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  • Gravatar Le dessin mignon arrière de ma maison, Zelia! avec quelques traits et couleurs que vous avez laissé un souvenir chaleureux
  • Gravatar Chère petite Zélia, que cela doit être doux pour Droopy d'entendre ce cris de tendresse! Garde cette spontanéité à ton
  • Gravatar Danseuses dans un patio andalou ! Quelle grâce et quel rayonnement ! A vous la vie !
  • Gravatar ! Pero que listita es mi chica! Lo que habreis aprendido, sin duda, es que todas las acciónes tienen sus consecuencias ( bue
  • Gravatar Comme je comprends ta lettre Zélia! Droopy, c'était un membre de ta famille, celui qui vous a porté sur les routes du mond
  • Gravatar Mi skribas por deziri al Zelia felicxan naskigxdatrevenon!!! Cxion bonan, kara knabineto!!! Mi sauxdadas vin!!! Kisojn!!! Eid

Les Bidochons prennent l'avion

Écrit par Florence.

Lorsque nous avons organisé notre transport aérien de la Malaisie jusqu'à l'Argentine, nous nous sommes sentis nigauds comme Raymonde et Robert Bidochon, les héros de la bande dessinée de Binet!!

 Tout d'abord, nous devons nous familiariser avec l'achat en ligne des billets. Et oui, depuis la naissance des enfants, nous n'avons plus pris d'avion et bien des choses ont changé entre temps. Nous nous rendons compte que nous ne sommes plus à la page! Jacques se met donc à la recherche de différentes agences « on line ». A deux, rivés derrière l'écran nous rentrons plusieurs fois nos cinq données pour comparer les prix et les dates. Ces différentes opérations nous demandent du temps, mais nous finissons par trouver un vol pas trop cher, pas trop long et dont les dates concordent avec l'arrivée de Droopy à Buenos Aires. Un peu stressée, de peur d'enregistrer une fausse information que je ne pourrai plus modifier, je me m'attelle à la tâche de la réservation en ligne des billets. Je suis la procédure, étape par étape. Tiens, ce n'est pas si compliqué que cela, finalement. J'enregistre le paiement par carte de crédit, mais le mail de confirmation de l'agence nous informe d'un problème de paiement. Mince, on ne peut pas répondre au courrier et téléphoner en France depuis la Malaisie serait trop coûteux... Pas le choix, il faut attendre. Heureusement, tout rentre dans l'ordre assez rapidement et nos billets sont confirmés; soulagement.

Bien, nous devons à présent faire les bagages en pensant à emporter tous nos objets de valeur, les cours d'école pour le mois à venir et des habits en suffisance. Immanquablement, les derniers sacs seront fermés très tard dans la nuit avec les inévitables querelles dues aux oublis de dernières minutes. Je pense que beaucoup de personnes se reconnaitront dans ces paroles...

Le 22 mars, tôt le matin, nous arrivons à l'aéroport portant chacun un gros et un petit sac à dos. Autant dire que nous sommes chargés comme des mulets. Nous nous sentons un peu empotés parmi les autres voyageurs à l'aise faisant rouler sans effort leurs belles valises neuves. Nous procédons à l'enregistrement des sacs allant en soute et décidons de partir suffisamment tôt en direction de la porte d'embarquement. Au courant de l'actualité, nous savons que la sécurité a été renforcé dans les aéroports et que passer les contrôles douaniers peut relever du parcours du combattant. Très à l'aise pourtant, en pensant aux dizaines de douanes traversées depuis 18 mois, nous nous présentons devant la douanière malais. Oups, elle n'a pas l'air de bonne humeur, soyons sérieux et concentrés. Elle contrôle attentivement nos passeports et aboie tout à coup à Jacques « fingers » en lui montrant ses deux doigts. Jacques surpris, lui tend ses deux index comme s'ils allaient être menottés!! «no, on the screen » ajoute-t'elle. Nous ne pouvons nous empêcher d'éclater de rire devant l'air penaud de Jacques qui se fait prendre ses empreintes digitales par la fonctionnaire tout aussi renfrognée...

S'ensuivent les contrôles des sacs. Le premier se passe sans problème car j'avais bien pensé à ne prendre aucun liquide, ni aucune crème. Mais au deuxième passage, à la porte d'embarquement, la douanière me fait ouvrir le sac de Zélia. Flûte, elle a des petits ciseaux de papier qui seront immédiatement confisqués. Du haut de ses sept ans, elle pourrait être la nouvelle génération de terroristes. D'ailleurs la preuve, dans le sac à main de sa maman, un couteau suisse avec plusieurs lames, ciseaux et tire-bouchon... Jacques me regarde sidéré et moi, je me décompose. Comment ai-je pu oublier ce couteau? Je dois d'ailleurs être la seule personne, en 2012, osant se présenter aux contrôles douaniers avec un canif dans son sac... Je supplie la douanière de pouvoir le glisser dans une enveloppe et l'envoyer à nos amis de Kuala Lumpur. Ce couteau a une grande valeur sentimentale, il m'a été offert par mon papa a présent décédé. Rien à faire, je vois que la fonctionnaire enceinte est touchée, mais les ordres sont les ordres.

Ma nostalgie sera pourtant assez vite dissipée par l'heureuse découverte des progrès de la technologie. Sur les vols internationaux, chaque dossier a désormais une petite caméra individuelle. Ébahie par ces progrès, je me souviens de mes voyages de jeunesse avec un écran et un film unique pour tous les passagers. Tout contents et excités comme des enfants, Zachary et moi assis l'un à côté de l'autre, tapotons l'écran pour pouvoir choisir parmi les films, les musiques, les nouvelles et les jeux. Nous n'avions pas vu la télécommande rangée dans l'accoudoir de chaque siège!! Autant dire que je me sens à nouveau dépassée lorsque je pense aux petites brochures de jeux que j'avais acheté aux enfants en prévision des 18 heures de vol.

Puis, tout à coup mon plafonnier s'allume et s'éteint sans-arrêt. J'interpelle Zachary, inquiète d'avoir cassée quelque chose dans mes manipulations de la télécommande. En fait, c'était lui qui jouait avec le bouton de sa lumière pour me faire marcher!!

Ah, voilà le repas, enfin quelque chose qui n'a pas changé, c'est toujours aussi mauvais. Je prends le petit sachet « creme » pour mettre de la sauce sur ma salade, mais en versant le contenu, je comprends qu'il s'agit de lait en poudre. Zachary éclate de rire pendant que je regarde discrètement de tous côtés, espérant que personne ne m'a vu!!

Pendant les longues heures de vol, nous ferons tous les cinq une overdose d'écran et arriverons à Londres les yeux rouges et carrés.

Là, nouvelles surprise; aux contrôles douaniers les gens se déshabillent... vestes, gilets trop longs, ceintures, bottes; où vont-ils s'arrêter? Faut-il aussi enlever les soutiens-gorge à armatures? Non, mais il faut sortir les ordinateurs des mallettes, ce qui veut dire pour nous le retirer du sac à dos, puis de la mallette et ensuite tout ranger. Nous occupons plusieurs bacs avec toutes nos affaires et bloquons toute la file!

Dernier vol et nous arrivons enfin à Madrid mais sans les bagages perdus en route. Heureusement que nous sommes hébergés par la tante de Jacques, Neri en attendant l'arrivée de Droopy en Argentine. Elle nous prêtera les habits chauds de la grand-mère jusqu'à ce que nous récupérions nos sacs, deux jours plus tard.

 

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Le 13 avril, nous nous envolons à nouveau en direction de Buenos Aires. Derniers au revoir à la famille venue nous rendre visite. Au contrôle de sécurité, le sac de Zachary est ouvert par le douanier qui en sort un... magnifique couteau suisse avec plusieurs lames, ciseaux, tire-bouchon et lampe de poche. Bloqué au fond d'une petite poche, il avait passé tous les autres contrôles depuis Kuala Lumpur... Mais celui-là nous avons pu le sauver en le remettant à la maman de Jacques qui le gardera précieusement jusqu'à notre retour.

Dans un jardin de souvenirs

Écrit par Jacques.

Si nous avons souvent été accueillis avec une grande hospitalité, partout dans le monde, il faut avouer que pour notre arrivée à Shah Alam nos amis de Kuala Lumpur, nous ont fait une grande surprise et nous ont déroulé un tapis vert à faire envier les plus grands V.I.P. de la planète.

 Ce tapis vert n'est autre que le jardin botanique de Shah Alam, connu localement sous le nom de Taman Negara Botani Shah Alam. Il s'agit d'un poumon vert installé au sud de Kuala-Lumpur et à égale distance entre Port Kélang et la capitale. Un endroit idéal pour les voyageurs au long cours qui doivent embarquer, ou débarquer leur véhicule dans le grand port malais.

 Si embarquer un véhicule n'est pas une mince affaire, le débarquement implique aussi son lot de soucis. C'est pourquoi, savoir qu'un tel lieu existe à 25km des deux villes est le plan à retenir.

 

Sha_Alam

(clic  sur la photo pour accéder à l'album)

Bien sûr pour s'assurer de l'accueil et obtenir le laisser passer qui permet et de rentrer et de sortir du parc avec le véhicule, il faut d'abord prendre contact avec les responsables, car dans le parc, la circulation est interdite et  la discrétion du campeur s'impose.

 Par contre, dans l'immensité des lieux, il y a tout pour satisfaire des voyageurs comme nous, avec ou sans enfants. Tout d'abord, c'est un lieu de camping et de retraite appréciés les malais qui y viennent surtout pour les vacances, les week-ends et pour des activités en groupe. C'est-à-dire qu'il respire le local et n'est pas organisé pour accueillir le touriste et ses habitudes par trop souvent grégaires, pantouflardes et peu originales. Bien sûr, il y a plusieurs attractions conçues pour les loisirs, comme skytrex, le petit zoo, la piscine ouverte dans un joli cadre avec son restaurant, ou encore des jardins de fruits et de plantes typiques de la région.

 Mais pour nous, l'intérêt principal hormis l'agréable confort des accès aux douches et à la piscine, était de se retrouver dans un environnement naturel d'une part, parmi les singes, les oiseaux, les varans et, d'autre part de profiter du contact quotidien avec la population malaise, venue se promener, se détendre ou s'amuser dans le parc.

 Installés dans notre camping, pour nos activités quotidiennes (repas, école et préparation de notre départ) nous étions une curiosité de plus dans ce grand parc. C'est avec une grande gentillesse que les curieux venaient nous questionner sur notre présence insolite. De notre côté, nous observions les malais dans leurs activités de loisirs et dans leurs diversités.

 Pendant la semaine, le parc est d'une grande tranquillité. Régulièrement des groupes scolaires ou universitaires viennent, soit pour s'y baigner, comme cette école où les enfants handicapés et normaux participent aux mêmes activités, soit pour organiser des journées sportives, ou des sorties diverses comme des camps scolaires. Quelquefois, des couples, des familles ou des petits groupes se promènent, pique-niquent ou font du sport. Nous en profitons alors pour étudier les habitudes et les comportement des différentes ethnies.Si Les jeunes chinoises osent des tenues bien plus frivoles, les indiennes sont discrètes et décontractées et les malaises plus spontanées et bruyantes.

 Le week-end la fréquentation augmente sensiblement, il convient donc d'en profiter, soit pour louer des vélos et partir s'enfoncer dans les coins reculés du parc, soit pour visiter la région et les attractions de Kuala-Lumpur.

 Si le parc est muni d'un très bon restaurant aux prix avantageux, nous options le plus souvent pour aller nous restaurer à sektion 8, le quartier le plus proche du parc. Là aussi, le touriste y est inhabituel et si nous faisions la fierté, du propriétaire de l'internet café par notre régularité, nous attirions par notre présence chez les différents vendeurs, l'attention de tout le quartier. Certains se demandaient si on travaillait ici alors que d'autres s'étonnaient d'apprendre que nous vivions dans le parc botanique.

 A peine en deux semaines, nous avions pris nos habitudes et nous nous sentions bien chez nous à Shah Alam. Goûter ainsi aux délices de la Malaisie n'aurait tout simplement pas été possible dans un autre cadre. Un mélange dosé de réalité et de rêve, recette unique pour un sorbet de voyage parfumé aux souvenirs exotiques.

(Mis en ligne à Beccar , en Argentine)

 

La visite des cousines

Écrit par Zélia.

23_Visite_des_cousines__12.04.12

Nous  sommes allés  chercher  France et Elise  mes cousines à l'aéroport. Elles sont venues nous voir à Madrid.  Nous attendons Droopy en Espagne chez notre grande tante Neri.  A l'aéroport, Zachary ma embêter, c'est pour ça que je lui cours derrière.  
Zélia

(Droopy est en mer ficelé sur un immense cargo en direction de Buenos Aires. Mis en ligne à Madrid, Espagne. Florence).

 

Cuisine malaisienne

Écrit par Florence.

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En Malaisie, trois nationalités, trois religions et trois cultures principales cohabitent ensemble. Les malais qui sont en majorité musulmans, les chinois bouddhistes et les indiens hindouistes.

Ces trois ethnies communiquent entre elles en anglais. Dans les grandes villes en effet, c'est la langue commune adoptée pour se comprendre facilement. Cette habitude est tellement ancrée dans le quotidien, que les jeunes malaisiens s'expriment aussi entre eux dans la langue de Shakespeare afin d'améliorer leurs connaissances linguistiques.

Lorsque l'on se promène à Kuala Lumpur à Malaca ou à George Town, on a donc l'impression de visiter à la fois la Malaisie, l'Inde et la Chine en traversant les différents quartiers aussi distincts les uns des autres. Tout ceci, sans compter, les reste d'influences des colonisations anglaises, hollandaises et portugaises... La Malaisie est donc un pays à la culture et à l'histoire très riche et intéressante.

 Il va sans dire que ces différences influencent la cuisine du pays qui est très diversifiée. En Malaisie, il est possible de manger malais, indien, chinois, mais aussi indonésien, coréen, thaïlandais voire occidental; quel régal...

L'illustration parfaite de la richesse du pays se trouve dans les « Food Court ». Autour des tables et des chaises qui occupent le milieu de la salle; tout un ensemble de petits stands qui offrent des mets divers cuisinés fraichement. Le client choisit une table et part faire son choix. Il commande le plat désiré en indiquant le numéro de sa table. Puis, il paie directement au cuisinier quand celui-ci le sert. D'autres serveuses, communes à la salle, se chargent du service des boissons.

 Dans les restaurants typiquement malais ou indiens, le choix est également abondant, mais l'organisation est différente. Après avoir choisi une table, le client se sert lui-même de riz gardé au chaud dans un immense récipient. Le riz étant l'élément de base de chaque repas. Puis, il se dirige vers les différents plats cuisinés qui accompagneront le féculent: poulet, bœuf ou mouton sont les principales viandes cuites en sauce qui peuvent être très épicées. Mais les plats à base de poisson, de crustacés ou de fruits de mer sont également nombreux. Pour Zohra et Zélia qui, bien qu'ayant fait des progrès, n'aiment pas manger épicé, pas de problème pour se dégoter du poulet rôti... Libre à chacun de mettre autant de mets différents sur son plat. Une fois assis, une serveuse vient prendre la commande des boissons et observer l'assiette de chacun afin de noter les prix des différents mets consommés. A Shah Alam, nous avions l'habitude de nous rendre dans un grand restaurant où nous avions le choix entre septante plats différents; incroyable.

 Quant aux restaurants typiquement chinois, le service se fait comme dans la plupart des restaurants que nous connaissons. Assis à table, le client choisit ses plats sur une carte et commande au serveur qui effectuera lui-même le service du début à la fin.

 

Je sais, vous allez être déçus, pas de recettes typiques malaisiennes, indiennes ou chinoises à vous proposer. En Malaisie, je n'ai effectivement presque pas cuisiné, puisque sortir au restaurant est tellement abordable que nous mangions dehors quotidiennement... Un peu de vacances ne font pas de mal!!

 

CMis en ligne à Madrid, Espagne)

Droopy en vacances

Écrit par Florence.

« Pol mypkg pod arbue. thc, isps. acsa ops, oog  40fr.  Cimexi 97teus (1635tons) ». Non, non, ce n'est pas du malais même si ce langage était tout aussi incompréhensible pour nous un mois plus tôt!!

 A Pukhet en Thaïlande, dès notre arrivée dans la maison généreusement mise à notre disposition, nous profitons du confort pour nous atteler à la tâche du transport maritime de Droopy depuis la Malaisie jusqu'en Amérique latine.

Tout d'abord, trouver la bonne compagnie maritime qui nous fera le meilleur prix; cela va sans dire... La maman de Jacques connait Sophie, la chef de la section St Martin de la compagnie  française CMA/CGM.  J'ai décidément fait un bon mariage, cette famille est pleine de ressources partout dans le monde !  Nous lui envoyons un premier message demandant les prix de la traversée depuis Port Kelang jusqu'à l'Equateur.  La réponse arrive rapidement, mais avec un vocabulaire incompréhensible, dont voici un extrait: « Quote  POL: MYPKG POD : CLSAI Rate $ /40FR  Subject to THC both ends, ISPS ».  La seule chose que nous saisissons est le prix, sans savoir pourtant ce qu'il comprend.  Le détail doit sûrement se trouver dans les abréviations utilisées par notre contact. Nous essayons de les déchiffrer, mais la compagnie utilise son vocabulaire propre, en anglais de surcroit. CMA/CGM n'a pas l'habitude de « travailler » avec des particuliers et les entreprises qui transbordent des containers ont leurs employés formés et habitués à ce jargon. De dépit, nous renvoyons un e-mail à St Martin afin d'obtenir plus d'explications.  Sophie nous explique en réponse que les frais ne comprennent pas l'assurance du véhicule, ni les frais des agents de port. Nous comprenons alors une première chose:  le prix pour le transport maritime couvre uniquement la traversée. A cela doivent s'ajouter les frais de préparation du véhicule facturés par une agence du port de départ et les frais de débarquement par une autre agence du port d'arrivée. Ces coûts peuvent facilement s'élever à des chiffres avec trois zéros surtout à l'embarquement où la préparation du véhicule demande plus de travail. Bon,  pas besoin de tergiverser, cette traversée là devient trop coûteuse.

 Nous cherchons donc un nouveau port d'arrivée, tout en réfléchissant à l'endroit où nous devrons attendre Droopy, dont le transbordement prendra au minimum 28 jours. Et pourquoi pas l'Argentine qui permettrait d'éviter de traverser l'immense Pacifique?  Aussitôt dit aussitôt fait, nous renvoyons un mail à Sophie lui demandant les prix pour une arrivée à Buenos Aires. Entre temps, Jacques cherche sur internet d'autres compagnies maritimes susceptibles de nous offrir de meilleurs prix.  Sur les sites de chacune d'elles, il faut remplir un formulaire type et attendre une réponse. Celle de Sophie tarde. Si nous avons plus six heures de décalages horaire avec la Suisse, ce sont avec plus onze heures qu'il faut compter pour St Martin.  Même si Sophie répond rapidement, ce n'est pas toujours le cas de ses collègues et les congés du week-end s'ajoutant au décalage horaire font défiler les jours à grande vitesse.  Les autres compagnies contactées par Jacques ne répondent tout simplement pas. Nous réfléchissons à la possibilité d'aller directement à Port Kelang pour négocier sur place avec les différentes compagnies. Cette solution de dernier secours semble pourtant assez irréalisable car le port doit être immense et nous perdrions un temps fou avec un  tel procédé.  Le plus raisonnable reste quand-même de profiter de la connexion internet de Pukhet pour trouver au moins une compagnie vers laquelle se diriger en Malaisie.  Nos attendons donc patiemment la réponse de Sophie.  Notre persévérance est récompensée car les prix jusqu'à Buenos Aires rentrent dans notre budget prévu. Un petit détail pourtant. Cette cotation est valable jusqu'au 14 mars et  avant  le départ du vaisseau, il faut conclure les réservations 8 à10 jours en avance. Devons-nous également apporter  Droopy au port une semaine plus tôt pour sa préparation? Aucune précision à ce sujet.  Sophie semble également penser que nous sommes habitués à ce genre de transaction et ses informations sont plus que succinctes.  Nous sommes déjà le 14 février et plus de 1000 km nous séparent de la frontière malaisienne sans compter ceux à rouler jusqu'à Port Kelang. Ce sera un peu le stress, mais c'est réalisable. Nous pouvons maintenant réfléchir si nous attendons Droopy en Malaisie ou en Argentine et réserver des billets d'avion.

 Nous informons Sophie de notre choix de transbordement le 13 mars et lui demandons un contact de la compagnie à Port Kelang pour entamer les réservations. Une première personne en Malaisie nous renvoie alors une liste de questions on ne peut plus précises à remplir et renvoyer, dont voici un exemple:  « imo class / unno / page number » (où se trouve la page?), «  ems & mfag no » (mais non voyons, Droopy n'est pas si vieux. Pas question de le mettre en EMS), «  special requirements e.g., special stowage on shippers request but always in accordance with imdg code » (pas de problèmes, nous sommes d'accord avec tout).  Nous répondons aux questions que nous comprenons et informons notre contact que nous serons dans son bureau le 29 février prochain. Le plus important, à présent est de nous diriger vers la Malaisie.   En route, au fil des connexions possibles, ce sera à chaque fois un contact différent de la compagnie qui nous demandera des précisions toujours plus confuses ou des informations que nous avons déjà transmises plusieurs fois.

Le 28 février, arrivés à Shah Alam en Malaisie, je téléphone à la dame que nous devons rencontrer le lendemain qui n'avait jamais confirmé le rendez-vous. Elle me renvoie alors vers une autre personne: Daryl qui par bonheur parle un anglais compréhensible et qui semble saisir notre situation de novices...

 Trente kilomètres séparent Shah Alam de Port Kelang, mais nous mettrons deux heures pour atteindre enfin les bureaux de la CMA/CGM entrainés et perdus dans ces bretelles d'autoroutes entrelacées. Si l'on se trompe d'une seule sortie, on se retrouve projeté à des kilomètres de la destination recherchée sans savoir quand ni où tourner pour retrouver son chemin. Daryl nous aidera en nous guidant par SMS. Arrivés aux bureaux de la compagnie nous rencontrons une autre personne (la huitième depuis nos premiers contacts avec Sophie), Thomas qui nous prendra en charge jusqu'à l'embarquement de Droopy. Thomas nous explique que nous sommes les troisièmes voyageurs à demander les services de sa compagnie et que s'étant occupé lui-même des premiers, il est désigné comme  personne de référence pour le transbordement des camping car.  Il nous clarifie comment se passe la préparation du véhicule, comment procéder pour les réservations, comment payer la traversée, etc.   Nous apprenons ainsi que les prix n'augmenteront pas après le 14 mars et optons donc pour le cargo du 20  qui nous laissera un peu plus de temps de préparation. Thomas nous explique encore que nous devrons attendre le départ du vaisseau pour payer et prendre le papier d'embarquement dont nous aurons besoin pour récupérer Droopy en Argentine. Il se charge de trouver l'agence pour la préparation de Droopy avant l'embarquement et nous repartons informés et rassurés dans notre parc botanique attendre de ses nouvelles; ouf !

 Quelques jours plus tard, nous recevons un e-mail d'une agence portuaire pour l'affrètement de Droopy: « the normal rate at RM 170/40' which cover MT pick up from ODD-CFS and laden from CFS-CY ».  Et bien oui, forcément, un nouveau contact un nouveau message codé!!

Par contre, les prix sont toujours clairs et celui-là est bien trop élevé. L'agence demande pour soulever Droopy sur un container plat, l'accrocher solidement et le bâcher, 30% du prix de la traversée...  Nous recontactons Thomas qui nous dégote une agence meilleure marché et nous explique que Droopy ne doit être au port que deux-trois jours avant l'arrivée du cargo. Mais, étant donné que le vaisseau repart un mardi et que les ouvriers ne travaillent pas le week-end, nous devrons arriver le vendredi précédent tôt le matin.

 Le 16 mars, à présent aguerris avec le système autoroutier de la région, nous arrivons au port en une heure de trajet seulement. Malheureusement, nous attendrons sept heures de temps l'arrivée du container plat.  A 16h enfin, nous laissons les enfants, qui n'ont pas le droit d'entrer au port dans les bureaux de la compagnie et partons avec Droopy à l'entrepôt.  Nous comprenons alors le pourquoi des coûts élevés d'affrètement. Les agents portuaires ayant trop peu de transbordement de véhicules,  n'investissent pas dans des rampes pour que les véhicules roulent tout simplement sur le container plat. Une grue est donc nécessaire pour soulever Droopy !!  Assez impressionnant. Les cordes ne sont pas assez longues, et les travailleurs doivent trouver des sangles supplémentaires. Nous avions pourtant communiqué toutes les dimensions du camion au préalable...

RSZ270Droopy_vac_1

Il s'agit ensuite de fixer solidement Droopy afin qu'il ne se cogne pas contre les autres containers qui l'entoureront sur le cargo. Un ouvrier cloue des barres métalliques devant les  quatre roues, mais il le fait à l'envers et doit tout recommencer. Deux autres, tendent des sangles pour accrocher le châssis de Droopy au container. Ils sont plusieurs à travailler, mais ils ne sont pas très organisés. Jacques et moi ne pouvons nous empêcher de penser que « le père Lionel » serait devenu fou et aurait fait le travail à leur place!!!  Dix sangles le maintiennent au container et nous espérons qu'il ne tanguera pas trop.   Reste maintenant à bâcher Droopy pour le protéger de l'eau salée. Les ouvriers étalent sur le sol deux bâches qui couvrent à peine un tiers du camion! Jacques est donc obligé de sortir une des nôtres pour protéger au moins le moteur et la plupart des fenêtres. Après avoir payé l'agence du port, nous recherchons les enfants. Il est 20h, cela fait 11h de temps qu'ils végètent dans ces bureaux et ils ne se sont même pas entretués!!

RSz270Droopy_vac_2

 Notre avion décolle de Kuala Lumpur le jeudi 22 mars à 10h du matin. Nous avons donc toute la journée précédente pour payer Daryl et récupérer notre papier. Sauf que... le vaisseau arrive un jour en retard en Malaisie! Nous payons donc en avance, mais partons de Malaisie sans le document nécessaire en Argentine pour récupérer Droopy.  Je m'arrange avec Daryl pour que les bureaux de Malaisie envoie le document au port de Buenos Aires.

Mais je pressens que ce contretemps ne facilitera pas la suite des événements...

 

(mis en ligne à Madrid, Espagne)

Skytrex

Écrit par Zohra.

Shah Alam est une ville située entre Kuala Lumpur et Port Kélang en Malaisie. Nous y resterons deux semaines, le temps d'organiser la traversée de Droopy en Amérique latine. Jean-Michel, un ami de papa qui vit à Kuala Lumpur, nous a en effet proposé de bivouaquer dans une réserve naturelle près de Shah Alam. Ce parc est dans la forêt tropicale avec différentes occupations pour distraire les visiteurs. Par exemple: découvrir le parc à vélo, participer à des jeux d'équipes, se baigner dans la piscine et faire un accro branche (Skytrex) en pleine jungle dont le responsable s'appelle Julien.  Julien est un ami de Jean-Michel qui a ouvert Skytrex avec son associé malais Azlan. C'est le seul accro branche de toute la Malaisie.

 Zachary, Zélia et moi sommes impatients de l'essayer car nous aimons ce genre d'activité.

Sur place, nous découvrons trois niveaux: le plus facile (little adventure), le moyen (big thrill) et le plus difficile (extreme challenge). A cause de ma brûlure de méduse je n'ai pas encore retrouvé  toute la force dans ma main droite. Ma tête ne doit pas avoir l'air joyeuse car je ne veux pas faire le « little adventure » avec les petits. Papa demande alors à Julien si j'ai assez de force pour  les suivre au « big thrill ». Julien est d'accord, mais il tient à nous accompagner.   

 Nous montons d'abord une échelle de 17 mètres. Heureusement que des bonnes sécurités sont prévues et que nos harnais nous permettent de bien nous attacher.  Parmi la trentaine de postes, on trouve:  des tyroliennes, des tubes en plastiques suspendus sur lesquels il faut traverser, des ponts de filets et un poste particulièrement difficile.

skytrex1

 D'une plateforme à l'autre, il faut se balancer comme Tarzan accroché à une corde qui permet d'atterrir sur plusieurs planches suspendues en l'air. J'ai « triché » et je suis passée sur le fil qui tient les planches car je n'avais pas assez de force dans les mains. Nous finissons le parcours une bonne heure plus tard,  juste quand il commence à pleuvoir. C’est vraiment extraordinaire, de passer dans cette forêt si dense, si élevé, si verte et si magnifique. Par contre, dans ce pays très humide où les arbres poussent à une vitesse incroyable, Julien et Azlan doivent souvent les entretenir et cela leur demande beaucoup de travail.

 A peine après avoir posé les pieds sur terre,  Zélia qui avait fait le « little adventure » avec maman, court vers nous. Elle nous raconte toute fière qu'elle est passée au dessus d'une rivière avec une tyrolienne.

skytrex2

 J'ai  adorée cette journée et notre séjour au parc.    

 

(Mis en ligne à Madrid, Espagne)

Mongol Combat

Écrit par Jacques.

Notre 7ème film sur la Mongolie et la Chine. Une première partie sportive une deuxième prise dans le rythme de la traversée. Nous avons essayé de reproduire à travers nos images les émotions vécues dans ces deux pays que tout oppose. L'esprit de liberté mongole qui se resssent jusque dans les règles du sport national. Et le côté pragmatique chinois pourrait bien nous faire porter des oeillères!

 

 

(Mis en ligne à Kuala Lumpur, Malaisie)