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Droopy || Petit, robuste et persévérant.

Sur les terres des frères rouges (2)

Écrit par Droopy on 12 janvier 2012.

Résumé (épisode 1)

 Droopy le Hardi a la tâche difficile d'emmener ses compagnons à travers des terres inhospitalières. Ces contrées, jadis habitées par des géants rouges, sont ensorcelées et dangereuses. En traversant la taïga, les pistes prennent vie et se transforment en dragon gigantesque. Droopy et son équipage tentent alors d'échapper au monstre...

 

Bouboulineta était inquiète de voir son Ado adoré, se tenir le visage entre les mains. Secrètement, elle craignit que nulle princesse ne fut désormais assez belle pour aimer une bête pareille. Mais le temps pressait, et le monstre pouvait survenir à chaque instant.

 Mon maître posa sa main potelée, sur son fils blessé, et d'un ton paternaliste l'encouragea :

 

- Fiston, approche-toi du miroir. Si tu peux encore soutenir ton propre regard un instant, alors plus jamais tu ne craindras quiconque qui pourrait te vouloir du mal.

Se sentant l'étoffe d'un héros, l' Ado prit son courage et sa tête à deux mains, pour se hisser devant la glace. Malgré ses jambes encore tremblantes d'émotion, il regarda son reflet immonde sans se reconnaître. Puis soudain, il aperçut cinq petits points blancs qui brillaient au milieu du miroir.

Un sourire s'épanouit sur son visage. Il reconnaissait enfin quelque chose de familier sur ce visage disgracié. Comme un phare dans la nuit, au sommet de son nez, la constellation « Acnée » brillait de ses cinq boutons lumineux.

Alors, appaisé, il éclata d'un rire gras et bête, comme seule la puissance de cet âge en est capable. Ses dents écartées rigolaient d'elles-mêmes et communiquaient si bien cette folie propre à tout la famille que sans plus pouvoir se retenir, la babouine et Miss Tic pouffèrent entre leurs mains. Alors seulement, les deux parents soulagés, rompèrent eux-aussi à rire aux éclats.

Finalement, il y avait eu plus de peur que de mal, et les quelques neurones perdues dans le choc ne se remarqueraient pas parmi l'atrophiante bêtise qui régnait sur son âge.

Le rire familial, comme un chatouillement exquis et mélodieux, s'était étendu dans la forêt parmi les arbres, passant de branches en branches et de feuilles en feuilles. Il invitait les arbres à remuer sur cette musique légère et réjouissante. L'écho de tant de gaîté ne tarda pas à arriver jusqu'aux oreilles du puissant dragon qui ne supportait aucune forme d'ingérence sur son territoire. Plus encore, il en vint à prendre toute cette joie, comme une véritable moquerie publique à son intention.

Son sang ne fit qu'un tour et du plus profond de la Taïga un rugissement caverneux se fit entendre.

Un vent tempétueux et ardent ballotta les arbres, comme de vulgaires plumeaux. Le dragon soufflait sa colère dans notre direction. Et les arbres pliaient sous la force de cette bourrasque fétide. De leurs feuillage se détachaient des nuées de poussière, accompagnée de feuilles et parfois même branches mortes. La forêt, elle- même, ayant perdu son insolente gaîté, semblait maintenant se courber en signe de soumission envers le terrible animal.

Tous ensemble nous tressaillîmes comme un seul être, mes compagnons s'installèrent rapidement dans la cabine avant et je démarrai en trombe. Sans hésiter, je fonçai en direction de la montagne, mais nous sentions tous que le monstre s'était retourné, meurtri dans son amour propre, et venait maintenant à notre poursuite. Chacun de ses pas faisait trembler la terre et provoquait une onde qui soulevait le sol sous mes roues. A la fréquence et à l'intensité des secousses, nous devinions que le monstre se rapprochait.

Heureusement, nous arrivions au pied la montagne, mais pour échapper complètement au dragon, il nous fallait absolument gravir cet obstacle qui se dressait, haut et large, immense et incorruptible.

Devant nous se tenait la chaîne montagneuse du Baikal, rempart sacré et protecteur des eaux du lac.

Ici, régnaient en maîtres toutes sortes d'esprits sans âge. Nous nous arrêtâmes rapidement pour faire chacun une offrande. Je lâchai sans attendre un boulon. Mon maître farfouilla, à la hâte, dans son sac de torchon de mécanique, en sortit une chaussette pas trop sale qu'il accrocha à une branche. Les enfants cédèrent à contre-cœur une part de leur goûter, quant à Bouboulineta, elle choisit la plus belle pomme rose de son panier de ménagère.

Les présents déposés, nous pouvions, sans plus tarder, nous engager dans la montagne. La piste caillouteuse ressemblait bien plus à un torrent de pierres, qu'à une piste. On aurait dit que toute cette caillasse n'attendait qu'un moindre signe du destin pour se mettre en mouvement et se transformer en avalanche. Il ne fallait pas trop réfléchir pour s'engager dans pareil chemin.

J'enclenchai les vitesses courtes et regardai à mes roues, pour ne pas faire de faux pas. Régulièrement les pierres se décrochaient sous mes pneus et dévalaient la pente derrière nous.

Surtout ne pas s'arrêter, ne pas câler! Garder un rythme régulier pour échauffer ni bielles, ni pistons et rester concentré pour négocier les lacets qui permettaient de gravir les flancs de la montagne.

En quelques minutes nous avions déjà pris de l'altitude, nous pouvions maintenant observer le vert manteau de conifères qui recouvrait les plaines et les collines avoisinantes. Mais, c'est avec effroi que pour la première fois nous vîmes le dragon dans toute sa taille. Encore à plusieurs kilomètres de nous, il ressemblait seulement à un vilain lézard muni d'une crête et d'une collerette. Il courrait à vive allure sur une longue distance puis s'arrêtait pour reprendre son souffle et nous observer.

Il suivait sans peine à travers la taïga, cette tranchée qui nous avait servie de chemin. Il se faufilait dans la brèche épousant sa forme et sa couleur. Un couloir creusé sur mesure, pour se mouvoir dans cette immense forêt qui lui servait d'appartements. Une galerie, à ciel ouvert, dans laquelle il se glissait comme un enfant s'élance dans un toboggan.

A chaque déplacement, ses écailles frottant le troncs des arbres produisaient un bruit frémissant de fermeture éclair géante. Ziiiiiiiiiiiip, Ziiiiiiiiiiiiiiiip, Ziiiiiiiiiiiiiiip. A chaque avancée, le monstre semblait croître inévitablement. De lézard, il s'était transformé en gros gecko puis en iguane. Son corps et sa queue semblaient s'allonger et s'étirer toujours plus. A tel point qu'il s'apparentait également à un serpent.

 

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Tandis que la bête réduisait la distance et se faisait toujours plus menaçante, je redoublai d'efforts sous les encouragements de mes compagnons.

- Vas-y Droopy ! Vas- y grimpe! Debout sur la banquette arrière la Babouine et Miss Tic criaient en se tenant aux appuie-têtes.

- Vite Droopy, vite ! Tambourinait Bouboulineta en frappant sur le tableau de bord!

Seuls l'Ado et le Gros ne disaient rien, vraisemblablement trop effrayés, le premier n'appréciant guère la vue du monstre et le vide et le second surveillant la température de l'huile qui ne cessait de s'élever.

- Ah! Mes amis, quelle épouvante ! A chaque virage, la pente se faisait plus difficile et le sol incertain et glissant se défilait sous mes roues. Seules mes compétences de tout-terrain, me permettaient de ne pas rester bloqué sur la route. Mais hélas! Cela ne suffisait pas, car deux virages avant le sommet, nous vîmes le dragon s'élancer d'un bond majestueux vers la montagne pour nous attraper comme une vulgaire petite souris. Son ombre voila un instant le soleil pour nous plonger dans l'obscurité. Et pendant que ces griffes acérées s'apprêtaient déjà à agripper ma carapace de tortue sans défense, mes compagnons fermèrent les yeux dans une abnégation toute silencieuse.

Recueillis sur eux-mêmes, ils étaient persuadés que leur dernière heure était venue. Leurs petits corps humains croustilleraient bientôt entre les crocs du monstres, comme une poignée de chips ou de corn-flakes.

C'est alors qu'un fracas terrible se fit sentir. Étonnés d'être toujours vivants et sur la route, nous ouvrîmes tous les yeux. Le dragon se tenait là, à quelques centimètres de nous, aplati et compressé dans une moue déformée. Et, tandis que nous le regardions en détail, comme à travers une vitre invisible, le temps semblait s'être arrêté. Ce pare-dragon magique et inattendu venait de nous sauver la vie. Alors seulement, le corps de l'animal, mit à se décoller et à tomber gentiment à la renverse. La bête chuta alors dans le vide et nous entendîmes le bruit assourdissant de sa masse inerte percuter le sol. Un formidable nuage de poussière s'éleva des profondeurs pour remonter jusqu'à nous.

Nous reprîmes alors complètement nos esprits, et je démarrai de plus belle pour gravir le sommet et m'éloigner de quelques kilomètres. Rassuré de n'être plus suivi, je m'arrêtai pour faire une halte. Mon moteur était bouillant, et une vieille blessure datant des routes de la soie, s'était réouverte. Secoué et bringuebalé sous le capot, le radiateur s'était décroché de ses attaches, et perdait de son eau. Et comme pour parfaire le tableau, juste sous nos yeux, un des mes pneus fatigués par tant de maltraitance, lâcha un long soupir de moribond pour se vider résolument de tout son air.

J'étais mal en point, mais heureux d'avoir pu mener mes compagnons à l'abri. Les esprits nous avaient protégés et dès lors, nous pouvions nous remettre de nos émotions sans crainte aucune.

(A Suivre...)

 


Droopy Gravatar   13.02.2012 10:32
Réponses Oui Non @araceli: Tu ne sais pas si bien dire...je te raconterai bientôt comment, moi aussi, j'ai souffert la soif sur ces terres hostiles et dangereuses.Laisse-moi juste le temps de me reprendre. ;)
@ L'Avi et Béatrice : mmm...j'avoue que j'ai aussi un peu de peine à comprendre ton commentaire. Enfin, je chercherais à être plus clair,la prochaine fois...En espérant ne pas être un écrivain maudit^^.
@ Nerita : Y porque no te vienes a pasear con nosotros. Ya tendriamos un aventura que contar juntas!!
@ matuteram : la quête n'a pas prix mon ami! En cherchant le graal certains perdent la vie et d'autres les moyens. C'est le prix de l'aventure !
 
 
matuteram Gravatar   22.01.2012 22:07
un fracas terrible se fit sentir Oui Non Vous qui accumulez les milles au compteur, vous avez la veine du conteur. Lyrique et palpitant
Ménagez-vous, cependant, car vous finirez par épuiser les économies et la patience , déjà fort bien entamées ,de vos cinq coéquipiers .

.

 
 
Nerita Gaiteiro Gravatar   18.01.2012 20:01
Droopyyyyyyyyyyyy, !!!!!!!!!!!!!!!!!!! Oui Non Diviiiinaaaaa, eres diviiinaaaa, te nombro (no se lo cuentes a los reyes ni a los herederos que se van a poner celosos) mi escritora favorita de novelas de brrr, ufff, !que emoción!, !lo voy a leer otra vez!. Pensaré seriamente en alguna aventura de mi vida y te la contaré para que la escribas en ese estilo tuyo... !con un poco de suerte igual termina en un best seller!
Espero que tu salud no se resienta mucho con tanto streeeeessss. Te y love you.
 
 
jaume sans Gravatar   14.01.2012 15:41
Oui Non Droopy,
On voit clairment que tu est très passioné d'écriture, Tu construis de très belles
frases, mais ils faut avouer qu'on n'arrive pas à y piager beaucoup.
Une chose dévient claire: tu as fait honeur à ta responsabilité et si c'est toi qui as sauvé la vie aux cinc sans - 3 et 1/2 pour faire place à princese, Mis Tic, Ada et tuti quanti...- nous sommes ici pour t'en remercier et pour te démander de continuer à proteger la famille sans oublier de te proteger toi mëme
Porte-toi bien
Bisous +a tous
L'Avi et Beatrice
 
 
araceli Gravatar   13.01.2012 00:13
Oui Non Bu d’un seul trait comme le vagabond assoiffé vide le reste d’un vielle bouteille d’eau trouvée sur son chemin …et j’ai encore plus soif !mille baisers. mam

 
 
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