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Droopy || Petit, robuste et persévérant.

Des Routes de La Soie (2)

Écrit par Droopy on 4 mai 2011.

A une dizaine de kilomètres de la ville, la route se détériore rapidement, et si tout le pays est d'une propreté impeccable, le bitume turkmène avec ses ornières, ses nids de poules, ses morceaux de pistes, et ses parcelles refaites est un vrai casse-tête pour le conducteur étranger. Dans ces conditions, il devient difficile de rouler à vitesse constante. Régulièrement, nous freinons pour éviter des chocs ou des rebonds trop violents. Et pourtant, plusieurs fois par heure, je me prends des coups. Que ce soit à 60, 50 ou 40 km/h, l'attention doit être constante, sous peine d'exploser un pneu ou de tordre un pont. Par chance, les conducteurs sont moins fréquents et seul de temps en temps quelques illuminés foncent, à tombeau ouvert, dans leurs blanches voitures aux vitres teintées. A l'inverse, les quelques bus ou camions que nous croisons battent des records de longévité, traînant leur corps ridés de rouille sur cette route qui tient plus de la bure que de la soie.

 

Par chance, pour le dernier jour, la route qui mène de Bajramaly à Turkmenabat, est un peu meilleure et nous permet d'arriver dans les temps à la frontière. Curieusement, malgré les dires d'autres voyageurs, nous ne subissons ni contrôles, ni pressions des nombreux policiers que nous croisons. Astucieusement, dans les villes, le gros, va jusqu'à leur demander régulièrement la route, car en dehors d'Ashgabat, les signalisations sont quasi inexistantes et les kilomètres ne sont nullement indiqués.

 

Dommage qu'il soit si couteux d'obtenir des visas d'une ou deux semaines, car si le secret de la soie se cache encore quelque part dans ce pays, ce sont certainement les délicieuses et colorées femmes turkmènes qui le détiennent. Les brefs contacts que nous avons eus pendant notre traversée nous ont séduits et c'est avec regret que nous aurions volontiers fait plus connaissance avec la population.

 

Puis, avant de quitter le Turkménistan, nous nous acquittons encore d'une dernière taxe de 42 $ pour passer un pont démontable, seul voie d'accès vers la douane de Farap. Bientôt, nous serons à Bukhara et Samarcande, au coeur des routes de la soie, mais pour ceci, il nous faut encore faire les pleins de diesel et passer les douanes.

 

Si les cow-boys turkmènes, nous jettent dehors, comme ils nous ont reçus. Les attentionnés douaniers ouzbeks, nous laisseront, à notre grande surprise, passer sans nous demander ni taxe, ni assurance, ni même un quelconque sums...

 

Les routes ouzbekes sont légèrement meilleures, tant que nous ne quittons pas les grands axes, sinon le rodéo recommence et je me plais quelquefois à faire rebondir dans la cabine mes valeureux passagers. Finalement, ces routes rebelles, réveillent mes instincts sauvages et, quelque fois, j'en arrive même à rêver de liberté, surtout quand nous empruntons les pistes pour bivouaquer dans les déserts.

 

Je m'imagine alors, être un de ces animaux fabuleux que l'on rencontre dans les contes merveilleux.

A mi-chemin entre le pur sang mongol et le dromadaire mamelouk, je parcours les steppes en galopant. Mon célèbre hennissement rappelle aux autres animaux que la liberté est la plus belle des conquête. Et si au loin passent de grandes caravanes, transportant mille et une merveilles vers la belle Samarcande, je les fuis à vive allure, préférant la poussière des paysages, aux tissus soyeux de la ville.

 

Au loin , m'attendent déjà les montagnes Tadjikes, imprenables citadelles que la nature a érigé pour se protéger des hommes.

 

Une odeur de diesel emplit fortement mes narines et mon estomac gargouille goulûment, si les rêves nourrissent l'esprit, la dure réalité revient sur le devant la scène. Je ne suis qu'une triste machine qu'il faut abreuver de divers liquides nauséabonds. Dans mes folles galopades, le câble du compteur a lâché. Nous sommes désormais, plongés dans un monde sans vitesse, où les kilomètres n'avancent plus. A Samarcande, nous visitons une clinique qui tente un bricolage sans garantie, car les destriers de mon espèce sont rares dans ces contrées. Le bricolage tiendra exactement 15,3 km que le compteur affichera désormais comme souvenir de Samarcande.

 

Le jour même nous entrons en territoire Tadjik, si nous arrivons à 16h30 en douane, c'est à la nuit tombée que nous en sortons, les douaniers ouzbeks nous laissent à nouveau passer sans faire aucun problème. Quelques questions et quelques visites de la cabine arrière, plus par curiosité que par contrôle. Jamais, non plus, ils ne nous demanderont de preuves concernant nos nuitées.

 

Par contre avec les Tadjiks, s'écouleront les lents quarts d'heures d'une corruption désabusée...le temps de regarder tout le derby entre Manchester et Everton sur un vieux poste de télévision aux accents soviétiques. Même le médecin, nous arrachera quelques dollars pour justifier les 5 prises de température, inscrites dans son livre de bord poussiéreux.

 

Nous rejoignons la ville de Khujand, et nous nous nous garons près du fleuve. Demain nous passerons notre baptême de la montagne avec notre premier col à 3400m.

 

Bam,bam, bam quelqu'un tape fortement contre la carrosserie. Il est 5 heures 30 du matin, le gros enfile son short et se présente à la porte, sans trouver ses lunettes. Un policier, sorti tout frais de l'oeuf, marmonne quelques mots en Tadjik avant d'entamer une danse des canards, où plusieurs fois, il croise ses ailes, à hauteur de bec en fronçant les sourcils. Le gros décrypte rapidement le flou message qu'il perçoit avec ses yeux de taupe mal réveillée. Puis, il acquiesce de la tête, signe généralement bien perçu, dans le langage international de la police.

 

C'est ainsi que nous levons le camp, de bon matin, pour gravir le col du Sakhristan, la route est bonne, sans comparaison, avec les pays précédents. D'ailleurs régulièrement nous nous acquittons d'un péage, que nous jugeons bien adéquat, même s'il ne s'agit pas d'une autoroute. Mieux vaut payer un petit peu et avoir une bonne route, que ne rien payer et devoir réparer sa voiture.

 

Malheureusement quand nous nous présentons à 2400m, devant le tunnel en construction, un ouvrier nous explique que celui-ci n'est pas terminé et qu'il nous faut redescendre pour prendre la piste défoncée qui conduit au sommet...25 km de détour, au milieu de la poussière et des camions. Si nous arrivons à atteindre le 15 km/h dans la montée, en descente l0 km/h sont une vitesse nécessaire pour éviter la chute dans le ravin. Chaque véhicule monte à son rythme en cahotant sur la route, Zachary nous a rejoint depuis un bon moment, dès qu'il s'est vu suspendu au-dessus du vide, depuis la fenêtre de sa couchette. On est tout de même, plus rassuré dans la cabine avant, même si régulièrement nous observons des carcasses de voitures pourrissant au soleil, sur les flancs de la montagne.

 

A quelques mètres du sommet nous dépassons un gros poids lourds, qui peine lourdement. Soudain, en arrivant à sa hauteur, son radiateur explose, des jets d'eau sale et brûlante surgissent et vienne gicler contre ma cuirasse, je suis trempé sur le côté droit. Les coulées grisâtres me déguisent ainsi en zèbre de la route pour les jours suivants.

 

Sans contexte, le Tadjikistan s'adjuge, dès notre deuxième journée, le prix de la route la plus difficile que nous ayons parcourue. Arrivé à Ayni, nous nous remettons de nos émotions en achetant quelques abricots secs et en cassant la croûte. Le soir, nous nous offrons un bivouac de rêve près du lac d'Iskenderkul. La récompense est à la hauteur de l'effort.

 

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Le troisième jour, pour rejoindre Duchambé, nous avons encore un deuxième col à passer. Il culmine à la même altitude que le premier. Tout autour de nous des Mont-Blancs nous encerclent et nous toisent du haut de leurs 5000m. Cette fois-ci, à 2500m, le tunnel nous attend. Seule une des deux voies est praticable. Tout contents, nous nous engageons sans tarder dans ce raccourci. Mais voilà, qu'à peine à une centaine de mètres plus loin, nous sommes dans l'obscurité la plus complète et la route est parsemée de mares aux canards. L'eau coule depuis le sombre plafond. Sur les côtés, des butes de terres aux formes imprécises rétrécissent accidentellement les parois poisseuses de cet interminable intestin qui nous avale sans faim. Au sol, dans certaines mares, nous apercevons, sortant leurs têtes hors de l'eau, de vilains serpents métalliques, prêts à nous mordre les pneus.

 

Chaque phare, en face ou derrière nous, est une lueur d'espoir. Le fait de savoir que nous ne sommes pas tout seul est un déjà un soulagement. Nous progressons lentement, car la poussière mêlée à l'humidité rend la visibilité avec les longs phares impossible. Les vitres se salissent régulièrement et c'est certainement pas l'endroit le plus charmant pour changer un pneu. Zélia, demande combien de jours doit durer ce tunnel, d'elle même vraisemblablement pour s'aider à patienter, elle répond : «  Il peut durer six jours ce tunnel ». Après une bonne vingtaine de minutes, enfin, la sortie apparaît.

 

Sur les versant de la montagne, la neige reflète avec force les rayons du soleil. Après ce long moment passé dans l'obscurité, toute cette lumière nous aveugle, le gros doit même mettre ses lunettes de soleil, pour y voir plus clair !

 

Dans 50 km, nous serons à Duchambé, notre baptème Tadjik c'est bien passé. Là-bas, je passerai une bonne visite médicale, avant d'entamer la M41, la route qui traverse le Pamir, avec ses cols à près de 5000m et ses pic culminant à plus de 7000m. (A suivre...)


Droopy Gravatar   25.06.2011 21:12
Mes excuses 2 Oui Non A genoux devant mes nombreux lecteurs et commentateurs, sachez que si ma plume n'a pu vous répondre c'est sans excuse et sans malice que je peux vous assurer que mon coeur est toujours rempli de pensée pour chacun de vous! Moteur chaud et battant qui à chacune de vos lignes s'emballe pour faire tourner les roues de mes émotions et pour extirper les dernière forces de mon courage éprouvé par cette quête incessante...rien que d'y repenser je m'emporte et je m'envole à nouveau

@ Caroline: Bonne question, mais difficile à répondre tous ces pays sont très différents, et comme tu le dis si bien sont très mélangés. Pourtant la proportion russe est plus forte au Kazakhstan et se mélange avec les traits asiatiques. Au Kyrgyzstan la dominante semble asiatique, au Tadjikistan je dirais que ce sont les plus mélangés ont trouve vraiment tout et la constante est difficile à prouver et pour le Turkménistan et l'Ouzbékistan les traits se rapprochent gentiment vers les traits turques...mais finalement on a surtout vite fait de se tromper!!:P
@ Ana : Effectivement nous sommes plus à l'aise, nous avons combattus maintennat les monstres les plu communs que les aventurier de notre espèce rencontre ( pannes, douaniers, check-points, ambassade, policiers, garagistes, arnaqueurs) Le rôdage a eu lieu et nos soucis des débuts (eaux propres; eaux sales, lessive, change, circulation en ville) sont devenus une routine ronronnant!
@ Maki Maki : L’orgueil, l'orgueil encore un poisson qui nous sert d'appât. Mais si certains meurent par la bouche, c'est pour mieux faire rêver ceux qui sont à la surface. Reste à savoir lequel est le plus malheureux le poisson ou le pêcheur? Certaines fois il faut aimer se perdre, ne serait-ce qu'en parole...pas vrai?
@ Araceli : Le barrage de Nourek, nous n'avons pas pu le voir de près, refoulés fermement par un agent à casquette...mais il y a quelques photos de loin dans l'abum Duchambé-Khorog. Pour le dernier le col le bidon d'huile était bienvenu! ;)
@ Marijeanne :Aaaaah! Les mystère de l'informatique sont certaines fois aussi impénétrables que les voies du Seigneur!!
@ Jaume: Pas de soucis , j'aime arboré des noms différents pour raconter l'histoire de Drooz ou les aventures de Droopysséus. L'important que c'est que nous aillons toujours des choses à nous raconter! ;)

@ Nérita : Sans vouloir faire de Jaloux ou de Jalouses, si j'étais Don Quichotte tu pourrais être ma Dulcinée et je pourfendrai alors, tous les monstres de la terre pour que mes aventures te soient mille fois racontées!

@ SCRRROOUUUUIITC HHH.....maa.....SCHUROUITSSSSSC HHH....myyy.....SSSSSSCCCCRRRRO OOOUUIIITTTCCCH H...chelyy

@ Totof, ton message nous arrivé un peu tard , nous étions déjà à Osh, mais si de loin nous avons pu peut-être apercevoir le Pic Lénine, cela devait être juste après le lac de Kara Kul, car ensuite nous n'avons plus longé de lac avant un bon moment!!
 
 
totof Gravatar   17.05.2011 08:28
Oui Non slt à tous
Du Pamir en allant sur la Kirghizie il y a un grand lac d'ou vous pourrez voir le pic Lénine et les autres (+ de 7000m) Gaffe il ya des moustiques super costauds
En redescendant vous passerez par un couloir d'environ 30 kms sur 200 ou 500? arretez vous un instant. Peu de touristes y sont passés et c'est un des plus beau coin que j'ai pu voir
bises à tous
 
 
araceli Gravatar   16.05.2011 13:59
Avis important à tous les amis(es) des 5+1 sans Oui Non Qui a pu rentrer en contact verbale ou par mail avec eux depuis le 4 mai ? Annoncez-vous, s’il vous plait
Merci
Chely (la maman de Jacques)
 
 
Nerita Gaiteiro Gravatar   14.05.2011 21:30
Y olvidaba decirte que si Oui Non para ti la libertad es la mas hermosa de las conquistas, ALEGRATE, Don Quijote tenía un pensamiento parecido al tuyo ; le contaba a su escudero: La libertad, Sancho, es uno de los más preciosos dones que a los hombres dieron los cielos; con ella no pueden igualarse los tesoros que encierra la tierra ni el mar oculta....  
 
Nerita Gaiteiro Gravatar   14.05.2011 21:17
Señorita caravana Droopy Oui Non me tiene usted empapada en sudor... ¿que porqué? está claro, porque te he acompañado todo el camino mirando, acelerando, frenando, vigilando locos, adivinando posibles peligros...! hija, por favor, esto es para agotar a cualquiera y especialmente a mí, que conduzco solo por sitios llanitos, de día y con "pirados" de los que mas o menos puedes calcular hacia donde se van a mover.Menos mal que contemplando la foto del lago Iskerdenkul he conseguido relajarme. Que te sea leve y !cuidate!.  
 
jaume sans Gravatar   14.05.2011 14:16
Oui Non Mes excuses, Droopy pour t'avoir appelé Drooz la dernière fois. Problèmes techniques de trvailler avec trois claviers differents.
On ne peut que te montrer de l'admirations pour ce voyage que l'on devrait vraiment appeler odysée si bien il est vrai que les véhcules, les routes, les policiers... ne resemblent gaire aux vicissitudes des personages d'Homère. Il ne nous faut que vous dire encore une fois BONE CHANCE et BON COURAGE. Bien sur vous entendrez à plusieurs réprises le mot
Bisous à tous.
l'avi et Beatrice ;);)
 
 
Vonaesch Gravatar   14.05.2011 13:48
Oui Non Bonjour
J'ai comme Ana pris le temps de regarder vos albums magnifiques sauf un : pour moi le Turkmenistan restera toujours"un pays méconnu" car en lieu et place de l'album tout est noir. Pas une photo dans celui ci alors que les autres je les receptionne très bien.
Tout est magnifique mais donnez des nouvelles dès que vous le pouvez
Bises Mamyjeanne
 
 
araceli Gravatar   13.05.2011 19:14
Oui Non Duchambé,le mot sonore et coloré tadjik qui veut dire,tout simplement "lundi ", jour de la semaine ou se tenait le marché.
Est-ce que le superbe lac d'Iskenderkul de la photo est en relation avec le barrage de Nourek (une première de l'ingénierie mondiale, semble- t-il!)?
Flo,je remarque que tu adoptes les couleurs de base tadjik (rouge,noir,mau ve et orange)qui, dit au passage, te vont à ravir.
Droopy,si tu prenais la M 41 de Douchambé à Och le col n'est qu'à 4.655...OK sûr...pas loin de celle du Karakorum à 4.700...j'ai le vertige et ma tension est au-dessus de 20!Un bidon de lubrifiant vient de partir! Garde,néanmoins, les yeux grands ouverts car c'est une route qu'on parcours rarement deux fois dans sa vie!;)
 
 
tata banya Gravatar   09.05.2011 15:47
maki,maki Oui Non Attention Droopy! Je te sentais gonflé d'orgueil quand tu passais près de carcasses de tes congénères; un peu de charité,y a pas si longtemps que tu suintait le long de routes laissant tes traces malodorantes derrière toi!Vrai, tu tournerais la tête de n'importe lequel de ces puissants et baraqués poids lords en excès de poids et d'âge!Mais,d e grâce,ne gonfles pas trop tes pneus au risque de les voir exploser comme des ballons!
Ilal Aman
 
 
Ana Gravatar   09.05.2011 14:07
Oui Non Hello,
J'ai pris le temps de regarder les nombreux albums photo que vous avez réalisés et certaines prises sont vraiment magnifiques. Je pense en particulier au contraste entre les paysages désertique s ou les villes poussiéreuses et les vêtements des gens ou les marchés très colorés. C'est vraiment très beau. On vous sent aussi plus à l'aise qu'au début, c'est certainement votre âme de troubadour qui se sent plus à l'aise maintenant ou tout simplement d'avoir troqué les baskets pour des sandales!
Merci de nous en mettre plein les yeux!
Bisous à tous,
Ana
 
 
 
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