Itinéraire

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  • Gravatar Le dessin mignon arrière de ma maison, Zelia! avec quelques traits et couleurs que vous avez laissé un souvenir chaleureux
  • Gravatar Chère petite Zélia, que cela doit être doux pour Droopy d'entendre ce cris de tendresse! Garde cette spontanéité à ton
  • Gravatar Danseuses dans un patio andalou ! Quelle grâce et quel rayonnement ! A vous la vie !
  • Gravatar ! Pero que listita es mi chica! Lo que habreis aprendido, sin duda, es que todas las acciónes tienen sus consecuencias ( bue
  • Gravatar Comme je comprends ta lettre Zélia! Droopy, c'était un membre de ta famille, celui qui vous a porté sur les routes du mond
  • Gravatar Mi skribas por deziri al Zelia felicxan naskigxdatrevenon!!! Cxion bonan, kara knabineto!!! Mi sauxdadas vin!!! Kisojn!!! Eid

Echanges

Écrit par Florence.

Pour traverser le Turkmenistan, nous n'avons qu'un visa de transit de cinq jours;  ce petit pays étant très fermé  et gouverné par un dictateur mégalomane. De même qu'en Syrie nous pensons nous contenter de rouler et d'admirer le paysage par la fenêtre du camion sans avoir le temps de lier contact avec la population.

Et pourtant... Dans notre rapide traversée, nous avons tout de même prévu de visiter les ruines de Merw près de Mary; ancien lieu de passage important des caravaniers de la route de la Soie.  Alors que nous cherchons notre chemin, deux jeunes hommes du coin s'arrêtent au volant de leur voiture, entament la discussion et nous proposent de les suivre pour visiter. Grâce à eux, nous ferons une découverte complète du site qui s'étend sur plusieurs kilomètres. Pour les remercier, nous leur  proposons un thé à l'intérieur du camion. Ils acceptent avec joie, dissimulant difficilement leur envie de découvrir notre « maison ». Ce ne sont  pas les seuls! La moitié du village arrive autour du camion pour découvrir qui sont ces étrangers et espérer, en passant nonchalamment devant la porte ouverte, voir l'intérieur du véhicule. Les camping cars n'existant pas au Turkmenistan, leur envie est bien naturelle.

Il est déjà 19h, l'un de nos deux guides nous proposent alors de venir manger chez lui. Nous acceptons et nous nous parquons devant sa maison où il habite avec ses parents et sa sœur Maya. Nous pénétrons, derrière une palissade, dans la cour intérieure de la maison où se trouvent  les poules et les moutons, une pièce avec baignoire et lavabo, les WC et la cuisine; le tout sans eau courante. A l'intérieur de la maison, se trouvent trois pièces vides de meubles, mais garnis de grands tapis recouvrants les sols. L'une des pièces sert d'atelier à Maya qui brode à la machine à coudre les habits traditionnels féminins. Dans la pièce principale, nous nous asseyons à même le sol. Maya déploie une nappe en plastique pour protéger le tapis et nous sert du thé et des fruits secs. Entre temps, les deux jeunes hommes partent chercher une voisine qui parle un peu anglais. Pendant que nous discutons tant bien que mal avec elle, j'envoie Zohra chercher les fleurs décoratives en feutrine que j'avais cousues l'année dernière à Genève. J'en offre une à Maya, sa maman et à la voisine traductrice. Elles sont ravies et ces fleurs multicolores décorent à merveille leurs habits car les femmes turkmenes s'habillent depuis l'enfance avec de longues robes serrées aux couleurs flamboyantes. Les petites filles tressent leurs cheveux en deux longues nattes et les femmes adultes les nouent en chignon parfois recouverts d'un foulard coloré. C'est un plaisir pour les yeux (surtout ceux de Jacques!) après les noirs tchadors de l'Iran.

Au fur et à mesure de l'avancée de la soirée, défilent à tout de rôle tout le voisinage pour venir nous rencontrer. Au moment de manger, ne sont restées que 5 jeunes filles qui parlent anglais et connaissent sûrement mieux nos hôtes. J'offre une fleur en feutrine à chacune d'elles. En échange elles partent à leur tour chercher des cadeaux: chaussons typiques du pays pour les enfants et moi et une genre de calotte que portent les hommes turkmenes pour Jacques.  Nous dégustons ensuite le plat national: du riz auquel est mélangé des carottes cuites et un peu de poulet.

Il est déjà tard, nous partons nous coucher non sans avoir fait visiter l'intérieur du camion à toutes les filles et plusieurs autres personnes que nous n'avions jamais vues!!!

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Le lendemain, le père de famille vient nous réveiller pour prendre le petit déjeuner. A nouveau ils partent chercher la voisine traductrice et nous apprenons que le père est dentiste et pourtant la maison n'a pas d'eau courante. Nous nous demandons alors comment doivent vivre les familles plus modestes...  La plupart des gens et même parfois de très jeunes ont déjà les dents de devant remplacées par des dents en acier doré qui donnent un sourire assez particulier.  Ainsi, notre traductrice avait toutes ses dents de devant dorées à vingt ans à peine.

Nous faisons ensuite plusieurs photos ensemble que le papa nous demandent d'imprimer et de leur envoyer par la poste car ils n'ont pas d'ordinateur.

Puis, nous les quittons pour reprendre notre route en direction de la frontière ouzbèke.

Que retenir de l'Iran

Écrit par Jacques.

Entre les aprioris de départ, les surprises des premiers jours, les rencontres magnifiques, la richesse de la culture et la lourdeur du régime, il est difficile de ne pas sortir partagé, divisé, bouleversé par la visite de ce pays.

Ma première recommandation reste sans nul doute l'invitation à visiter l'Iran. N'écoutez pas ce que l'on vous dit, ne m'écoutez pas non plus s'il le faut! Mais, osez, tout simplement, osez ! Allez y donc tous en Iran! Nul crainte à avoir,  votre audace sera mille fois récompensée!

Ma première surprise, l'appétit démesuré des iraniens pour échanger quelques mots, quelques instants, quelques heures, quelques jours avec l'étranger. Avec, sans cesse, cette question à la bouche : Comment trouvez-vous l'Iran? Et derrière toujours, cette attente inquiète avec ce besoin d'être rassuré!  Oui, l'Iran est un beau pays avec des gens magnifiquement accueillants et une myriade de lieux à découvrir! L'inquiétude fait alors place au soulagement et sourire.

Mes premières émotions, la vie coule paisiblement en Iran, les gens savent encore prendre le temps de se rencontrer, de se parler. La qualité de vie est de loin plus agréable que dans bien d'autre pays, sans compter que le stress liée au travail est quasi inexistant. Entouré par les gens, on se sent vite accepté, pris en compte. L'attention est souvent au centre de la rencontre.

Ma première déception: Rien à faire, en quittant le nord-ouest et Téhéran...l'apparition de plus en plus soutenue des noirs tchadors sous le soleil cuisant, ne colle pas avec mes désirs contemplatifs.Rien à faire, j'ai beau mettre respect et tolérance en avant, je ne m'y fais pas. Ni regards, ni sourire féminins dans ces villes investies par les ombres du régime.  Mon cerveau n'accepte pas et rien que de m'imaginer sous une obligation similaire me révulse.

Mon premier émerveillement: Fasciné déjà par la découverte du nord pays, c'est à Kashan qu'un puissant  désir d'arrêter le temps me prend. La beauté de l'architecture des demeures me séduit, comme la fraîcheur d'une douce nuit d'été que l'on aimerait étendre au reste de la journée. Il y a en Iran de nombreux lieux, qui a eux seuls, valent le déplacement. Kashan fait partie de ceux-ci!

Ma première contrainte :  Il nous faut attendre le désert, là où nul regard ne peut nous surprendre pour se mettre à l'aise, enlever son T-shirt et respirer quelques grains de la liberté. Car ne nous trompons pas la liberté iranienne se déguste à la cuillère, comme du lait en poudre.

Mes premiers souvenirs : Toutes ces sincères discussions avec les iraniens, aux positions partagées, aux désirs de changement...ou l'effort intellectuel s'allie à la patience pour faire face au quotidien. Comme si sortir de l'impasse tenait à  un théorème encore inconnu. La qualité de vie rend la révolte impuissante...et laisse l'esprit macérer dans le jus de tout un chacun.

Mes dernières images : Des couleurs et des paysages comme la route qui mène de Yazd à Mashad ou encore la végétation et les parcы d'Ispahan. La contemplation reste à la portée de chacun, la publicité n'a pas eu le dessus. Et quel bonheur de respirer un air dépourvu des âcres relents de la consommation occidentale.

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(Album Yazd-Mashad des que possible)

Mon dernier dégoût: A Mashad, le lendemain de notre arrivée, notre hôte reçoit un appel des services secrets iraniens cherchant à savoir ce nous faisons chez lui. Sentir l'habitant contrôlé à nouveau à cause de nous (ce n'est pas la première occasion) ne peut nous laisser qu'un arrière goût amer de ce pays où l'être humain est entravé meme dans son désir d'aller à la rencontre, d'aller vers l'autre.

Mis en ligne le 22 avril 2011 a Samarkande (Ouzbekistan)

Voilees

Écrit par Florence.

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Dès le passage de la frontière iranienne, les femmes et les filles à partir de 9 ans doivent se couvrir le corps et les cheveux: foulard sur la tête, manteau long boutonné recouvrant les fesses et pantalon.  Les touristes sont également concernées puisque ces codes vestimentaires sont inscrits dans la loi.

A ma grande surprise, depuis l'ouest du pays jusqu'à Téhéran, l'exécution de la loi peut être très sommaire; spécialement à la capitale. Les femmes, surtout jeunes se contentent de poser  un foulard coloré sur la tête en laissant volontairement dépasser une grande partie des cheveux parfois ornés de jolies barrettes!  Elles sont maquillées avec soin et leurs habits sont assortis au foulard mettant en valeur de façon très raffinée leur personne. La dernière touche de féminité se remarque dans les chaussures à talons hauts. Elles sont magnifiques à regarder et les parisiennes qui ont la réputation d'être si « classes » n'ont rien à leur envier!

A partir de Téhéran, nous traverserons des villes plus conservatrices où la plupart des femmes portent le tchador en plus du voile et du manteau. Le tchador est un grand morceau de tissu noir rectangulaire que les femmes posent d'abord sur la tête puis enroulent tout autour du corps camouflant ainsi toute forme.

 Bien entendu, j'étais curieuse de connaitre la raison donnée par le gouvernement pour convaincre la population du bien fondé de la loi. Depuis la Turquie où Zohra demande pourquoi les femmes doivent se couvrir, nous avons toujours entendu la même réponse:  « c'est la volonté de Dieu ». Cette réponse est un peu évasive, ce qui semble plutôt normal puisque apparemment, le Coran  se contente de spécifier que la femme doit se couvrir, mais ne clarifie pas comment. A chaque pays musulman de spécifier ensuite, s'il le désire, de quelle manière.

A Tabriz, un contact esperantiste très croyant et pratiquant nous a donné de lui-même une explication un peu plus détaillée: les enfants iraniens apprennent à l'école que la femme est une perle et qu'elle doit se couvrir pour préserver sa beauté; tout comme on préserve l'éclat des bijoux en les conservant dans leurs écrins!

Notre ami D. qui a trente ans, donc né juste après la révolution islamique, nous a raconté que jeune-homme il avait compris quelle pouvait être la cause historique de ces codes vestimentaires. A l'époque de l'écriture du Coran par le prophète Mohamed en 721 environ, les femmes étaient considérées comme simple objet sexuel permettant aux hommes d'assouvir leurs besoins sexuels. Mahomed aurait donc voulu les protéger des assauts masculins en les couvrants et en les détournant des regards cupides.

 Les femmes iraniennes ont des droits, mais limités. Elles font de grandes études et occupent des postes importants, mais elles ne peuvent pas demander le divorce sauf en prouvant que leur mari est sous l'emprise de drogue. Dans le bus, les femmes sont assises à l'arrière et les hommes à l'avant; une barrière séparant les deux parties.  Ce simple tissu si léger exerce finalement, de par l'obligation de le porter, une énorme pression sur leurs épaules. Être attentive à être bien couverte dès que l'on sort, occupe constamment l'esprit des femmes.  Le foulard tombe sans arrêt à cause du vent et des mouvements de tête et il faut toujours le remettre correctement en place. Au début je pensais que c'était parce que je ne savais pas le mettre, mais j'ai pu observer autour de moi que les iraniennes réajustent aussi leur voile continuellement. On ne plaisante en effet pas avec la loi, une femme non voilée dans la rue se fait immédiatement arrêter par la police civile et battre au poste en guise de punition.

Le port du tchador est encore plus compliqué car il n'a pas de fermeture. Il faut donc tenir le tissu devant le corps avec une main. D'expérience, je me suis tout à coup rendue compte qu'avec une seule main de libre, on en peut pas faire grand-chose. Les femmes qui veulent utiliser leurs deux mains, tiennent le tchador fermé avec leurs dents; mais alors elles ne peuvent plus parler...

F. une iranienne activiste m'expliquait en effet que l'esprit des femmes est sans cesse occupé par ces obligations et interdits. Ainsi, elles n'ont pas le temps de penser à la manière d'améliorer leurs conditions de vie et de se rebeller. C'est justement la rébellion que veulent éviter les Mollahs en s'en prenant particulièrement aux femmes, car ils savent que c'est à travers elles que la société pourrait changer. Si elles ont le courage de se battre, les hommes devront les suivre sous peine de passer pour des mauviettes. Là réside le danger...  Il est vrai que pendant les trois semaines où j'ai porté foulard et manteau, je me suis senti remise à ma place de femme à chaque fois que je devais me couvrir pour sortir. J'ai mieux compris alors pourquoi j'avais ressenti beaucoup de mélancolie chez les iraniennes que nous avons côtoyées.

 Mais j'ai aussi vécu, même en temps que touriste, de la solidarité et de la complicité de la part des iraniennes. Lors de notre visite du « Holy Shrine » à Mashad, Zélia, Zohra et moi avons dû louer des tchadors pour entrer dans ce lieu saint. En sortant des toilettes, voulant le remettre pour rejoindre Jacques, Zachary et un ami S.; mon tchador s'est entortillé dans le dos le laissant complètement « découvert ». Aussitôt une femme m'a prévenue puis aidée à le remettre. A., la femme de S. se précipite à son tour pour m'aider voyant que je m'entortille encore plus. Nous éclatons toutes de rire devant ma maladresse quand une dame plus âgée arrive en plus et m'enlève le tchador m'expliquant qu'en tant que touriste je n'en ai pas besoin et que je devrais profiter de mon statut!!! Trois femmes s'occupent de moi en riant, attirant les regards et sourires de toutes les autres...

 J'avoue pourtant que je suis contente d'être née en Suisse, car lorsque j'ai pu me « déshabiller » au passage au Turkménistan, j'ai ressenti le soulagement de ne plus avoir besoin de me cacher!

(mis en ligne le 19.04.11 a Bukhara, Uzbekistan)

Raler, Raler

Écrit par Zachary.

Mis en ligne le 15.04.2011, Mary (Turkmenistan)

Nous partons d'Ankara. Ouf! Je commençais à en avoir assez, moi, de toujours rester au même endroit! Par contre ce qui me contrarie, c'est que nous roulons! Et oui, je ne suis jamais content. Mais c'est normal, non? Quand on passe son adolescence enfermé dans un camion!

Après deux jours de route nous apercevons le mont Ararat qui borde l'Iran. Mais, il nous faut encore passer la douane. La file d'attente est longue et tout le monde se bouscule. Papa est devant avec les passeports, moi, je ferme la marche en repoussant les assaillants. C'est pas gagné!

Puis à l'intérieur, ça recommence. Nouvelle queue : Tout le monde est bloqué à cause de nos passeports et ça grogne sec derrière moi. L'attente et la transpiration me gavent. Je sens en moi une montée d'hormones... Enfin, on nous laisse passer, mais pour Papa ça continue, cette fois c'est pour laisser rentrer Droopy.

Et nous, nous attendons encore ! Les boutons d'acné picotent fermement sur mon nez! J'ai envie d'assassiner mes deux soeurs qui jacassent inlassablement!

 

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Enfin nous découvrons l'Iran, et comme c'est le nouvel an, tout le monde pique-nique et campe un peu partout : dans la nature, au bord de la route, sur les parkings et  les trottoirs, Nous  voyons même une tente plantée dans un rond-point. Ce n'est pas l'image que l'on se faisait de la sévérité islamique.

A Tabriz,  la route et le bazar se ressemblent, c'est la vraie pagaille! Même Droopy n'est pas rassuré. Plus tard, au bord de la mer Caspienne, des voitures accidentées exposées régulièrement en guise d'avertissement, nous donnent la chair de poule.

Papa décide carrément de changer de cap pour prendre une route moins fréquentée.

Sain et sauf,  à Téhéran nous visitons de  nombreux palais avec Pouyan notre hôte et ami. Au bout de deux jours, je m'inquiète et demande à papa combien de temps nous resterons ici. Je manque de m'évanouir quand il m'annonce que nous risquons de rester plus d'une semaine! Tout ça à cause d'un maudit pique-nique !

En effet, nous sommes invité pour le Sis da Bedar, qui marque, en Iran, la fin du Noruz, le nouvel an Musulman!

Finalement le  2 avril est vite là. Devant l'entrée du jardin de Reza un espérantiste, je suis très étonné de voir une dame sans foulard!  Maman m'explique que vu qu'elle est chez elle, elle fait comme elle veut! Et en Iran, tout le monde n'aime pas porter le foulard, surtout en capitale, à Téhéran. Pouyan nous a expliqué que si la loi changeait, la moitié de la population rangerait son foulard au fond d'un placard. D'ailleurs cela énerve déjà Zohra et  Pouyan lui assure quelle  peut l'enlever et dire quelle a en dessous de neuf ans. Une fois dans le jardin, maman enlève aussi le sien après avoir demandé la permission.

Quand je vois le frêle repas qu'on nous offre et le peu de monde au rendez-vous,  je suis à nouveau déçu. Heureusement, il ne s'agissait que d'un petit déjeuner pour nous faire patienter, le temps que tout le monde arrive.  A midi nous sommes bien une quarantaine de personnes et plusieurs groupes s'affairent à préparer le pique-nique.

Tandis que quelques hommes épluchent les légumes, une dizaine de femmes se bousculent dans la cuisine. Dans le jardin un groupe d'hommes s'occupent des grillades en buvant des bières et des apéritifs. Tout autour des enfants gambadent et s'amusent entre eux.

C'est là que je recontre Amir, un gars de 20 ans qui m'invite à plusieurs reprises à me joindre au groupe des plus grands. Ils m'offre quelques pétards que je garde précieusement pour le désert.

Tout le monde s'est nourri copieusement, mais de s'être régalé de riz et de brochettes, n'empêche personne de danser au son de l'autoradio poussé à fond ! Maman m'apprend que normalement nous n'avons pas le droit de danser en Iran, mais vu que tout le monde en a envie, la police ne peut rien contre. Nous apprendrons, par la suite, qu'il est également très mal vu de chanter!

Quand nous repartons, je boude à nouveau car nous allons beaucoup rouler. Décidément, ce n'est pas simple l'adolescence !

Le pique-nique

Écrit par Zélia.

Mis en ligne le 15.04 2011, Mary (Turkmenistan)

Nous avons ete invite  a un pique-nique. Quand nous sommes  arrives, il y avait deux filles , une de mon age, Elya, et une autre plus petite qui s'appelait Alma. Nous avons couru ensemble et Amir est venu jouer au ballon avec nous. Ils ont accroche une balancoire et c'etait l'heure du repas. Une fille a mis aussi des chocolats et patisseries sur la table. C'etait tres bon.

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Rouler, rouler

Écrit par Zohra.

C'est bon, nous pouvons passer en Iran, nous avons les visas! Mais papa et maman nous ont expliqué que pour rattraper le temps perdu à Ankara, nous devrons rouler, rouler jusqu'à la frontière iranienne.

J'aime bien quand nous devons beaucoup rouler parce que papa démarre le matin quand nous dormons encore. J'en profite pour regarder par la fenêtre d'en haut. Quand Zélia se réveille, je lui dis de chuchoter sinon papa et maman nous disent de descendre.

Si nous nous arrêtons pour manger, nous perdons du temps. Maman passe alors derrière pour nous préparer des sandwiches, j'adore!

Nous nous sommes quand-même arrêtés pour prendre des photos des paysages enneigés de l'est de la Turquie. Nous avons aussi vu des montagnes rouges-blanches et du blé au milieu d'une étendue d'eau d'un bleu éclatant.

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Vu que nous roulons beaucoup, nous devons nous arrêter plus souvent dans les stations essences. Des fois nous avons de bonnes surprises comme en Iran où deux jeunes pompistes nous ont arrondi le prix de l'essence à notre avantage et offert du thé. Nous avons même pu faire le plein d'eau!

  Nous avons enfin fini de rouler quand nous avons été accueillis quelques jours à Téhéran chez Pouyan. Pouyan est un ami de Gwen, chez qui nous sommes restés à Ankara, qui est lui-même un ami d'Hakim qui est à son tour un ami de papa!!

Boisson nationale

Écrit par Florence.

Depuis le début de notre voyage, nous avons constaté que le thé restait la boisson la plus consommée. Thé aux herbes en Hongrie, thé noir à la sauge dans le désert jordanien, thé noir en Syrie, Turquie et Iran. Si le thé est le breuvage commun à plusieurs pays, la façon de le préparer et de le boire diffère d'un endroit à l'autre.

 A notre arrivée en Turquie, nous sommes allés comme à notre habitude faire des courses afin de nous faire une idée des prix locaux. Dans le supermarché en question, j'ai vite compris que les turcs buvaient beaucoup de thé noir en voyant un immense rayon remplit de thés par kilos à vendre.  En effet, tout au long de notre séjour, on nous a plus proposé de thé que de café; même si en Europe on ne parle que de café turc. Des litres de thé noir sont bus quotidiennement par les turcs;  à un tel point, que des « livreurs de thé » se déplacent dans les rues munis d'un plateau à anses pour l'apporter à droite et à gauche.

En Turquie, le thé se prépare avec deux théières. La plus grosse en dessous contient de l'eau qui reste en permanence sur le feu. Au-dessus, une petite théière qui s'emboite et qui contient le thé noir très infusé.  Le thé se boit dans de tout petits verres sur des sous-tasses avec une petite cuillère et deux-trois morceaux de sucre. Dans le verre, on verse d'abord un fond de thé noir, puis on l'allonge avec l'eau chaude. Cette façon de procéder permet de doser le thé et de le servir plus clair pour les enfants.

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En Iran, le thé se prépare de la même manière qu'en Turquie, mais au moment de servir, pas de sous-tasse ni de petite cuillère. Les iraniens qui veulent boire du thé sucré mettent un petit morceau de sucre dans la bouche et le laisse fondre avec une gorgée de thé noir. Ainsi, on peut adoucir le thé avec du chocolat ou toute autre sucrerie de son choix.

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