Itinéraire

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Droopy || Petit, robuste et persévérant.

Des Routes de La Soie (1)

Écrit par Droopy on 4 mai 2011.

Approchez fidèles lecteurs!

Oyez, bonnes gens, les récits de nos aventures !

C'est l'heure de tendre l'oreille, car nous entrons enfin dans le vif du sujet. C'est maintenant, que les nuits engendrent les rêves et que les bornes comptent le temps. En entrant en Iran, nous avons pénétrés le monde des contes et décomptes. Si certains peignent les diables sur les murailles, d'autres croisent les monstres en chemin.

 Il est bien facile de penser que le régime iranien est une cruelle chimère, mais la réalité est toute autre, car c'est de mes deux phares que l'ai vue et dans mon corps que je l'ai vécue. Si pour certains la Route de la Soie est l'escalier qui mène aux rêves, pour moi, destrier cuirassé, il s'agit d'une descente en enfer. Et pendant que mes maîtres, posés sur mes doux coussins, discutent de beaux tissus , de jardins en fleur et de palais miroitants, moi, de mon côté, j'apprends à vivre mes peurs et mes cauchemars.

 En passant la porte iranienne, j'ai d'abord admiré le joli tapis d'orient qui se déroulait à mes pieds, une route de qualité, sans trou, ni ornière, aux pentes douces et jolies. Une vraie découpe de berline aux formes envoutantes...mais je ne savais pas encore que c'est dans ce genre de corps que le diable aime à se cacher. Pour ravir sans merci, les âmes qui trop innocemment succombent aux multiples désirs. C'est aussi pour ça, m'a-t-on dit, que dans ce pays l'on cache les femmes, dans les plus sombres habits.

C'est en quittant Tabriz, pour rejoindre la Mer Caspienne que d'un seul coup le tapis sans fin sur lequel je roulais, s'est mis à voler. Et au lieu de monter vers le ciel, il s'est décidé à rejoindre le chaos des enfers.

Dans ce royaume de damnés, où nulle règle ne semble régner, chaque âme conduit sans peine, jouant avec le destin, comme un pendu joue avec sa corde.

 Et c'est pour le plus grand désarroi des verts épouvantails de la circulation que, les drôles d'oiseaux qui se tiennent aux volants, cherchent irrémédiablement, à embrasser leur mort. Sur le bord de la route, des carcasses de voitures trônent piteusement sur des échafaudages de fortune. Dernier recours trouvé pour essayer d'effrayer le chauffard. Mais ces martyres en puissance semblent bien confondre les funestes monuments, avec de nobles statues auxquelles ils auraient droit. Que ne ferait-on pas pour passer, même stupidement, à la postérité!

Les routes perses sont ainsi de longs cimetières cumulant 25 000 morts par année et un demi million de blessés, à moindre prix , les américains s'offriraient volontiers quelques guerres !!!

Le code de la route n'y est quasiment jamais observé. Passer son examen de conduite doit donc être un vrai calvaire. En effet, nous avons croisés quelques malheureux élèves conducteurs pétrifiés dans leur véhicule, certainement en plein dilemme, ne sachant pas si leur fallait obéir à leur instructeurs ou plutôt se fier à leur instinct de survie.

Heureusement pour nous, le gros roulait doucement, optant soit pour la voie toute à gauche, soit pour la voie toute à droite, stratégie payante, car on ne peut pas contrôler simultanément les deux côtés et qu'à tout instant surgissent des véhicules. Le nombre d'infractions au code de la route est incalculable et d'une diversité telle que l'on ne peut l'imaginer. Seul un dessin de Mordillo pourrait peut-être l'illustrer.

Ainsi par exemple, j'ai participé à une partie de volley-ball sur un boulevard à trois voies. J'ai dépassé des voitures qui remontaient l'autoroute en marche arrière. J'ai pris, devant des agents de la circulation, deux voies de bus en sens interdit , à la demande de notre guide iranienne. En Iran, on débouche d'abord sur la voie et ensuite on regarde si les voitures qui arrivent ont de la place pour se pousser sur le côté. Enfin, tout espace est bon à prendre, suffit d'arriver le premier. Après tout, c'est très simple, pourquoi s'embêter avec des lignes blanches ou des feux rouges, qui, soit dit en passant, sont plus souvent clignotants que verts ou rouges.

Mais, c'est aussi sur ces dangereux sentiers que l'on trouve quelquefois les hommes les plus purs, ainsi en arrivant à Téhéran, le gros et son ami Pouyan, m'ont emmené chez le docteur pour tenter de guérir ma vieille plaie suintante au carter. Celle que je trimballe depuis le mois de janvier. C'est là que nous sommes tombés sur un saint homme qui après moult efforts a su me soigner en appliquant un onguent miracle. Nous avons d'ailleurs découvert l'imposture des garagistes jordaniens de chez Mercedes qui non contents d'échouer dans leur entreprise, avaient par la même occasion doublé la mise en perforant mon carter. Qu' à cela ne tienne, notre bienfaiteur iranien, lui, n'a pas voulu nous facturer un seul real. tenant absolument à ce que l'on se rappelle de lui, lors de notre long voyage. Un bonheur multiplié par mille. Le gros, lui a offert une grande boîte de pâtisseries locales. Les deux hommes se sont embrassés comme des frères avant de repartir. Depuis, je suis heureux de ne plus laisser de trace, comme le petit Poucet, partout où je passe.

 Nous avons repris ensuite avec plus de quiétude, les belles routes iraniennes traversant déserts et montagnes. Peu fréquentées, elles prennent une autre dimension, car, comme souvent, l'homme y est le seul danger réel. Arrivés à Mashad, deuxième ville du pays, le cauchemar reprend, mais guère longtemps, car Saeid prends la famille en charge dans sa voiture. Pendant que moi je jouis du repos mérité, du grand guerrier. J'ai même droit à des soins complets, carroserie, moteur et châssis, dans les bains de l'immense terminal des bus de la ville. Quelques jours plus tard, nous quittons l'Iran.

 Propre et lustré des pneus à la capucine, j'entre triomphant dans la douane turkmène. Sans effet, car le ton change radicalement ; ordres, contre-ordres et taxes diverses surgissent par escouades de la bouche des douaniers, comme de vulgaires postillons belliqueux. Accoutrés de verts chapeaux de cow-boys, les militaires tiennent la douane, comme un poste avancé en terre ennemie. Ici, on ne badine pas , on obéit, on agit et surtout on paie. Seul avantage de cette efficacité, c'est que notre compte est vite réglé. Le gros passe trois fois à la caisse. Puis soulagés de quitter cette atmosphère peu accueillante, nous filons vers Ashgabat, la fameuse ville blanche.

 Nouveau pays de contraste, le Turkmènistan, est une sorte de grand désert, que la population s'efforce d'apprivoiser, le combat est rude et même si régulièrement une fine pellicule verte recouvre le sable aux bords des routes, et qu' ailleurs des arbrisseaux en lignes clairsemées offrent avec peine une résistance aux vents poussiéreux, la partie est loin d'être gagnée. Aux abords des cours d'eau et des grands fleuves, les champs fleurissent. Mais si les terres sont bien irriguées, c'est qu'elles dépendent avant tout de paysans volontaires qui laborieusement détournent les cours d'eau.

Quand à la route, elle est à l'image du pays. Tout l'argent est dépensé, à Asgabat, pour matelasser les rues de capitale où des dizaines de femmes aux turbans multicolores, battent la chaussée de leurs petits balais de paille. Elle traquent le grain de sable, comme s'il agissait de dangereux acariens. La ville immaculée semble sortie de l'esprit d'un empereur martien, allergique à la poussière, mais fanatique de la poudre au yeux. De luxueux arrêts de bus affichent l'heure et la date, poursuivies dans leur long cadre noir par quelques informations en langue turkmène. Sous un même toit, chaque arrêt se divise en deux compartiments, munis de sièges tout neufs d'un vert éclatant. L'un est à l'air libre, l'autre est à l'abri du vent, protégé par ses quatre murs vitrés. Ce soyeux décor n'est qu'une robe de princesse qui orne les rêves dorés du président et des habitants de la capitale... (A suivre)

 

RSZ_Turmenbashy360

 


araceli Gravatar   26.06.2011 08:28
" Tu t'es dépassé dans prose et ô ciel" Oui Non Tu vas trop vite dans ta lecture: re-lis!Tu vas perdre des points dans ta compo!!!!A bon entendeur...
:P:-*:-*:-*
 
 
Droopy Gravatar   25.06.2011 18:43
Mes excuses 1 Oui Non Je m'aperçois de tous ces commentaires sans réponse de ma part, je vais plusieurs mea culpa d'affilée, mais qu'à cela ne tienne n'est pas pêcheur qui veut et quand on aime le poisson..on voit pas le temps passer!!

@ Araceli: C'est vrai j'ai dépassé les cieux dans le Pamir, mais en souffrant corps et âme et pourtant je n'ai pas trouvé les portes du paradis mais que des nuages. Il y a des quêtes sans fin même pour un camion.
@ Marijeanne : Je commence à devenir une vielle monture coraice et rusée...mais l'aventure et encore longue^^
@ C'est sûr l'Iranien mérite sa place en haut de l'affiche, mais qui sait, la route est encore longue et les garages à traverser certainement nombreux. Et peut-être retrouverons nous d'autre mécanos aux nobles valeurs!
@ El tiempo y la experiencia embelleza los corazones con grandes valores, tal vez acabaré con un corazon de oro !!! Jajaja!

 
 
Nerita Gaiteiro Gravatar   10.05.2011 20:15
Como te he hechado de menos mi querida Droopy! Oui Non Me preguntaba que podría pasarte y ahora lo acabo de comprender ! tus ojitos solo se ocupaban de mirar a todos lados , tus ruedas de controlar donde pisabas y tu cerebro de tomar notas de las novedades buenas y malas para luego poder contarnos todo con "pelos y señales". Y !Vive Dios! que lo has conseguido... bien y largo; además, no me dirás que, allá en el fondo, no te has sentido joven, fuerte y aventurera entre tantos peligros que afrontar y haber salido ..así. sin una mota de polvo sobre tu cuerpo serrano. Y has aprendido tambien que según donde o con quien estés es bueno decir lo justo, pagar y salir pitando. Sabes me he quedado un poco agotada de leer tan concentrada, que mañana volveré sobre los restantes artículos.  
 
jaume sans Gravatar   08.05.2011 14:49
Oui Non Felicitations, Droopz.
Nous sommes certains que tu vas garder un trües bon souvenir du garagiste iranien et que ensemble avec les gros vous n'arreterais pas de chanter les louages des "mercedistes" jordaniens.
En tout cas bone chance pour l'avenir
Nous vous embrassons tous.
L'avi et Beatrice;);)
 
 
Vonaesch Gravatar   07.05.2011 08:06
Salut Droopy Oui Non Te voilà tout beau, tout lustré et réparé
Grâce à toi et au"gros" la famille est sortie saine et sauve,
Vive Droopy
 
 
araceli Gravatar   04.05.2011 10:53
Oui Non Superbe mon Droppy! Tu t'es dépassé dans prose et ô ciel, pas de plainte!;)A+  
 
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