyable!!!  Les enfants sont encore intacts!  Zohra!  Zélia!  Vous avez vu les habits ça fait 500 ans!  Ils ne sont pas déteints, ni abimés! Papa répond:

- C'est normal, le froid ça conserve bien.

Nous regardons les photos pendant un moment. Zélia et moi sommes les premières devant le cadavre de la Doncella, exposée dans une vitrine spéciale qui la conserve entre moins 20 et moins 30 degrés comme sur le volcan. Papa appelle Zélia pour lui traduire les panneaux. Nous accourons tous aussitôt pour mieux comprendre les derniers moments de vie de ces enfants. Papa commence:

- D'abord, la cérémonie du rituel avait lieu à Cuzco (au Pérou), la capitale de l'Empire Inca. Ensuite, les enfants élus partaient pour un long voyage à travers les Andes en compagnie d'adultes. Après avoir monté les 6700 mètres de Llullaillaco, ils étaient habillés avec des tuniques de fête trop grandes pour eux, car les Incas pensaient qu'ils continueraient à grandir pour l'éternité. Puis, ils étaient saoulés à la chicha (alcool de maïs) pour les plonger dans un sommeil profond. Ensuite, ils étaient déposés, dans des positions spécialement choisies; dans des trous d'une profondeur de trois mètres. Ils étaient accompagnés de figurines de bronze, de tissus et d'objets de valeurs.

C'est le manque d'oxygène à une si haute altitude, la sécheresse de l'air, les températures sous terre de moins 20 à moins 30 degrés et le dépôt de cendres sur les corps qui ont permis la conservation exceptionnelle des enfants pendant 500 ans.

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Ce musée nous a tous interpellé, même Zachary et Zélia. Cette exposition restera gravée a tout jamais dans nos cœurs.

 

                                    (mis en ligne à Antofagasta, Chili)


Le Barrage

Écrit par Zélia.

31_le_barage_05.02.13

En Bolivie, près de Camiri, les villageois ont barré la route avec du sable et des branches à épines. Ils font la révolution à cause du manque d'essence et ils veulent un hôpital. Cela peut durer une semaine. Heureusement nous sommes restée coincé une seule nuit.

Je pense que tous les camions et les voitures vont avoir des pneus troués à cause des épines restées sur la route. Je rigole avec Zachary mais papa nous dit d'arrêter parce que ça veut dire que nous devrions aussi changer les pneus et que nous avons que deux roues de rechange.

Je pense qu'ils ont eu ce qu'ils voulaient.

 Zélia

                                    (mis en ligne à Antofagasta, Chili)

Chambre à part

Écrit par Zachary.

Dimanche, 18 janvier 2013 : Délocalisé !

-  Non, Zohra, il n'en est pas question ! C'est MA chambre !

Évidemment, elle réplique :

-  Mais c'est bien là qu'il y a un problème ! C'est TA chambre et depuis passé deux ans déjà. Tu ne pourrais pas me la laisser pour les trois derniers mois de voyage ?

J'essaye de contrer cet argument massue en bégayant, quand maman intervient :

-  De toute façon, ce n'est pas le moment. Je cuisine et vous m'encombrez à vous chamailler dans le chemin. Tiens Zohra, si tu allais jouer dehors avec ta petite soeur !

À ces mots Zohra devient furibonde, elle pousse la petite hors du camion, saute derrière elle et se met à hurler :

-  C'est ça, en plus, je dois toujours me trimballer Zélia ! Et pendant ce temps qui se la coule douce ? Ce pacha de Zachary qui lui à tous les droits !

Sur ce, elle claque la porte violemment et s'en va à grand pas. Zélia, elle, la suit en trottinant gaiement. La mère de famille observe par la fenêtre sa fille aînée en soupirant :

-  A peine douze ans, et déjà en pleine adolescence... J'espère qu'elle en sortira aussi vite qu'elle y est entrée. Puis, se tournant vers moi : - Tu sais, Zachary, cette fois elle n'a pas tout tort, cela fait deux ans qu'elle cohabite avec sa petite sœur.

Chambrepart2Tout en hésitant, j'observe chacun des membres de ma famille. Ma pauvre mère qui depuis plusieurs mois se coltine deux adolescents. Mon père qui approuve d'un mouvement de sourcil compatissant. Et dehors, ma sœur benjamine qui, d'un bond, s'est emparée de sa grande soeur pour lui faire un « gros câlin ». Et pour finir Zohra qui essaye en vain d'arracher les longs bras crochus de Zélia. Cette dernière scène détruit l'ultime rempart de ma résistance.

C'est ainsi que ce soir-là, je m'endors dans ma nouvelle chambre, en repoussant de la main les assauts étouffants et affectueux de ma nouvelle colocataire.

 Lundi, 19 janvier 2013 : Désorienté !

 La lumière, éblouissante, se déverse dans la capucine. Tiens, ni Zohra, ni papa sont venus me chatouiller les pieds où me crier dans les oreilles pour me réveiller... Cette douce bonté est-elle due à ma nouvelle chambre? Je sens un souffle chaud sur ma figure. C'est certainement Zélia qui a collé son visage près du mien. J'ouvre un œil avec précaution et à ma grande surprise, Zohra me fixe avec des yeux plaintifs.

-  Zachy, j'ai fait un cauchemar, pleurniche-t-elle.

À moitié réveillé, je me demande si elle se fiche de moi, puis me prépare à écouter ce qui doit être un cauchemar terrifiant :

-  Qu'as-tu donc rêvé?

-  J'étais habillée en petit chaperon rouge et il y avait un grand méchant loup qui me poursuivait. En plus Zélia refuse de me consoler ! Ajoute-t-elle en baissant les yeux.

-  C'est bon Zohra, arrête tes enfantillages, ça ne te ressemble pas du tout.

Contre tout attente, elle éclate en sanglot. J'essaye alors de la consoler et aperçoit Zélia sur la couchette des parents. Adossée au mur, elle est plongée dans un livre. Stupéfait, j'écarquille les yeux en l'observant souligner les passages intéressants. Lorsque son visage indique une faible hésitation, elle tourne calmement la tête et feuillette le dictionnaire qui sert d'accoudoir à son bras gauche. Je me rends compte, alors, que son physique a changé. Ses cheveux sont coupés courts à la hauteur des lobes. Elle porte de grosses lunettes rondes et elle est habillée d'une chemise blanche, en contraste avec sa jupe plissée noire. Je me concentre sur le sujet de sa lecture et remarque qu'elle dévore « Huis-clos » de Jean-Paul Sartre. Maman est aussi là, couchée sous de nombreuses couvertures. Je me risque prudemment à demander :

-  Euh, il est où papa ?

-  Bonjour Zachary ! Me répond Zélia d'un air sévère.

-  Bonjour Zélia, il est où papa ?

-  Il est sorti en ville avec son ballon de basket ! Maintenant si tu pouvais me laisser lire, ça ne serait pas de refus, Merci ! Fait-elle, sans même détacher les yeux de sa lecture.

Complètement ébahi, je descend et aide Zohra qui a peur de tomber. Puis je demande à maman :

-  Si on faisait la table ?

-  Je m'en fiche, fais ce que tu veux. De toute façon rien ne vaut la peine d'être fait dans ce monde de m...

Pour le coup, si je me suis attendu à une nouvelle bizarrerie, je manque de tomber à la renverse. Elle qui d'habitude est si dynamique, me regarde d'un air hagard et déprimé. Sa tête est maigre, ridée et desséchée, comme celle d'une vieille momie. Ses cheveux en bataille, gras et sales, indiquent qu'elle ne s'est pas levée depuis des semaines. Une fois la table bloquée, elle se recouche inconfortablement, la tête contre le mur.

Sans me laisse décontenancer, je mets le couvert et ordonne à Zohra de sortir les assiettes. Soudain j'entends un bruit à l'arrière du véhicule. Craignant qu'un voleur soit entrain de nous dérober notre vélo, je me précipite à la fenêtre. Mais il s'agit de papa qui défait les liens de la bicyclette.

-  Ah, Zachary ! Je pars faire un tour à vélo. Mets les autres au courant ! Bye, bye.

Alors que je m'apprête à lui répondre, il disparaît et je me retourne complètement abattu. Zohra en profite alors pour me demander :

-  Qu'est-ce que je fais des assiettes ?

-  Mange-les, donc !

Évidemment elle se remet à pleurer. N'en pouvant plus, je sors du camping-car, pour me calmer et réfléchir.

Je passe en revue la situation. Tout va de travers. Que s'est-il passé dans cette famille? Quand cela a-t-il démarré? Ca y est j'y suis c'était ce matin, ça doit être le changement de chambre.

Je retourne dans la cabine et m'écrie :

-  Zohra, cela te dirait de dormir, dans la grande chambre avec Zélia?

-  Oh, oui !

Zélia me transperce alors d'un regard glacial et s'apprête à protester. Mais avant qu'elle n'ouvre la bouche, je réplique :

-  Toi, pas un mot ! Car habituellement ce comportement geignard est bien le tien !

Marquant son étonnement en relevant un sourcil, la benjamine roule des yeux et poursuit sa lecture.

Le reste de la journée passe très lentement. Je dois faire la lessive à la main, réparer le camion, écrire des textes pour le site puis encore faire à manger. Effectivement rien ne semble avoir été fait depuis des semaines et personne ne semble s'en soucier, plus que ça. Le soir, je vais donc me coucher épuisé sans même regarder l'heure.

Mardi, 20 janvier 2013 : Désabusé

Je me réveille, mais anxieux, je n'ouvre pas tout de suite les yeux. En bas j'entends un bruit de vaisselle et la voix de Zélia :

-  Maman, maman aide-moi à descendre!

-  Attends, Zélia, figure toi que je fais la vaisselle, mais Zohra va sûrement t'aider...

- Oh, non ! C'est toujours moi qui aide tout le monde. Réplique cette dernière.

-  Zohra aide ta petit soeur et arrête de râler ! Tonne la voix du paternel.

 

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 Soulagé, je passe ma tête à travers les rideaux et sourit béatement à ma famille retrouvée.

C'est alors que Zohra saute sur la table et en minaudant me demande :

-  Zachary tu ne voudrais pas me laisser ta chambre pour la fin du voyage ?

 

 

 

(mis en ligne à Calama au Chili)