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Florence || Dynamique, patiente et joviale

Une visite touristique particulière

Écrit par Florence on 20 février 2012.

Vous imaginez bien que lors de notre voyage autour du monde, nous ne visitons pas les pays traversés de la même manière que si nous y étions pour deux-trois semaines. Nous ne suivons pas à la lettre les conseils des guides touristiques et ne visitons pas la totalité des monuments ou merveilles de la nature.

Tout d'abord, nous n'avons pas de guides touristiques ! Non pas qu'ils soient inintéressants, mais ce serait difficile de caser une trentaines de bouquins dans le camion. Nos contacts espérantistes, le carnet d'adresse plus que fourni de Jacques et nos rencontres avec d'autres voyageurs nous permettent de savoir à peu près ce qu'il ne faut pas manquer!!

Ensuite, sous peine de faire une indigestion et de dégoûter les enfants du voyage, nous limitons nos visites culturelles et essayons de trouver si possible des activités qui plairont plus particulièrement à Zachary, Zohra et Zélia. Pour nous les parents, ce qui nous enchante le plus, reste de rencontrer et de discuter avec des gens du pays.

Enfin, j'estime pour ma part que nous visitons parfois, nécessité oblige, de manière plus approfondie que d'autres touristes. Qui penserait en effet à aller voir les garages ? Il me semble qu'au lieu d'écrire un livre sur notre périple comme souvent suggéré, nous devrions rédiger un guide des garages autour du monde !! Bien plus utile ...

 Récapitulons: nous avons déjà visité des musées, des monuments divers, des écoles publiques ou privées, des garages. Nous avons admirés mille et une merveilles naturelles et goûté quantités de cuisines différentes. Que nous manque-t-il pour affirmer sans complexe que oui, finalement nous avons eu une bonne connaissance des pays traversés lors de notre tour du monde ?

L'hôpital bien-sûr, même si c'est toujours le dernier endroit où les voyageurs ont envie de se rendre !!! Et bien pour notre part c'est chose faite grâce à Zélia. Merci à elle, et surtout je la bénis d'avoir attendu d'être en Thaïlande pour découvrir ce lieu de soins.

 Étant dans une région à malaria, quand Zélia fait une forte fièvre pour la première fois sur la côte thaïlandaise, je souhaite aller assez vite à l'hôpital faire le test. Heureusement, nous avions retrouvé dans le coin nos amis québécois qui nous indiquèrent l'hôpital public de Klaeng. Ils y étaient passé quelques jours plus tôt, pour les mêmes raisons, avec leurs quatre enfants. L'hôpital est très rassurant. Bonne organisation, avec l'enregistrement du patient en premier lieu, puis passage près d'une infirmière qui prend la température, le poids et le pouls du malade et l'envoie muni de son papiers sur lequel sont inscrites les données précédentes attendre son tour pour voir le médecin. Nous réussissons à nous faire comprendre et n'attendons pas longtemps. Deux heures après notre arrivée, nous ressortons rassurés de savoir le test malaria négatif et de constater que la fièvre de Zélia a bien baissé. Le tout, consultation médicale et analyse sanguine comprise pour 6 CHF. Pour une fois, voilà une dépense qui ne grévera pas notre budget !

Malheureusement, deux jours plus tard, au milieu de la nuit, Zélia se réveille ne pouvant plus respirer correctement. A 3 heures du matin, nous décidons de repartir à l'hôpital, inquiets de son état. Zachary et Zohra restent dans la maison louée par les québécois où ils dormaient déjà avec leurs enfants. Cette fois, nous entrons directement aux urgences. Zélia reçoit du Ventolin et de l'oxygène, mais elle respire toujours mal. Le médecin de garde décide donc de l'hospitaliser après avoir effectué une radio de ses poumons qui ne révèle rien d'anormal. Nous montons donc en pédiatrie dans une chambre de quinze lits dont cinq sont occupés par des enfants dormant avec leur maman. Nous sommes les seuls étrangers et nous apprendrons plus tard que les occidentaux qui vivent en Thaïlande préfèrent aller dans les cliniques internationales... La qualité de soin étant bonne dans le public, nous pensons que c'est surtout pour des questions de langues. Le personnel soignant et même les médecins parlent mal anglais, ce qui ne doit pas être le cas dans le privé. A la visite du docteur le lendemain matin, nous avons un dialogue assez cocasse. Son anglais est plutôt mauvais. L'accent est difficile à comprendre (les asiatiques ont tous de la peine à prononcer les « r ») et il ne construit pas de phrases mais met bout à bout les mots qu'il connaît. Jacques et moi sommes concentrés au maximum pour essayer de le comprendre; la situation étant importante. La fièvre de Zélia a baissé, mais elle ne veut toujours pas s'allonger et panique si on lui enlève l'oxygène qu'elle respire par le nez... Nous devons faire répéter plusieurs fois le médecin pour être sûrs d'avoir bien compris. Constatant cela, il nous demande alors à diverses reprises si nous parlons anglais; en doutant fortement. Nous répondons par l'affirmative, n'osant pas lui avouer que c'est son anglais que nous ne saisissons pas !! Les jours suivants nous devrons à nouveau faire répéter encore et encore le personnel ne voulant surtout pas manquer une information importante. Peu importe, les infirmières sont patientes et se prêtent au jeu avec compréhension. Pour notre part, nous avons un joker en poche à Bangkok. L'ami d'enfance de Jacques, Alexis marié à une thaïlandaise pourrait traduire le cas échéant par téléphone. Mais finalement nous n'en avons pas eu besoin.

 Après la première nuit sans sommeil, Jacques repart en fin de matinée à Laem Mae Pim donner des nouvelles à nos amis et à Zachary et Zohra. Pendant deux jours il fera plusieurs fois ces 14 kilomètres qui séparent l'hôpital de la maison des québécois. Pendant ce temps, Zélia refait une forte fièvre et les médecins décident de lui administrer des antibiotiques par intraveineuse. Très vite elle va mieux. Nous supposons donc qu'elle a dû attraper une bactérie affectant le système respiratoire. Nous ne saurons jamais le diagnostic des médecins, mais nous ne sommes pas sûrs qu'ils le savaient eux-mêmes. Ils tiennent en effet à la garder encore 24 heures au moins pour observer l'effet du traitement et continuent à lui administrer du Ventolin. Nous ne sommes néanmoins pas inquiets. Les soins et le suivi infirmier sont de qualité et effectués régulièrement toutes les quatre heures. Le médecin passe matin et soir. Trois repas chauds sont servis par jour et les lieux sont lavés consciencieusement. Pas de blattes se baladant impunément comme j'ai pu voir dans un hôpital à l'hygiène douteuse d'un autre pays... Et puis, je me souviens qu'âgée de trois semaines, Zélia a dû être hospitalisé à Genève pour une forte fièvre. Malgré les nombreux examens coûteux, les médecins suisses n'ont jamais pu établir un diagnostic et avaient également soigné Zélia à coup d'antibiotiques !

 En fin d'après-midi, Zélia réclame son frère et sa sœur. Jacques qui était revenu, repart donc les chercher sachant qu'ils seront soulagés de voir que leur petite sœur va mieux. Lorsqu'ils arrivent, c'est l'effet assuré dans la chambre. En Thaïlande, pas d'heures de visite délimitées, les familles viennent, se relaient, s'entraident. Les thaïlandais ayant souvent beaucoup enfants, en cette fin de journée, la chambre est pleine de jeunes, de papas et de grands-parents venus soutenir les malades. Et pourtant pas de bruit insupportable. Ayant sûrement l'habitude de vivre à plusieurs, les thaïlandais savent être discrets. Quand ils constatent que nous avons nous aussi plusieurs enfants nous sommes immédiatement intégrés et Zélia chouchoutée. Elle reçoit des bonbons, des sourires, des petites attentions. Tout ceci sans paroles échangées, personne ne parlant anglais. En face de notre lit se trouve une maman avec un petit bébé particulièrement dénutri également sous oxygène. Lorsque ses frères et sœurs viennent le voir, je comprends. Dans les bras du papa, un bébé du même âge. Ce sont des jumeaux dont l'un s'est développé in utero normalement tandis que l'autre a visiblement manqué de nourriture, voire d'espace. Vu l'état du petit malade; on dirait un petit éthiopien sous-alimenté, je me demande combien de temps il devra encore rester hospitalisé. Son papa est pourtant le plus souriant de la chambre et le plus attentionné envers Zélia. Quelle belle leçon d'altruisme et d'empathie...

 A la visite médicale du lendemain matin, nous demandons au docteur si nous pouvons sortir le soir avec la fin du traitement antibiotique par voie orale. Il hésite, même si Zélia va toujours de mieux en mieux. Il finit par donner son accord, sauf si la fièvre revient entre temps. Jacques qui avait dormi dans le camion sur le parking de l'hôpital, très pratique ces camping cars, repart à Laem Mae Pim s'occuper des deux grands. Nous avons convenu qu'il reviendrait de toute façon à 18h, que Zélia sorte ou non. La journée se passe tranquillement. Le personnel attentionné pour cette petite aux cheveux clairs lui laisse choisir le DVD transmis sur l'unique télévision de la chambre. Nous jouons à divers jeux de société et ennuyée pendant que je m'écroule pour la sieste, Zélia aide même la femme de ménage à faire la poussière !! Elle a retrouvé l'appétit et me laisse les plats thaïlandais pour dévorer son pain et jambon que Jacques lui avait dégoté et apporté la veille pour l'inciter à manger.

En fin de journée, nous pouvons partir!! Le médecin me donne l'ordonnance et m'indique le chemin de la pharmacie de l'hôpital où je pourrai prendre les médicaments. La facture totale est à nouveau dérisoire, 100 CHF. Néanmoins, la pharmacienne ne donne aucune pilule avant d'avoir vu la facture payée! Je ne peux m'empêcher de penser que si celle-ci est bon marché pour nous, ce ne doit pas être le cas pour les thaïlandais. Comment font-ils, ont-ils un système social remboursant de telles dépenses ? Je découvrirai plus tard en discutant avec un thaïlandais qu'il n'en est rien et que chacun paie de sa poche les soins. Ce monsieur pourtant aisé a dû vendre une grande partie de son troupeau de vaches pour payer l'hôpital, le jour où il a fait un infarctus ...

 De retour à Laem Mae Pim, j'oublie un instant ces problématiques pour savourer avec plaisir et soulagement la purée maison cuisinée par Laurence, la maman québécoise. Nous la mangeons, réunis tous les onze comme une vraie grande famille thaï!!

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Vonaesch Gravatar   03.03.2012 09:15
Coucou Zélia Oui Non Maintenant j'espère que tout va bien et que vous ne visitez pas d'autres hopitaux en Malaisie. Tu as de la chance d'avoir toute la famille autour de toi et une Maman tout près à l'hopital, comme il y a 7ans à Genève. J'avais déjà écrit un mail à ta Maman. Je suis heureuse en voyant la photo que tu as retrouvé l'appétit.
Je vous embrasse tous très fort et attend de vos nouvelles de Madrid. Mamy
 
 
araceli Gravatar   29.02.2012 22:19
Oui Non
Bravo, mes chéris, il faut savoir porter un regard positif sur les événements, si pénibles soient-ils. Le regard, changeant le comportement, a une influence positive sur la situation, que souvent réussit à transformer. Vous êtes, encore une fois, sortis enrichis d’une rude épreuve. Bravo ma petite femme de fer habillée de velours.
:-*:-*:-*Chely
 
 
tata banya Gravatar   28.02.2012 22:12
maki maki Oui Non Petite mère Courage, pour soigner tes mains ou tes petons abîmés je te proposais mon tapis volant et pour tes envies, de bon chocolat du pays, mais pour les blessures de l’angoisse rangeant tes tripes ,je suis démuni et je ne peux que te prêter mes grands oreilles attentives et compatissantes: les fleurs les plus résistante s sont celles battues par les éléments contraires.
Ilal Aman
 
 
Nerita Gaiteiro Gravatar   27.02.2012 20:07
Desde luego, Oui Non es importante conocer los diferentes paises que visitais lo más profundamente posible, pero sabes lo que te digo? que si a de ser de esta manera !mejor no tener esos conocimientos! Y como Ze ya está bien, ahora es hora de recordar la amabilidad de todas esas personas que la han mimado sin conocerla, su estupenda disposición para ayudar a la señora de la limpieza, la buena asistencia médica y que bien se le da a la princesa pequeña arrebañar cacerolas !!! Zelia, te has manchado todo el brazo..... yo, de vez en cuando , me mancho la punta de la nariz!! JAAAAA.  
 
jaume sans Gravatar   26.02.2012 16:43
Oui Non Merci pour l'information sur les particularités de votre tourisme.
Naturellement que ce qui nous a le plus frappé a été la maladie de Zélia.
Heureusement que tout a bien fini. Nous esperon néanmoins, Princesse, que la prochaîne fois tu preferras plutôt un restaurant a un hôpital et que tu continuaera à t'amuser tant que tu pourras.Nous t'embrassons plus fort que jamais.
Vraiment. chère Florence, il y a des endroits ou l'on apprend beaucoup plus sur un pays que das les routes touristiques!
Nous esperons que Zélia est déjà en bone santé et que Zohra s'est déja rétablie de la "médusite", Nous feliciton Zacky pour avoir su faire face aux dangers assiatiques.Aux grandes personnes nous leur souhaitons "gute Erholung" après tellement d'effort et d'explot.
Nous vous embrassons tous
L'avi et Beatrice
;);)
 
 
belsonita Gravatar   22.02.2012 20:42
Oui Non Espérons que Zélia va mieux, ce n'est pas drôle être à l'hôpital dans ces pays, heureusement tout c'est assez bien passé plus de peur que de mal, le pire c'est de ne rien comprendre et ne pas avoir un diagnostique clair.
Coucou ma chérie maitenant que tu vas bien fais nous un des tes beaux dessins et raconte pleins des choses.
Nous t'embrassons très fort sans oublier les 4 restans;)
 
 
caroline Gravatar   22.02.2012 07:31
Oui Non Heureusement que tout va bien pour Zélia...C'est déjà pas drôle quand c'est dans notre pays, mais ça doit être un peu flippant quand on ne comprend pas bien...
C'est vrai que les hôpitaux sont un bon moyen de visiter un pays! On n'y pense pas, mais on se rapproche de la population, des moeurs et des habitudes culturelles. J'avais eu l'occasion de fréquenter un hôpital laddakhi, et c'est là encore qu'on se rend compte de la chance d'avoir des infrastructures comme les nôtres en Europe.
 
 
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