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Derniers commentaires

  • Gravatar Le dessin mignon arrière de ma maison, Zelia! avec quelques traits et couleurs que vous avez laissé un souvenir chaleureux
  • Gravatar Chère petite Zélia, que cela doit être doux pour Droopy d'entendre ce cris de tendresse! Garde cette spontanéité à ton
  • Gravatar Danseuses dans un patio andalou ! Quelle grâce et quel rayonnement ! A vous la vie !
  • Gravatar ! Pero que listita es mi chica! Lo que habreis aprendido, sin duda, es que todas las acciónes tienen sus consecuencias ( bue
  • Gravatar Comme je comprends ta lettre Zélia! Droopy, c'était un membre de ta famille, celui qui vous a porté sur les routes du mond
  • Gravatar Mi skribas por deziri al Zelia felicxan naskigxdatrevenon!!! Cxion bonan, kara knabineto!!! Mi sauxdadas vin!!! Kisojn!!! Eid

Le super copilote

Écrit par Zachary.

Vous savez quoi , c'est moi le super copilote, avec toute modestie! Je trouve n'importe quel chemin, par exemple à Zarki quand nous devions trouver deux petits lacs perdus au beau milieu de la campagne, maman n'était pas trop à l'aise.  C'est à ce moment que papa, m'utilise comme Joker. Je les ai donc tous guidés sur un petit chemin de terre, au milieu des champs, pour arriver au bon endroit.


Par contre à Vienne, comme dans toutes les grandes villes, c'est plus compliqué. Je dois avouer que je me suis un peu perdu. Il faut dire que si nous ne nous étions pas arrêter au Media Markt, j'aurais réussi à guider papa et Droopy les yeux fermés.

Voilà, en détails ce qui c'est passé : Ce jour-là nous venions d'arriver à Vienne tout le monde était tranquille et moi je repérais le nom des rues sur la carte. Quand soudain, papa a vu un grand panneau Media Markt, et il a dit : " Cool, nous allons pouvoir acheter le deuxième ordi!" Alors il a tourné deux fois autour du magasin avant de réussir à se garer dans le parking. Zohra, Zélia et moi sommes restés avec Droopy pour qu'il ne fasse pas de bêtises.


Peu de temps après, les parents sont revenus avec un grand sourire et un sac de la même taille. Nous nous sommes tous précipités, à part Droopy qui ne pouvait pas accourir. Ils avaient acheté un grand ordinateur portable.

Nous sommes repartis et moi, tout exité,  comme un gros @#§%... j'en ai oublié de vérifier la rue dans la quelle nous étions.

Papa s'est engagé avec Droopy, sur une longue bretelle d'autoroute qui nous a enmmené à plusieurs kilomètres de notre objectif. Du coup nous sommes perdus dans Vienne. Et tout mon joli tracé que j'avais noté sur ma carte était bon pour la poubelle.


Papa s'est exité, Maman a stressé et moi j'étais encore plus paumé que Droopy dans Vienne.

La piscine de Wien

Écrit par Zohra.

Depuis le début du tour du monde, nous devons aller dans des piscines pour nous laver. C'est plus pratique que dans le camion, comme ça nous dépensons moins d'eau et surtout nous nous amusons trop bien!!!


A Wien, nous avons trouvé une super-méga-giga piscine. La piscine avait un tobogan où on était obligé de descendre avec une bouée. Le tobogan descendait et montait grâce à des jets. Quand on montait, les jets faisaient tourner la bouée. A l'arrivée du tobogan, il y avait un bassin en forme de rivière qui nous emportait dans son courant. Là on pouvait être avec ou sans bouée. Zélia et moi avons fait des montagnes de 4 à 6 bouées et à chaque fois Zachary les cassait; c'était trop cool!!!
Dans un grand bassin, il y avait des vagues pendant 10 minutes et des jacuzzi.


Avec tous ces jeux, nous n'avions pas trop envie de sortir de l'eau pour nous laver.

Oswiecim

Écrit par Jacques.

Lors de ce séjour en Pologne, malgré la beauté et la richesse des villes polonaises notre dernière étape aura été la plus longue et la plus passionnante. C'est par la visite de nos amis à Oswiecim que nous terminons notre chapitre polonais.

« Oswiecim » un nom quasiment inconnu pour ceux qui ne sont jamais allés en Pologne. Et pourtant, dès que l'on prononce son nom allemand, même les plus gros cancres ne peuvent s'empêcher d'avoir une pensée lugubre, tant le nom d'Auschwitz est relié à celui de la mort et de l'extermination massive perpétrée en leur temps par les nazis. Pour de nombreuses personnes, il est même invraisemblable que ce lieu soit habité. Confondant la destruction du village de Brzezinka renommé Birkenau par les allemands lors de l'agrandissement du complexe des camps d'Auschwitz.

Aurions-nous visité Oswiecim, si nous n'avions pas eu des connaissances là-bas? Je n'en suis pas certain. D'une part les filles ne sont pas venues avec nous au musée. Qu'aurions nous fait d'elles? D'autre part, faire un détour spécialement pour visiter pendant 3 heures ce lieu nauséeux à souhait mais si instructif, demande aussi un questionnement sur la nature humaine qu'il n'est pas forcément pertinent de demander à de jeunes enfants. A tel point que nombreux sont encore les parents qui préfèrent laisser leurs enfants jouer à la guerre que de les confronter au réel mauvais visage du  «  plus évolué des mammifères ».

Comme il est agréable de vivre dans des villes dont les attractions touristiques ou historiques font de manière univoque la fierté de leurs habitants. Les habitants d'Oswiecim, eux ne prêtent pas plus d'attention aux murs hérissés de leurs musée qu' aux fumées grisâtres du consortium industriel fondé par IG Farben, qui occupe toujours un vaste territoire dans la ville. A l'époque, ils fabriquaient les tonnes de Ziklon B , ce gaz si efficace utilisé pour la solution finale! Comme Mont Santo aujourd'hui qui après s'être enrichi en fabricant le napalm, continue tranquillement à produire des OGM et les désherbants qui vont avec. La misère de la guerre est souvent corne d'abondance, il suffit de savoir en profiter de manière suffisamment acceptable pendant, et de se recycler économiquement après !!!

Les habitants d'Oswiecim, pour la plupart viennent de familles qui habitaient la région, bien avant l'occupation allemande. Des familles qui ont toujours habité là, car elles aiment leurs terres et leur région, comme chacun de nous est attaché à ses origines et à son lieu de naissance. Elles n'ont ni choisi l'occupation allemande, ni imaginé les plans nazis. Et voilà, que quand elles parlent à l'étranger de leur provenance, elles doivent encore et toujours composer avec le mélange de stupeur et d'effroi que provoque le nom d'ersatz de leur ville. Et pourtant...

C'est à Oswiecim que nous avons été invités, sans hésiter, par note ami Valdi. Nous l'avions rencontré avec son fils Kuba, lors d'un séminaire d'Espéranto en Slovaquie, il y a deux ans. C'est à Oswiecim que nous avons partagés les moments les plus sincères avec des amis polonais. Les enfants se sont plus à jouer ensemble et à se mélanger avec les autres enfants du quartier. Une partie de basket au milieu des anciens HLM communistes à Oswiecim, reste avant tout un plaisir, surtout quand les grands jouent contre les petits sur des paniers de tailles disproportionnées.

A Oswiecim, Kuba à fêté son anniversaire au milieu de sa famille et d'amis venus d'ailleurs, pour son plaisir et celui de ses proches. Sans soucier des barrières de langues, avec google comme interprète universel, les enfants ont partagé leurs intérêts de tous styles, sans devoir faire recours aux adultes et à leur curiosité quelquefois inopportune.

A Oswiecim, nous avons égakement goûté aux plaisirs de la piscine locale en passant quasi inaperçus grâce à nos guides locaux, qui nous ont également fait visiter , la région et le château de Lipowiec. Château datant du début du XIIIème et servant à contrôler et surveiller la route qui mêne à Cracovie. C'est également chez eux que nous avons goutés aux plats familiaux ainsi qu'aux saucisses locales faites par grand-père.

C'est aussi en mélangeant l'Esperanto, l'Interlingue et l'anglais que nous avons discuté et partagé

de nombreux questionnements sur ce pays si complexe et merveilleux qu'est la Pologne. Les sujets ne manquant pour animer nos soirées chez nos amis. Ce texte étant un exemple parmi les échanges que nous avons eus.

Au présent, n'oublions pas que ce sont toujours et encore les gens qui font la richesse d'une ville. Et que c'est au travers de ses habitants, de leur hospitalité, de leur envie de partager que le voyageur s'arrête et profite profondément d'une région plutôt que d'une autre.

Encore merci à Valdi, Ivona, Kuba et Victor pour leur accueil chaleureux!!!

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C'est à travers le sourire de Victor que vous pouvez accéder aux dernières photos de Pologne!

 

 

 

 

 

Mine de Wieliczka

Écrit par Zachary.

Près de Cracovie, à Wieliczka nous avons visité la célèbre mine de sel datant du 13ème siècle. Le sel était à l'époque d'une très grande valeur. Son exploitation était la source principale de revenu pour le royaume de Pologne et elle a fait la richesse de Cracovie. Le sel servait non seulement pour la cuisine, mais surtout pour conserver les aliments. Depuis Cracovie, par bateaux, le sel était transporté à travers toute la Pologne sur la Vistule, le fleuve qui borde la ville.

La mine de Wieliczka s'étend sur une surface de 9km2 ce qui équivaut à la superficie des Trois-Chênes. Constituée en 6 niveaux , sa profondeur est de 300m et l'ensemble de ses galeries font 300km de long, environ l'équivalent de la traversée de la Suisse dans sa largeur.

La visite dure environ 3 heures et s'étend sur 3 niveaux. Sans guide on se perdrait très facilement dans le labyrinthe des galeries. Ces dernières mènent à de nombreuses salles qui ont toute été creusées par les mineurs. L'une des plus grandes salles fut transformée en cathédrale, par les mineurs eux-mêmes et décorées avec des statues et tableaux à même la roche. Les mineurs étaient vraiment très habiles sans avoir pourtant jamais pris de cours de sculptures.

Les mineurs avaient une place particulière dans la société, et étaient toujours des hommes libres. Ils gagnaient un bon salaire et étaient respectés. Les vieux mineurs , ayant plus d'expérience, s'occupaient de brûler le gaz qui s'accumulait dans les galeries avec de longues torches. On les appelait les pénitents , car ils rampaient sur le sol pour éviter de se faire enflammer.

Dans la mine il y a également de nombreux lacs et rivières salées. Qui sont si dense que l'on flotte dedans comme dans la mer morte.Les mineurs récupéraient l'eau qui s'infiltrait dans les roches avec des gouttières en bois. Cette eau était ensuite évaporée pour récupérer le sel. Dans la mine, le bois se conservait très bien grâce au sel, alors que métal était complètement rongé parce dernier. Le climat dans les mines de sel est bon pour les asthmatiques, certains patients viennent y faire des cures encore aujourd'hui. Pendant la visite nous avons pu gouter le sel à même la roche.

Dans les mines vivaient des chevaux dressés spécialement pour le travail dans la mine. On s'en occupait avec le plus grand soin. Une fois dans la mine il ne remontaient plus à la surface. Il avait aussi beaucoup de machine pour remonter le sel à la surface.

Au siècle dernier la mine employait jusqu'à 2000 personnes , dont 1000 mineurs. A cette époque étaient remplacé par des locomotives dans certaines galeries.

 Maintenant le sel n'a plus de valeur, car on conserve les aliments avec le froid. Depuis il n'y plus qu'une cinquantaine de mineurs q1ui travaillent dans la mine et le sel et extrait seulement par évaporation.

 

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Cliquez sur la photo pour accéder à l'album!

 

 

 

 

 

 

 

Cracovie

Écrit par Zohra.

A Cracovie, nous sommes restés quelques jours chez Paula, une amie d'Edyta, notre amie polonaise de Genève. Il faisait déjà nuit, lorsque nous sommes arrivés dans son village. Nous cherchions les numéros de rue partout, mais sans succès. Les numéros de rue ne se suivaient pas. Cela passait du 30 à 50 puis à 5, pius de nouveau à 14....etc. On voit que la rue n'avait pas appris à compter. Nous  avons dû appeler Paula pour trouver sa maison. Chez Paula nous avons mangé une salade et du taboulé.

Sa maison était très grande et c'est Arthur son mari qui l'a faite presque tout seul, nous avons pu prendre une douche. Nous aurions pu nous doucher tous ensemble tellement la douche était grande. Nous avons joué avec Oscar, son fils , de 14 mois et surtout avec ses jouets.

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Nous avons visité Cracovie pendant plusieurs jours, c'est une ville pleine de pigeons, pour le désespoir de maman et pour notre bonheur. Nous leurs courrions derrière pour les attraper. J'ai réussi à en toucher quelques uns.

Nous avons visité Wawel, le château des rois de Pologne, où autrefois il y avait un dragon. Ce dragon mangeait les jolies filles de Cracovie. Il en mangeait tellement qu'un jour le roi décida  de donner la main de sa fille , Wanda, à celui qui tuerait le dragon. Plusiseurs chevaliers se firent manger eux aussi en voulant le tuer. C'est ainsi que, Skuba, le cordonnier de la ville, pensa que si l'on arrivait pas à tuer le dragon par la force, il fallait le faire par la ruse.

Le coordonnier confectionna un piège: Il tua des moutons qu'il remplit de poudre et de charbon. Puis il les déposa devant l'antre du dragon. Le matin le dragon mangea les moutons piégés et son ventre se mit à brûler. Pour éteindre le feu, il but l'eau de la Vistule , le fleuve qui passe à côté du château. Il en but tellement que son ventre explosa.  Ensuite il annonça au roi la mort du dragon  et il put se marier avec Wanda.

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Voilà la légende du dragon de Cracovie.

 

Scooby

Écrit par Zélia.

Le week-end dernier, on est  arrivé à Oswiecim (Auswitch) pour rendre visite à un copain polonais de papa et maman. Il a deux enfants: Victor 3 ans et Kuba 10 ans.

C'était chouette car on est arrivé le jour de l'anniversaire de Kuba et on a pu manger du gâteau. J'ai pas trop aimé le goût, mais je l'ai quand-même mangé pour être polie.

Kuba a un rat dans sa chambre, il s'appelle Scooby. Quand Scooby mange, il tient sa nourriture entre ses pattes avant et il grignote avec ses dents. J'ai même pu porter Scooby dans mes bras. Il est tout doux sauf sa queue.

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Le jour de l'anniversaire de Kuba, sa famille était aussi invitée et j'ai pu jouer avec sa cousine qui a le même âge que moi.On parlait pas la même langue, mais en lui faisant des signes, je me suis fait comprendre.

Sinon, chez Kuba j'ai aussi goûté de la soupe polonaise (goulash) et du chou rouge. Là aussi j'ai dû me forcer pour finir parce que la soupe, c'est pas ce que je préfère même si dans le goulash il y a de la viande. Le chou rouge, j'aime pas du tout.

Ce qui était drôle, c'est que le dernier soir, papa et maman ont cuisiné une quiche Loraine pour la famille de Kuba. Au début, ils regardaient ça un peu bizarement, mais pour finir ils ont bien aimé. Ou alors ils ont fait comme moi pour être polis!!

Ma dent pousse lentement. Aujourd'hui on est à Wien et j'ai enfin pu dépenser mes 2 euros. J'ai acheté une figurine Pokémon (Galopard).

Je vous laisse, j'ai un dessin à finir pour que mon carnet de bord soit à jour!

Bisous, Zélia.

Visite médicale

Écrit par Droopy.

Depuis deux semaines je navigue à travers la Pologne. Les sillons laissés par mes confrères de gros gabarit sur le bitume m'obligent encore à faire de temps en temps le grand écart, n'étant pas très souple de nature, je vous avouerais que cela m'était très inconfortable. Mais avec le temps, le gros a fini par comprendre qu'il valait mieux choisir une ornière plutôt que de tanguer de gauche à droite.

 

C'est ainsi que je rêvasse en me laissant bercer par les routes de campagnes, puis en arrivant dans les villes ou dans les carrefours importants, la houle me fait sursauter m'annonçant les dangers de la circulation. Les sorties de villes sont mes moments préférés, j'ai l'impression de me prendre pour un petit hors-bord qui surfe en cassant les vagues. Je me plais alors à imaginer l'écume de la mer venir me caresser les portières.

 

La Pologne c'est tout un poème, en ville les pavés sont monnaies courantes et j'ai l'impression d'avoir des crécelles à chaque roue. Bien polis par le passage des véhicules, il y a néanmoins parmi les pavés, quelques militants activistes qui profitent de la foule pour grimper sur leurs congénères comme s'ils voulaient se faire entendre dans un meeting de solidarité. Ils déforment la chaussée menaçant même l'hégémonie du tram dans ses voies confortables. Puis tout d'un coup, nous arrivons sur une place nouvellement refaite, empreinte de religiosité. Chaque pavé communie alors en toute piété adorant en silence la statue qui trône en leur centre. En Pologne, religion et travail sont deux valeurs que l'on peut ressentir au cœur même de la rue.

 

Tout était merveilleux dans mes rêveries polonaises, jusqu'à ce le gros, sans rien me dire m'amène à la « Stacja Kontroli ». Voilà que je me retrouve à l'inspection. Le gros n'avait pas eu le temps de me faire passer la visite médicale avant de partir. Et maintenant, je dois la passer devant deux médecins polonais. Le gros passe les clés à un des inspecteurs qui m'amène devant un grand hangar, je frissonne, heureusement les enfants sont restés avec moi. Je me dis que rien de grave ne ne peut m'arriver. La porte du hangar coulisse vers le haut , un vent froid souffle vers moi. L'inspecteur me pousse vers l'intérieur. Les néons se reflètent sur les catelles blanches de ce qui ressemble à une immense boucherie. Le gros et sa moitié sont déjà là et me regardent avancer avec inquiétude.

 

Je roule au-dessus de la tranchée d'inspection, jusqu'à ce que mes roues se calent sur les machines

médicales. Le petit médecin à lunettes enclenche les machines et commence l'inspection de mon corps tout blanc. Au revoir l'intimité ! Je m'aperçois seulement à ce moment là que c'est sous des caméras de surveillance que les médecins en bleu de chauffe, contrôlent mes yeux, puis mes feux arrières. Ensuite ils testent mes articulations antérieures, ma force de freinage. Et tandis que le premier m'ausculte le ventre avec une grosse lampe de poche, le deuxième grimpe de tout son poids sur mes pédales. Tout est filmé, je vis ça comme une humiliation. Imaginez-vous être ausculté de tout côté, sous l'oeil des caméras, filmé pour on ne sait quel usage.

 

Heureusement, je suis en bonne santé, le petit médecin à lunettes délivre alors un certificat médical qu'il tamponne à plusieurs reprises, le gros paie et nous pouvons enfin quitter cet endroit sordide. Par la suite il lui faudra encore faire traduire le certificat et l'envoyer au bureaux des autos.

 

Dans la rue en discutant avec des amis polonais j'apprends qu'il subissent cette humiliation depuis un an, et ce une fois par année. Il y avait tellement de fausses visites médicales en Pologne que depuis les autorités ont exigés à ce que les véhicules soient filmés et les mesures enregistrées. Pauvres véhicules polonais qui se voient privés d'une visite médicale en toute dignité!

 

Le lendemain le gros pour se faire pardonner, sous les acclamations des enfants, m'a acheté un joli klaxon qu'ils ont installé côté passager.

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Vous savez quoi : J'étais heureux !!!

 

Il se passe plein de choses bizarre, ici, en Pologne. Je me suis également aperçu en arrivant depuis l'Allemagne qu'il y avait un gros trafic de voitures pendant la nuit. Poznan c'est la ville des air- bags cassés. De nombreuses voitures gravement accidentées en Allemagne arrivent à Poznan pour l'opération de la dernière chance. Les médecins polonais font des miracles. On raconte même en plaisantant que d'un arrêt bus, il font une voiture!! C'est ainsi que de nombreuses voitures sont ressuscitées et ont droit à une nouvelle vie.

 

Vous comprenez maintenant pourquoi en Pologne, religion et travail font si bon ménage!