Itinéraire

01tourdiapo2

pnglogocouleur300dpi50x85Les 1001 Bornes apnglogohugo300dpi50x85apnglogohirondelle300dpi50x85apnglogopapillon300dpi50x85pnglogoVerdastelo300dpi50x85apnglogo2bornedorcoupe300dpi50x85apnglogofleur300dpi50x85028borneGland60x40pngdroopyfilm300dpi50x85                     

Derniers commentaires

  • Gravatar Le dessin mignon arrière de ma maison, Zelia! avec quelques traits et couleurs que vous avez laissé un souvenir chaleureux
  • Gravatar Chère petite Zélia, que cela doit être doux pour Droopy d'entendre ce cris de tendresse! Garde cette spontanéité à ton
  • Gravatar Danseuses dans un patio andalou ! Quelle grâce et quel rayonnement ! A vous la vie !
  • Gravatar ! Pero que listita es mi chica! Lo que habreis aprendido, sin duda, es que todas las acciónes tienen sus consecuencias ( bue
  • Gravatar Comme je comprends ta lettre Zélia! Droopy, c'était un membre de ta famille, celui qui vous a porté sur les routes du mond
  • Gravatar Mi skribas por deziri al Zelia felicxan naskigxdatrevenon!!! Cxion bonan, kara knabineto!!! Mi sauxdadas vin!!! Kisojn!!! Eid

Sur les terres des frères rouges (5)

Écrit par Droopy.

Traversant la Taïga par une piste boueuse et  déformée, nos amis se retrouvent en panne au bord de la route de la grande forêt. Droopy souffre d'une lame de ressort cassée et il manque encore 150 km avant d'atteindre le premier village.( cf. Sur les terres des frères rouge 4)

Stoïque Droopy ne pipait pas mot et à son silence venait s'ajouter celui de la forêt. L'Ado était  venu rejoindre le Gros sous le camion. Ensemble, ils contemplaient la casse avant de prendre une décision. Le danger était réel et un effort trop violent sur cette suspension déficiente aurait pu engendrer une fracture ou une cassure du pont  avant. Dans ce cas, il se seraient retrouvés immobilisés pour de bon, dans la forêt, en attente de secours importants, pendant plusieurs jours ou plusieurs semaines. Ainsi couchés sur le sol poussiéreux, au milieu des gravillons et des pierres, ils perçurent une vibration légère, comme si la terre murmurait quelque chose. Comme des indiens, ils plaquèrent leur oreilles contre le sol pour mieux entendre. Le murmure ressemblait à un doux ronronnement qui peu à peu s'amplifiait.  L'Ado sortit de sous le camion, pour satisfaire sa curiosité. Le Gros lui continuait à prêter l'oreille à ce murmure qui maintenant grondisait régulièrement et calmement alors, l'Ado s'écria:

-      Je l'entends, ça vient de là-bas?

-      Qu'est-ce que c'est?

-      Je ne sais pas, de l'autre côté, ajouta-t-il en pointant du doigt la route qui se perdait entre les arbres                    majestueux.

 Quelques minutes plus tard apparut entre les sapins qui bordaient la route, un immense camion chargé de bois qui se dandinait sur la piste défoncée. Arrivé à la hauteur de Droopy, il s'arrêta.  Un bûcheron, d'un âge mur, en descendit et s'avança vers la famille en détresse. Son visage déjà buriné par le temps était adoucit par un regard doux, soutenu par deux yeux d'un bleu profonds. Bouboulineta un peu gênée tourna la tête et accompagnant d'un geste de la main, montra à l'inconnu les jambes de son mari qui dépassaient sous la carrosserie de Droopy.

 Le bûcheron s'agenouilla près de la roue avant et salua le Gros qui s'évertuait sans succès à démonter la la lame de ressort cassée. Il luit fit signe de s'arrêter et d'attendre. Et tandis que le gros s'extirpait de dessous le corps de Droopy et époussetait la poussière de ses habits, le bûcheron remonta dans son véhicule sous le regards bienveillant de Bouboulineta et de ses deux filles.

bucheron

 Il en sortit une hache et disparut dans la forêt. La famille se regarda avec étonnement, puis ne tarda pas à percevoir les coups de hache qui résonnaient entre les arbres. Une dizaine de minutes s'étaient à peine écoulées que le bûcheron revint, portant sur son épaule le tronc d'un jeune boulot qu'il venait fraîchement d'abattre. Glissant le tronc sous la roue, il prit à l'œil, la mesure de la suspension cassée et avec une précision et une adresse surprenante, il transforma le tronc qu'il venait d'apporter en une atèle pour Droopy. Puis, il demanda au gros s'il n'avait pas quelques bouts de fil de fer à disposition.

Ce dernier ravit de pouvoir servir enfin à quelque chose, fouilla rapidement dans ses caisses à outils et lui tendit le matériel demandé. Ensemble, il fixèrent l'atèle sur la patte blessée de la monture.

 La Babouine, visiblement aussi charmée que sa maman par la bienveillance de notre secouriste, avait  entre temps confectionné un joli de bouquet de fleurs sauvages qu'elle lui tendit avec un  large sourire. Le visage du bûcheron s'illumina, il prit les fleurs, les porta lentement vers son nez, puis fermant les yeux, il inspira profondément les parfums délicats qu'elles s'exhalaient. Il remercia la jeune fille en lui tendant la main. Et après avoir salué chacun de nous, il remonta dans son camion et disparut.

 Pendant que la famille regardait s'envoler cet ange tombé du ciel,  je sentais peu à peu la douleur s'évanouir et mon courage revenir. Il nous fallait maintenant reprendre la route avec une grande précaution pour s'assurer d'arriver jusqu'à Jigalova. Mais pour atteindre ce village, il nous fallait plusieurs heures, car notre progression ne dépassait guère les 15km/h tant la piste était impraticable avec ma patte cassée. Après deux bonnes heures, alors que nous avions à peine réduit  notre distance d'une trentaine de kilomètres, la piste s'améliora. La tension baissa et je m'efforçais de progresser un peu plus vite pour assurer un 20km/h de moyenne. Chaque demi-heure passée était une petite victoire de plus qui nous remontait le moral. Au bout de trois nouvelle heures, le Gros qui surveillait régulièrement l'horizon s'écria:

 -      Asphalte, L'asphalte droit devant !

-      Yahooouuuuuu! L'équipage exultait de joie.

-      On a réussi, on a traversé la Taïga encore une fois! Répliqua le Gros soulagé.

 Bouboulineta souriait à nouveau et les enfants dansaient et chantaient de joie sur la banquette arrière.

-      «  C'est un fameux trois mâts, fin comme un oiseau.

           Hisse et ho, Hisse et ho, Santiano

           18 noeuds, 400 tonneaux

          Je suis fier, d'y être matelot » 

En choeur toute la famille chantait, assurée d'arriver à bon port. Et moi, de mon côté, je dansais en clopinant, oubliant la douleur et relevant la tête. Ah! Comme c'était agréable de glisser à nouveau sur la couche goudronnée. Le village ne devait plus être loin, maintenant le repos et les soins seraient mérités. Je rêvais déjà d'un jeune infirmier qui prendrait soin de moi, quand deux voitures nous croisèrent à vive allure, l'une d'elle m'envoya une pierre sur le pare-brise qui commença à se fendre aussitôt. Le Gros freina prestement et en douceur pour se mettre au bord de la route. Bouboulineta sortit sa boîte de secours et m'appliqua quelques pansement pour éviter que la fissure ne se prolonge.

C'est ainsi que j'arrivais au garage, avec une patte cassée, une balafre au visage et un  pneu crevé de quoi tenir en respect n'importe quel pirate des Caraïbes.

(A suivre)

Adriana

Écrit par Zélia.


27_Adriana__11.09.12

 

Nous sommes à Brasilia chez Vesso, un copain de papa. Il a invité une amie qui s'appelle Adriana. Elle a un bébé, Yvan. Il a l'habitude de dormir dans un hamac. La maman d'Yvan travaille sur le p.c. pendant que le bébé dort.

Zélia

 

(mis en ligne à Brazlandia, Brésil) 

Ballade champêtre en tracteur

Écrit par Zachary.

 

Jacques suait comme si on venait de lui verser le contenu d'une baignoire sur la tête. Il était rouge, et ressemblait plus que jamais à un œuf de métal en fusion. C'était tout juste si son crâne ne dégageait pas un dense nuage de fumée et de vapeur.Il mettait tout son poids pour essayer de redresser le moteur sur roues, qui servait à remorquer une charrette en bois, remplie de feuilles mortes.

Le moteur rugissait, ses deux roues enlisées dans la terre sèche et molle. Puis petit-à-petit le museau du tracteur décolla du sol et commença à se redresser.Il avait beau être lourd, il n'arrivait pas à rivaliser face aux cent kilos de cet humain.

Ce dernier souffla cinq secondes en mouillant son bras, qu'il passait sur son front. Il l'essuya ensuite dans son pantalon, et après avoir mis le moteur sur le droit chemin, il le redémarra avec l'aide de son fils.Mais, même si elle était droite, la machine ne sortait pas de la terre pour autant.

Le fils, Zachary, lui ne suait pas, mais à force de s'époumoner, il était tout aussi rouge que son père et il avait très mal à la gorge.

-Recule! Stop! Les roues bloquent!

-Quoi?

-Je dis: CA BLOQUE!

-Mais je sais que ça bloque, #&@¢!!

Zachary s'accorda une pause pour respirer et pour enlever le kilo de poussière qu'il avait dans les yeux, sur le visage et partout dans les cheveux.Au bout de quelques secondes, il fit le tour de la charrette en cachant ses yeux du soleil de midi, à l'aide de sa main. Il voulait voir s'il trouvait quelque chose d'anormal.

-Si nous ne sortons pas rapidement de cet endroit, la cloche du goûter va sonner!  Pensa celui ci.

Il rêvait déjà aux gigantesques tartines de confiture, au délicieux et fondant gâteau au chocolat et aux jus de fruits frais qui seraient servis, à l'instant, pour nourrir les trente bouches des élèves de l'internatIl y avait droit, il voulait sa part qu'il avait gagné en ratissant des feuilles mortes et, après les avoir chargé, en accompagnant son père qui les déchargeait près du potager.Revenant à lui, il observa les roues immobiles de la charrette. Puis, tentant de couvrir les bruits du moteur, il hurla:

-Tu es sûr que c'est normal que les roues de la charrette ne tournent pas?

Le tracteur déclara:

- Wraouuuuum vroum, pout, pout, pout,pout!

Jacques répondit:

- Hein, quoi?

- Les roues arrières, elles tournent pas!

Le tracteur continua son discour:

- Pout, pout, catapout vroum vroum!

Et Jacques ne se concentra plus sur cette histoire, mais sur son levier de vitesses.D'ailleurs, il ne comprenait plus rien. La veille, il avait fait passer le même tracteur dans la même terre du même potager, et il ne s'était pas enlisé.Il réfléchissait vite, et les possibilités fusaient à tout allure dans son cerveau. Soudain, il s'arrêta et baissa la tête vers une sorte de pédale à ses pieds. Il la débloqua, enclencha une vitesse, et fit démarrer le moteur.Les roues bondirent hors de la terre d'un seul coup. Après quelques mètres, il éteignit le moteur et se tourna vers son fils qui regardait la pédale, bouche-bée.

Il lui dit avec un air de dépit:

- T'aurais pas pu me dire que les roues arrière ne tournaient pas, ou que le frein de la charrette était bloqué!

RSZ360xBona_Espero_99

Interview à Brasilia

Écrit par Jacques.

Interview de Florence et Jacques pour l'émission Papo Supren. Une émission qui invite des personnalités diverses pour discuter sur différents sujets liés aux problématiques sociales et/ou humanitaires au Brésil.

TV Supren est une chaîne privée Brésilienne, elle s'est dévéloppée au sein de l'ONG, União Planetária qui travaille dans les domaines sociaux et humanitaire au Brésil.

Dans ce cadre le thème particulier de notre voyage, les a intéressé comme projet éducatif vis-à-vis de nos enfants.

 

L'Antre de l'Aigle

Écrit par Zélia.

26_Lantre_de_lAigle__18.08.12

                                    (Clic ici pour accéder à l'album)

 

A Florianopolis, nous nous amusons beaucoup dans le sable. Nous avons appelé le trou dans lequel je suis: « l'Antre de l'Aigle », parce à chaque minute un aigle passait au-dessus de nous.

 

Nous étions tout seuls sur la plage. Maman a eu une peur bleue car elle a cru qu'on s'était perdu.

Papa nous a cherché partout à vélo pendant que maman nous attendait au camping-car. C'est une dame brésilienne (Zélène) que l'on connaissait qui nous a trouvé.

Nous étions tout étonnés parce que nous ne savions pas que les parents nous cherchaient.

 

Zélia

 

                                               (mis en ligne à Brasilia, Brésil)

 

 

 

La Bourse ou la Vie

Écrit par Florence.

RSZx360la_bourse-vie

Dès notre arrivée à Buenos Aires, nous sommes stupéfaits de constater que la plupart des maisons sont sécurisées par des barreaux en fer aux fenêtres, des grillages autour des jardins et des alarmes. Les voitures sont bien-sûr également munies d'alarmes et aux heures d'ouverture des magasins, les vendeurs s'enferment à clefs même s'ils ne vendent que des fruits et légumes!! Les argentins se rassurent avec des sprays au poivre dans leurs poches et à table, la plupart des discussions tournent autour des vols et de la violence. Rares sont apparemment les personnes qui ne se sont pas fait voler ou qui ne connaissent pas quelqu'un qui se soit fait braquer...

Quelle ambiance, voilà qui est rassurant. Tout le monde nous met d'ailleurs en garde, mais ce n'est pas la peine car nous sentons et palpons la peur des gens à travers leurs visages fermés et leurs regards méfiants.

Tout naturellement, nous essayons alors d'approfondir le sujet. Mais plus nous discutons du problème, plus nous avons de la peine à distinguer les histoires réelles, de celles exagérées. Nous comprenons bien que le danger existe, mais nous saisissons aussi qu'une paranoïa est entretenue par les récits continuels d'histoires excessives et sordides qui entretiennent la peur ambiante. D'un côté on nous raconte par exemple que les enfants viennent armés à l'école en l'Uruguay. De l'autre, lorsque nous intégrons nos enfants à l'école publique, nous n'avons vu aucun danger. Le problème des armes doit exister, mais se limiter aux quartiers difficiles et non au pays tout entier... Que devons nous croire alors? Devons- nous être particulièrement méfiants ou continuer d'être simplement prudents comme nous l'avons toujours été depuis le début du voyage?

Une question principale nous préoccupe en effet particulièrement. De tous les pays traversés jusqu'alors, parfois jugés dangereux, parfois extrêmement pauvres, nous n'avons jamais été confronté à une telle paranoïa. Toute la violence se concentrerait-elle donc en Amérique latine? Et si oui, pourquoi? Cherchant à comprendre, nous continuons donc de questionner les sud-américains rencontrés. Au fil de nos questions, nous débroussaillons un peu le terrain.

Tout d'abord, nous explique Karine, une française expatriée à Montevideo, la grande crise de 2001 a considérablement appauvris voire ruinés de nombreuses personnes. Les plus précaires essaient de s'en sortir avec des petits boulots comme le tri des déchets ou la surveillance contre un peu de monnaie des voitures parquées en ville. Mais d'autres en arrivent à voler et bien-sûr les quartiers riches sont la cible privilégiée et leurs habitants se barricadent.

La deuxième cause avancée à la violence est la consommation de drogues. Les toxicomanes sont apparemment prêts à tout, même à tuer, pour quelques pesos. Mais étant donné que des policiers vadrouillent dans les beaux quartiers, nous doutons que ces agressions aient lieu partout. Keyla, de Brasilia confirmera nos intuitions. Les braquages avec violence ont plutôt lieu dans les quartiers périphériques que dans les centres-ville.

La troisième raison serait due au manque d'éducation des plus pauvres qui ne suivent pas l'école et tomberaient par la suite dans la délinquance. Certes, nous avons déjà constaté que dans certains pays du continent sud-américain, le niveau d'instruction de l'école publique est insuffisant, mais cet argument nous convainc à moitié. Le niveau moyen d'enseignement public reste quand-même supérieur à bien des pays d'Asie. Et pourtant, là-bas, même si les vols existent aussi, nous n'avons jamais senti une telle insécurité.

Pour notre part, nous avons grandement l'impression que la cause principale reste le fossé gigantesque entre les très pauvres et les très riches tel que nous ne l'avons constaté nulle part ailleurs. Accompagné bien-sûr, de son lot de corruption... Giuseppe, un espérantiste italien vivant au Brésil depuis 40 ans, nous a expliqué pourquoi d'après lui la violence a pu atteindre un tel degré dans les « favelas ». La pauvreté est en cause, mais également des intérêts politiques. En effet, si les policiers n'ont pas l'ordre de faire le ménage dans ces quartiers défavorisés, c'est parce que cela profite aux politiciens. Ces derniers s'assurent ainsi la sympathie et les voix de futurs électeurs; pour peu qu'ils leur laissent faire leurs trafics divers.

Entendu, nous avons compris. Très vite, nous changeons nos habitudes, mais nous refusons de tomber dans la paranoïa, sinon autant rentrer tout de suite à Genève. La nuit, nous dormons fenêtres et portes fermées. Nous ne laissons plus nos chaussures, ni notre table en bois dehors. On rentre tout et on s'enferme à clefs. Puis, nous appliquons plus que jamais les règles de base de sécurité que nous suivons depuis deux ans: pas de signes extérieurs de richesse dans nos apparences. Privilégier les bivouacs hors des grandes villes et lorsque ce n'est pas possible, éviter de dormir deux nuits d'affilées dans le même lieu.

A Montevideo, garés depuis plusieurs jours près de chez Eduardo, je suis rassurée, car malgré la transgression de notre troisième règle de sécurité, je peux voir le camion depuis la fenêtre de la maison. Et pourtant, heureusement que nous dormons toujours, Jacques et moi dans le camion pour prévenir les vols nocturnes. Une nuit, réveillée par un bruit suspect, je secoue Jacques et apostrophe un éventuel voleur. Un bruit plus net nous aide à localiser l'endroit; la cabine avant où Jacques se précipite. Plus personne, mais la vitre arrière droite est cassée. Nos bonnes vestes d'hiver et nos grosses polaires ont disparues. Mais également un sac plastique contenant les câbles pour recharger les deux ordinateurs et surtout, le carnet de bord de dessins de Zélia. Peu de pertes financières, mais une bonne mise en garde. Depuis longtemps, nous avons l'habitude de laisser des affaires sur la banquettes arrière de la cabine avant afin d'augmenter l'espace à disposition. Bien-sûr nous ne laissions jamais d'objets de valeur, mais dorénavant nous rangerons toujours tout dans la cabine arrière! Pour ma part, je n'aurais jamais pensé que l'on casserait une vitre pour des habits quelconques.

Après le sentiment de sécurité assez unique vécu pendant notre séjour en Asie du sud-est, nous devons nous réhabituer à plus de méfiance. Ceci semble également valable pour notre retour à Genève où les braquages avec contraintes commencent à apparaitre... Est-ce donc plus sûr de rester chez soi que de partir sur les grands chemins? Je n'en suis pas certaine. Souvenez-vous, en 2010, à peine deux mois après notre départ de l'attaque aux fusils d'assauts du Change Migros de Thônex en pleine heure de pointe. Exactement dans le quartier où je travaillais...

Le danger existe aussi chez nous, mais comme nous connaissons bien notre ville et notre quartier, nous nous sentons rassurés.

Mais d'accord, promis, nous serons encore plus prudents!

 

(mis en ligne à Alto Paraiso, Brésil)


Recette brésilienne

Écrit par Florence.

PAO DE QUEIJO

 

Voilà une recette qui va plaire tout particulièrement aux suisses amateurs de fromage...

J'ai pu suivre pas à pas sa confection chez Keyla lors de notre séjour à Brasilia.

La recette est facile et rapide; mais vous verrez surtout à quelle vitesse seront mangés ces petits pains au fromage...

 

Ingrédients:

 3 verres de lait (verre de 2,5dl )

1 verre d'huile de tournesol

1 kg de farine de manioc ou tapioca (épiceries africaines ou asiatiques)

3 verres de fromage râpé

5-6 oeufs

sel/poivre

  

Préparation:

 - Mettre le lait et l'huile dans une casserole et chauffer jusqu'à ébullition.

 - Dans un saladier, mélanger à la main le lait/huile à la farine jusqu'à l'obtention d'une espèce de semoule grossière. Puis ajouter les oeufs et continuer de pétrir. Enfin ajouter le fromage.

- Mettre une fine couche d'huile sur le dessus de la pâte. Prélever une cuillère à soupe de pâte et avec les doigts bien huilés confectionner des boules.

- Les disposer sur à plat allant au four et cuire les pains au fromage environ 20mn. à 200°.


(mis en ligne à Brasilia, Brésil)