Itinéraire

01tourdiapo2

pnglogocouleur300dpi50x85Les 1001 Bornes apnglogohugo300dpi50x85apnglogohirondelle300dpi50x85apnglogopapillon300dpi50x85pnglogoVerdastelo300dpi50x85apnglogo2bornedorcoupe300dpi50x85apnglogofleur300dpi50x85028borneGland60x40pngdroopyfilm300dpi50x85                     

Derniers commentaires

  • Gravatar Le dessin mignon arrière de ma maison, Zelia! avec quelques traits et couleurs que vous avez laissé un souvenir chaleureux
  • Gravatar Chère petite Zélia, que cela doit être doux pour Droopy d'entendre ce cris de tendresse! Garde cette spontanéité à ton
  • Gravatar Danseuses dans un patio andalou ! Quelle grâce et quel rayonnement ! A vous la vie !
  • Gravatar ! Pero que listita es mi chica! Lo que habreis aprendido, sin duda, es que todas las acciónes tienen sus consecuencias ( bue
  • Gravatar Comme je comprends ta lettre Zélia! Droopy, c'était un membre de ta famille, celui qui vous a porté sur les routes du mond
  • Gravatar Mi skribas por deziri al Zelia felicxan naskigxdatrevenon!!! Cxion bonan, kara knabineto!!! Mi sauxdadas vin!!! Kisojn!!! Eid

Premier Pas en Russie

Écrit par Jacques.

Nous avons un petit mois pour traverser la Sibérie et rejoindre la Mongolie. Et comme si ce n'est pas déjà assez long, nous acceptons avec enthousiasme l'invitation de Kostik pour le rejoindre au Nord du lac Baïkal. Une idée un peu saugrenue pour celui qui connaît vraiment le détour de 1500 km que l'on va s'offrir, dont 1000km sont sur des routes sans asphalte.

 Mais les « 5 Sans » ont traversé le Pamir, et ils ne peuvent pas imaginer que les routes Russes les feront autrement souffrir que les routes Tadjikes. Et pourquoi se rendre où tout le monde va, si on nous propose justement le contraire? C'est bien sûr avant tout pour connaître le goût des fruits défendus et vous en rapporter un peu de leur arôme.

 Depuis Astana, nous calculons la route la plus courte et la plus adéquate pour parvenir à Nizhneangarsk. Kostik questionne de son côté, pour savoir si les routes sont terminées ou encore praticables. Du mien, j'additionne les kilomètres. Finalement 3000km nous séparent qu'il faudra combler rapidement si l'on veut rester quelques jours à Nizhneangarsk, car après il nous faudra encore faire plus de 1500km pour rejoindre Ulan-Ude, puis la Mongolie.

 Mon Dieu que la Russie est grande! Et dire que nous n'en verrons qu'un tout petit bout. Mais voir ces champs cultivés a perte vue, qui s'amusent à emprisonner des forêts de leur long bras verts me laissent bouche bée. C'est presque incompréhensible, comment quelques kilomètres plus au sud, il n'y avait rien que de la steppe et qu'ici, la végétation pousse de toutes parts. Au-dessus de nous des rapaces de toutes tailles surveillent les moindres proies. Parmi les herbes et les fleurs des milliers d'insectes bourdonnent et volètent de tous côtés. Les forêts grouillent également de mammifères en tout genre et d'oiseaux plus discrets.

 La nature même cultivée par les hommes garde toute sa splendeur et sa grandeur, rarement j'avais entendu parler de la Sibérie comme un lieu regorgeant de vitalité et de verdure. La force de la nature est d'une telle ampleur que les routes sont construites sur des digues comme pour éviter les assauts de cette dernière qui à tout moment pourrait rapidement reprendre ses droits. Plus tard, quand nous traverserons la Taïga nous nous en rendrons encore plus à l'évidence.

 D'une ville à l'autre, les villages semblent inexistants, les maisons et les fermes également, mais alors qui laboure ces champs, ou se cachent les hommes et les machines agricoles? C'est en nous enfonçant dans les petites routes en terre qui pénètrent dans la forêt que nous trouverons notre réponse. Bien cachés derrières quelques kilomètre de forêts, semblent sommeiller ces magnifiques petits villages. Rien que des maisons en bois aux barrières et aux fenêtres peintes. Tout respire la simplicité, celle des bûcherons-paysans. Celle de ces hommes qui vivent toujours et encore au contact de la nature. Rien avoir avec notre Europe prônant l'écologie et dont quasiment plus personne ne sait ni labourer un champ ou couper un arbre. Ici l'empreinte des temps, celui qui s'écoule et celui des saisons se ressent au plus profond des maisons que l'humidité endolorit, recroqueville et ratatine comme de vieilles babouchkas centennaires.

 

RSZ360maisonfume

(Cliquez sur la photo pour accéder à l'album)

 En trois jours à peine, nous atteignons Krasnoyarsk où nous sommes attendus par les espérantistes de la ville. Professeur d'espéranto confirmé, Sergei est notre contact principal, et c'est à côté de chez lui que Droopy trouvera sa literie.

 Scientifique et chercheur passionné, Sergei a le profil même du personnage de dessin animé. Son petit corps discret ne peut concurrencer avec sa tête au front proéminent, qu'en émettant de temps en temps quelques toussotements timides, tentatives maladroites d'affirmer sa présence.

 Rapidement, le ton assuré et doux du discours chercheur nous fait oublié son physique, pour prêter attention à ses paroles remplies d'humour et d'ironie. Sa maîtrise de l'espéranto achèverait de convaincre les derniers récalcitrants qui s'obstinent à prétendre que l'espéranto ne peut égaler une langue nationale.

 Le soir nous faisons plus ample connaissance, j'apprends ainsi que le professeur a contribué à la conquête spatiale, à l'époque où les russes damaient le pion aux américains. Et que sa maman était àl'âge de 16 ans, au front, lors de la bataille de Leningrad face au nazis. En peu de temps, nous abordons de nombreux sujets historiques qui nous tiennent à cœur en riant des absurdités et des contradictions qui remplissent l'univers des êtres humains.

 Chaque soir, je revois ainsi ma connaissance sommaire de l'histoire, sous un éclairage russe qui offre bien des intérêts, quand on sait à quel point nous ne connaissons que ce que l'on veut bien nous raconter en occident. Nous passons ainsi en revue de nombreux sujets comme la persécution des espérantistes sous Staline, les guerres d'Afghanistan ou de Tchétchénie ou encore l'effondrement du bloc soviétique ou les luttes de pouvoir au sein de la ville de Krasnoyarsk. Avec Sergei ce ne sont pas les sujets manquent mais le temps pour en discuter.

 Ce n'est à chaque fois que vers deux trois heures du matin que nous nous séparons pour quelques heures de sommeil. La journée nous visitons la ville ou les administrations pour nos démarches et rencontrons également les autres espérantistes de Krasnoyarsk qui ont eu connaissance de notre présence et qui veulent nous rencontrer.

 Nous faisons connaissance d' Ala, Evelyna et Zoya qui nous emmènent faire un petit tour télésiège sur les monts qui entourent la ville. Puis nous mangeons les fameux raviolis russes tous ensembles.

D'autre espérantistes nous rejoignent et nous terminons notre dernière soirée chez Zoya.

 Sergei reçoit encore des appels d'espérantistes qui veulent nous rencontrer. Malheureusement nous devons quitter la ville, le lendemain, si nous voulons profiter un minimum du lac Baikal et de la famille de Kostik.

 C'est ainsi la tête pleine d'anecdotes et de visages que nous reprenons la route. Nous dormons dans les champs de fleurs, les chemins forestiers, ou auprès des rivières pour reprendre la route, dès le matin, et rouler le plus possible.

 Sans peine nous arrivons à Severobaikal après 4 jours dont deux passer sur les pistes poussiéreuses. Seul un pneu crevé et une bosse d'anthologie sur le front de Zachary sont venues retarder notre progression Napoléonienne.

 A Severobaikal Kostik vient nous trouver pour nous emmener chez lui.

Des Routes de la Soie (Fin)

Écrit par Droopy.

Votre humble serviteur s'était arrêté dans le récit de ses multiples aventures, alors qu'il s'attaquait aux dangereuses routes du Pamir. Heureusement, la petite troupe itinérante sut prendre la relève de votre noble héros, lors de ses nombreuses blessures, témoignages irréfutables de cette épopée sans fin.

 Ainsi, la Babouine vous avait brièvement narré comment dans les hautes vallées du Pamir, on m'avait extirpé des sables mouvants, près du lac Rankgul. C'est à coups de marteau que je fus soigné par les chasseurs de mouflons géants. Méthode rustre, mais suffisante pour passer les derniers cols nous permettant de rejoindre le sud du Kyrgyzstan.

 A Bishkek le Gros entreprit de m'hospitaliser. Dans cette ville abondent les canassons « Mercedes » et par conséquent les vétérinaires sont aguerris aux pathologies familiales qui nous caractérisent. De larges diagnostiques furent établis afin de déterminer chacun des maux dont je pouvais souffrir. Ainsi on me fit diverses dialyses, huiles du moteur et des ponts, graisses des cardans et des roues, liquides des freins et surtout, on me mit un câble tout neuf au compteur kilométrique, ce qui nous permettrait de connaître à nouveau les distances parcourues.

 

Mais, comme toujours, il fallait se méfier des médecins, car certains se laissent tenter par le charlatanisme. Ainsi, la liste des pièces à changer et des réparations utiles et nécessaires s'allongeait jour après jour, heure après heure. Le Gros ne se laissa pas conter aussi facilement. Il récupéra la liste, en disant que le temps ne suffisait pas pour faire tous ces travaux et qu'il les ferait faire dans les pays suivants. Un coup de fil passé au « Père Lionel », confirma rapidement la non-urgence des travaux à effectuer. Seule la courroie striée et le pré-filtre du diesel méritaient la relève.

 C'est dans cet état, encore convalescent, que nous prîmes le chemin du Kazakhstan et de ses longues steppes arides. Mais sur la route alors que nous arrivions à Astana , voilà que nous eûmes affaire à un terrible frondeur masqué. Nous étions alors sur une chaussée bien droite et de bonne qualité, avec un asphalte encore jeune et parfumé. Quand soudain, un cailloux vint me percuter en plein pare-brise, juste au-dessus des essuies-glaces. Nous n'avions pourtant croisé aucun véhicule, et loin devant, à plus de 200m, le camion qui roulait devant nous semblait trop éloigné pour en être la cause. Si le caillou venait bien du ciel, même le Tout-puissant se garda de nous en donner la raison. Nous nous arrêtâmes sur le champs et déjà, le pare-brise grimaçant, exhibait une vilaine balafre d' une trentaine de centimètres... La Grossesse ouvrit sa boîte à pharmacie et en sortit deux sparadraps transparents qui me furent accolés pour éviter que la fissure ne progressât.

 La poursuite de mes soins reprit donc à Astana, où Vladimir, le chauffeur d'Alexandre, nous aida brillamment à résoudre la réparation du pare-brise et le changement de la courroie et du pré-filtre.

Le pare-brise fut recollé, comme dans la pub de « Carglass ». La méchante fente fut ainsi réduite à une égratignure.

 J'étais donc sorti vivant et conquérant des pays en « stan » et avait ainsi parcouru avec succès certaines des plus difficiles « Routes de la Soie ». Mon initiation était accomplie et la liste des dangers encourus et des blessures reçues faisaient de moi une monture aguerrie et prestigieuse.

 Fière de mes exploits, la petite troupe de voyageurs, sous l'instigation du Gros et les acclamations de la Grossesse, décida de m'adouber et m'attribua mon titre de noblesse. Désormais je serais connu sous le nom de « Droopy, le Hardi »

 Ceux qui se moquaient de ma prétention et de ma taille, pouvaient désormais, s'il le voulaient, narrer nos aventures et retourner leurs langues fourchues dans leurs bouches béantes. Mes exploits à travers les routes et les chemins, les montagnes et les déserts seraient conter à travers le monde. Et désormais en pénétrant les nouvelles contrées, on devinait à mes nombreuses cicatrices que « Droopy , le Hardi » n'était pas une monture quelconque, mais une figure de proue, au caractère bien trempé et aux nerfs d'acier.

 

Voici en pays par pays un extrait du: Carnet de bord des réparations de « Droopy le Hardi »

Allemagne: Le siège du conduteur casse sous le poids du Gros.

Pologne: Le webasto ne survit pas au climat d'Oswiecim...comment nous chaufferons nous pendant l'hiver?

Autriche: Pose d'un nouveau chauffage: 1500 €, première facture qui fait mal. Par contre nous pourrons nous aventurer avec confiance dans le froid et la neige

Hongrie: Premier pneu crevé après 4000km

Bulgarie: Premier accident sur la neige en montagne:

Phare arrière gauche + Boîte de rangement explosés

Dans le garage, nous jouons aux auto-tamponneuses avec les voitures Bulgares. C'est moi qui gagne et c'est le Gros qui paie: 700 CHF

Turquie: C'est Noël: le Gros rachete une boîte de rangement et la fixe en lieu et place de l'ancienne. Intoxiqué au diesel pour tracteur, je fume noir.

A Ömerle: Le Gros s'aventure dans un chemin villageois pour tracteur,

je tangue et la vitre arrière gauche de la cabine vient frapper l'angle d'un muret.

A Izmir : Première ouverture du moteur.

Changement des soupapes et des guides soupapes : 750 €

Réparation de la vitre 40€. Je vais mieux, mais je perds de l'huile

Syrie:je perds toujours plus d'huile

Jordanie:A Jerash, le moteur est couvert d'huile, on commence

par changer le joint du couvercle de la culasse. A Amman: deuxième ouverture du moteur : changement du joint de culasse 300€

A Aquaba: je perds toujours de l'huile (cette fois du carter) et la fenêtre mal fermée de la capucine par la Babouine s'explose sur le toit.

A Amman: Réparation de la vitre, pas jolie mais pas chère 40€

Les gars de Mercedes empire mon problème au carter et font payer 30€

de frais de dossier au Gros sans avouer leur méfait.

Syrie retour:Je perds toujours plus d'huile, mais que du carter...

Turquie retour:A Ankara: Encore un garagiste qui sait tout, sauf réparer 20€. Je continue à perdre de l'huile

Iran: A Téhéran : Un garagiste s'évertue avec ma panne d'huile au carter et découvre les méfaits jordaniens. Il répare le trou avec de la colle en espérant que ça tienne. Et m'offre la réparation pour qu'on se souvienne de lui. Je ne perd plus d'huile. A Mashad : On me lave en prévision du Turkménistan...je perds à nouveau de l'huile. (Mais pas beaucoup)

Ouzbékistan: Le siège du Gros continue à faire des siennes.Le câble du compteur, pour fêter nos 20000km de voyage, lâche et affichera désormais 142 621km

Tadjikistan: Dushambe: Le Gros échange les pièces du siègequi n'arrête pas de se casser. Enfin il pourra s'appuyer normalement.Pamir: On s'enfonce dans les sables boueux de Rangkul.Tracté brutalement le pare-choc se tord et le radiateur casse

Kyrgyzstan:Bischkek: Nouveau câble pour le compteur,graissage et vidange, freins....Avant de repartir le Gros, encore en colère, après s'être engueulé avec un flic véreux,arrache le marche pied.

Kazakhstan: Bricolage du marche-pied et la fermeture du capot avant.  Pare-brise cassé, changement de la courroie striée et du pré-filtre.

C'est ainsi retapé que je m'apprêtais à conduire mes fidèles compagnons dans la vaste Sibérie. Là-bas, il nous faudrait traverser la dense Taïga peuplée d'ours et tenter de rejoindre le nord du lac Baïkal pour découvrir de nouveaux peuples aux coutumes étranges et vivre de nouvelles aventures palpitantes.

 

Rsz_coucher_violet

 

Lac Baikal

Écrit par Zohra.

 

lac_balkai


A Nizhneangarsk un matin sur deux, à cinq heures trente,  je vais courir avec Kostik, notre ami esperantiste et son neveu Jura.  Après la course nous nous baignons dans le lac Baikal. Ce que je préfère c'est quand nous jouons dans l'eau.

C'est mon deuxieme dessin depuis la Turquie alors j'avais un peu oublie comme on faisait.

Zohra

(mis en ligne a Irkurtsk, Russie)

Boisson nationale 2

Écrit par Florence.

Au Turkmenistan, en Ouzbekistan, au Tadjikistan, au Kirgistan et au Kazakhstan, des litres de thé sont également bus quotidiennement.  La raison première de cette grande consommation est que cette boisson bouillie est potable ce qui n'est pas le cas de l'eau courante. La deuxième raison est que le thé permet de se désaltérer dans ces contrées où il fait très chaud. Enfin, tous ces pays sont de confession musulmane, impossible donc de boire une bière pour se rafraichir!!

Dans les pays en « stan », nous avons eu pour la première fois le choix de boire du thé vert ou du thé noir. Le thé se prépare en vrac dans une grande théière puis se boit dans des bols. En honneur de l'invité, on sert le thé dans son bol, puis on le reverse ensuite dans la théière.  Cette opération se poursuit trois fois afin d'être sûr que les dépôts sont bien restés au fond de la théière et non dans le bol de l'hôte.

RSZ270x203boisson__nationale_2_a



En Russie, on consomme également du thé, mais principalement noir. Mais, dans ce pays orthodoxe, cette boisson peut être remplacée par des bières ou de la vodka...
Chez eux pourtant, lorsque les gens ont soif, ils boivent du thé plutôt que de l'eau. Se servir un thé est aussi rapide que se servir un verre d'eau car l'eau bouillante est conservée dans un grand thermos de 7 litres. Dans une petite théière, du thé noir très fort attend d'être réchauffé et allongé avec l'eau bouillante du thermos. L'opération prend 5 minutes...
Voici une photo d'un thermos d'eau bouillante datant de l'époque soviétique: le samovar. Ces recipients sont d'origine chinoise et n'etaient pas utilises en Chine pour faire du the. Ce sont les russes qui leur ont trouve cette fonction.

 

RSZ_270X203boisson_nationale_2_b

Eglise de Nizhneangarsk

Écrit par Zachary.

Vu que Zélia c'est mise à écrire, papa nous a demandé de faire aussi des dessins. J'espère que Zohra suivra l'exemple.

Pour ce dessin, je suis parti en début d'après-midi avec une chaise, mon carnet de bord, une gomme et un crayon. Je me suis installé à l'ombre, en face l'église pour esquisse un premier croquis.

Les passant me regardaient avec de gros yeux, il y en avait même qui s'arrêtaient. Le plus dur était quand même de recopier le dessin avec la tablette.

glise_de_baikal

Le Lac Salé

Écrit par Zohra.

Au Kazakhstan, après être resté à Almaty, nous partons à Astana, la capitale du pays.

Nous retrouvons Alexandre que nous avions rencontré à Samarkande. Vu qu'il part en vacances, il nous propose de nous prêter son appartement. Devant son immeuble, il y a une petite cour avec des jeux: un panneau de basket, des anneaux de gymnastique, une balancelle, une balançoire à deux places et un bac à sable.

 

Alors que nous jouons, une dame commence à nous parler en anglais et nous demande si nous comprenons aussi l'espagnol. Je lui réponds que qu'un petit peu. A ce moment une petite fille, qui nous écoute, nous dit: «  como te llamas? » Je réponds « Zohra » et à mon tour je lui pose la même question. Elle répond « Aña ». Nous jouons toute la fin de journée ensemble.

 

Le soir, Aña nous invite chez elle, mais maman préfère qu'elle mange chez nous. Pendant le repas, Aña nous explique que sa maman est russe, que son papa est espagnol et qu'il travaille au consulat d'Espagne. Elle nous invite à venir nous baigner, le lendemain dans un lac à quelques kilomètres de la ville. Papa monte alors chez elle, pour discuter de cette proposition. Papa parle longtemps et pendant ce temps, je joue avec Aña et son berger allemand Mona. Nous rentrons tard et papa dit que si le lendemain il fait beau, nous irons avec eux à la plage.

 

Tôt le matin, il fait beau,j' harcèle donc les parents pour me mettre en maillot de bain, mais ils refusent. A 11h00, nous partons donc en direction du lac. Sur la route, je me glisse dans la cabine arrière et en cachette je mets mon maillot de bain. L'endroit où se trouve le lac est désertique, le sable de la plage est dur. L'eau du lac est salée et au fond il y a de la boue noire qui sent le souffre.

 

RZS360x270ania

 

Dans l'eau, nous lançons de la boue à Mona qui essaie de l'attraper. Puis je nage avec papa et Zachary plus loin où la boue est encore plus molle et plus noire. Zachary se ramasse de la boue sur la tête et derrière son masque on ne voit plus que le blanc de ses yeux et le jaune de ses dents.

 

Tout à coup, le tonnerre s'est mis à gronder et la pluie à tomber, nous sommes vite sortis de l'eau pour tout ranger. En tout nous sommes à peine rester 3 heures, mais nous nous sommes bien éclatés.

 

 

L'Ecole, caméra au poing !

Écrit par Zachary.

Voici mon deuxième film, dans celui-ci je présente notre début de voyage, pays par pays. Pour cette fois, je n'avais pas le choix, j'étais obligé de le faire car c'était un travail pour le cycle d'orientation. C'est pour cette raison qu'il n'y a pas beaucoup de passages drôles.