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Droopy || Petit, robuste et persévérant.

Automne Hongrois

Écrit par Droopy on 6 novembre 2010.

Notre ballade hongroise se prolonge gentiment. A vrai dire, on s'en met plein les phares. Le gros est un peu débordé. Alors , il m'a demandé de vous faire un compte rendu de nos promenades et aventures hongroises. Bien que la moitié, vous aie déjà raconté ses déboires  à Budapest. Elle ne vous a pourtant pas tout dit, car pendant les premiers jours, elle roucoulait à tue-tête, sans que personne ne puisse l'arrêter: "C'est joli, la Hongrie!"


Et bien rassurez-vous, la moitié est toujours conquise par la beauté de ce très joli pays, car la Hongrie, elle est... tellement... jolie!! Ainsi avant d'arriver à Budapest, nous nous sommes déjà arrêter à Györ qui sans nul doute vaut le détour. Puis à Budapest, alors que je me  prélassais dans le parc de la ville, la petite famille s'est prise un abonnement familial de métro pour visiter cette dernière et ses environs.

Après quatre jours, nous sommes repartis pour Veszprém et le Lac Balaton ainsi que pour le fameux lac d'Héviz. Un vrai régal, sur des routes accueillantes qui presque toute l'année voyent passer des millions de touristes, et qui,  à cette période, sont quasiment vides.  Les bords de routes sont tapissées d'herbe verte et rase qui de temps en temps viennent me carresser les pieds.

Au-delà de la route,  les plaines s'étendent laissant place tantôt à des forêts, tantôt à des marécages. Souvent bordées de grands peupliers ou de vieux arbres,  les routes nous plongent avec ivresse dans le chatoyant automne hongrois. Et si Les feuilles nous caressent de couleurs flamboyantes, la brise saisonnière pimente mon quotidien en traversant mon radiateur frissonnant de plaisir.


C'est dans ce bouillonnant décor thermal, tels de tendres morceaux de viandes dans un chaudron de goulash que le soir nous endormons fatigués, cuits à points par un automne de rêve. Pourtant, de retour à Veszprém, le réveil nous ramène vite à la réalité. En voulant quitter la ville, je me blesse à une patte. Cette dernière se dégonfle aussitôt. 5000 km, et voilà le premier pneu crevé, et du coup le gros s'agite dans tous les sens, sortant les outils de toutes parts et s'étalant à même la rue comme un vendeur de poissons. Le petit cric hydraulique fait la grêve une nouvelle fois, mais le gros prévoyant  s'était méfié  du vieux cric récalcitrant, et lui a déjà envisagé un remplaçant. Alors, faisant appel au fidèle "hi-lift", un gros crick de baroudeur, et au petit nouveau, c'est en un tour de main que la roue est changée. Peu de temps après je me retrouve aux petits soins chez un "Gummi Serviz". De nombreux collègues ont déjà pris rendez-vous pour la tenue d'hiver, mais c'est très aimablement qu'on me céde la place en échange de quelques récits de mes aventures. En tout la panne a duré à peine trois heures.


Nous partons, alors, tête baissée, à la conquête de l'Est pour essayer de rattrapper notre retard et atteindre Kecsémet. Mais voilà que c'est sans compter sur les qualités bien connues de la moitié et de l'ado, tous deux de chevronnés copilotes. La première suit sans passion sur la carte les hieroglyphes routiers qui ne l'inspirent que moyennement et le deuxième aimerait bien lui piquer cette place de copilote qu'il convoite jalousement.


Le gros, aveuglés par ses amours maritaux et paternels, en leurs faisant confiance , ne voit pas à quel point il se tire une balle dans le pneu. C'est ainsi que n'ayant pas anticipé un carrefour à temps, nous faisons fausse route et partons pour mon grand bonheur à travers champs.
La moitié qui n'aime pas les chemins boueux et cahotants s'affole et le gros appelle alors l'ado à la rescousse. Ce dernier n'en demande pas mieux et se jette sur la carte, arrachant au passage le GPS des mains de sa tendre maman. La moitié  se laisse stoïquement détrousser, comme une pinguine par son petit affamé, et regurgitant cette nourriture  qui n'en est pas une, cède la place de copilote à l'ado en toute puissance.


Ce dernier à tôt fait de reprendre en main cette situation cardinale et c'est à la lueur de la lampe de poche qu'il déclame le nom des routes et des villages, comme un poême en vers. Et déjà trop confiant, il n'entend plus sa mère, prenant soin de la tenir à l'écart des instruments de navigation, de peur qu'elle ne reprenne sa place avant. A huit heures, nous nous arrêtons à Kiskunhalas pour manger et finalement dormir car la fatigue a eu raison du gros.


Le lendemain, nous nous apercevons que nous avons déviés en  prenant la route du  sud, l'ado nous avait bien guidé, mais hélas vers la mauvaise ville. Heureusement que la fatigue est venue limiter les dégâts. Nous faisons donc machine arrière et remontons plein nord pour rejoindre Kecsémet. Nous écourtons notre visite de cette ville, car nous sommes attendus bien plus au nord, à Tiszafüred, le lendemain. Heureusement, le paysage reste toujours aussi captivant laissant place à de grandes plaines où moutons et chiens accompagnent des bergers aux longs manteaux. Le soir nous nous arrêtons à Szolnok, pour dormir avant d'accomplir notre dernière étape.


Dimanche, nous remontons enfin le cours de la Tisza, magnifique rivière qui inonde régulièrement les plaines en faisant de cette région un paradis pour les oiseaux et les pêcheurs. A cette époque les eaux commencent à baisser et c'est avec émerveillement que nous découvrons la région où nous sommes attendus. Lors d'une halte pour faire quelques photos,  les enfants chassant quelques grenouilles, s'approchent d'un marais asséché, le gros, lui les suit de près, pressentant le danger. Puis, tout à coup, le gros s'enfonce dans la vase sous le regard médusé des enfants. Le gros tente de s'extirper, mais voilà qu'à chaque pas, la vase l'engloutit encore plus. On ne voit déjà plus ses genoux, et il rappetisse encore. Maintenant, il est à peine plus grand que les enfants qui eux, pétrifiés, restent à la surface sans s'enliser. Heureusement , la berge, n'est plus qu'à une enjambée, dans un dernier effort, le gros arrive à se mettre à l'abri.


Maintenant,  il crie aux enfants, qui n'ont toujours pas bougé, de venir le rejoindre sans tarder. Cette fois, ils ne se font pas priés et obéissent sur le champ! Le gros est bon pour passer au bouillon et ses habits peuvent reprendre le chemin de la laverie.


Après cet incident, nous avançons sur les petites routes en jouant à saute-mouton avec les multiples bras de la Tisza que nous traversons plusieurs fois. Aux abords des villages, à la veille de la Toussaint,  les cimetières hongrois, dans lesquels trônent de ravissates chapelles, accueillent les familles qui affluent pour fêter leurs morts.


Puis enfin à Tiszafüli, comme cadeau de la route, cette dernière nous amène au  plus grand plaisir des enfants et de moi-même à un passage , où il nous faut prendre bac pour traverser, une dernière fois,  la Tisza. Sur le bac les enfants exultent de joie et nous regardons, le rituel  solennel d'une famille hongroise jettant des chrysathèmes dans l'eau.
Vous savez quoi : La Hongrie, c'est joli !!

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Cliquez sur la photo, pour voir l'album!

 


 



Droopy Gravatar   16.11.2010 15:59
Réponses Oui Non @ Tous: Les routes roumaines, en dehors des grands axes, sont éprouvant es, le gros est a deux doigts de la maltraitance. Dernièrement la moitié, s'est exclamée attention tu vas vite, là! On roulait à peine à 60km/h, mais comme cela faisait deux jours que nous roulions par monts et par vaux à 25km/h quand on retrouve un grand axe, elle a l'impression d'être sur un circuit.:P

Bon tout ça pour dire que c'est difficile de répondre à tous les fans lorsque l'on vit en dehors des entiers battus.

Sinon je vais essayer de répondre aux anciens commentaires car je me suis aperçu, grâce à la vigilance à toute épreuve de matuteram que certaines d'entre-elles avaient été censurées...

Bises à vous tous. Drooooooooooooo ooooooopy!!!!!
 
 
jaume sans Gravatar   09.11.2010 15:34
Bne chance Oui Non Allors,Droopy, tu dois te décider pour la littérature -ton article est une preuve de qualité lttñeraire- ou por le transport - et dans ce cas il faudra te concentrer por éviter de nouveaux incidents et ne pas augmenter le niveau de fatigue du "gros" qui peuvent devenir alarmantes si la technique de mavigation augmente la dur´´ee des trajectes au lieu de les diminuer.
Vous allez trouver encore beacoup de grenuilles et crocodriles. Il faut, donc, être tout à fait fit.
De toute façon, l'experience va vous être très utile
Bone chance
Avi et Beatrice;);)
 
 
Nerita Gaiteiro Gravatar   09.11.2010 12:51
Droopy , chica, ! eres divina! Oui Non Sé que Budapest est joli porque estuve por allí en la primavera de 1975-prehistoria para tí y los enanitos Sans- y me lo pasé "pipa".Ahora, a través de tu reportaje, he podido GOZAR de otra parte del país y !claro que es bonita!. Tú y el GROS ya podeis mirar bien por donde pisais, sin pies no se puede andar, en aguas movedizas menos y si se hunde tampoco se puede respirar (abro refranero español:MAS VALE PREVENIR QUE CURAR).Recuerdo mis "cazas" de ranas, pocas veces-de pequeña-por la noche-en verano, con una bolita de lana roja y una linterna.... sus ancas (patas)estás estupendas envueltas en harina y huevo y luego fritas mmmmmmmmm!!. Dile a los copilotos que es mejor sumar que restar y que cuatro ojos ven más que dos. Besitos para todos.  
 
araceli Gravatar   07.11.2010 22:04
grenouilles à l'hongroise Oui Non Je me rappelle d'avoir déjà vécu quelque chose de semblable ,dans la tendre jeunesse du "plongeur", à l'occasion de l'ouverture de la pêche à la truite en Valais, avec un froid de canard: toujours intrépide il s'est retrouvé au milieu du torrent, avec des bottes de pêche aussi grandes que lui,sinon,plus grosses,une truite au bout du fil et les fesses dans l'eau! Mais un "je l'ai eue maman!" triomphant assourdissait le bruit du torrent.
Allez...cherchez vite une laverie: nous attendons le rapport de l'aventure.
Avez-vous mangé les grenouilles?
Souhaitez-vous une recette complète, je vais dire dès la pêche à l'assiette de dégustatio n.
C'est un met très apprécié en Turquie, une des vos prochaines étapes.
Si j'interprète, vous avez pris le bac le jour de la fête des morts, d'où
l'offrande des chrysanthèmes .
Belle après-midi de pluie à vous lire
Tendrement à vous
;)
 
 
mmatuteram Gravatar   07.11.2010 19:41
tapissées d'herbe verte et rase Oui Non Droopy,cher Droopy !(me permettez-vous cette familiarité sans avoir été présentés?)
Je vous soupçonne d'avoir, dans votre vie antérieure, appartenu à la classe des ruminants, quoique, quelques commentaires,pa r-ci par-la, pourraient bien être attribués a un anthropophage reconverti!
Connaissez-vous les sables mouvantes et les tourbières? Avez-vous,toujours, avec vous, une solide corde?
Elle pourrait vous être fort utile.
M. Droopy vous ne répondez jamais aux commentaires; répondriez -vous à cette question?

"Dans quelles circonstances une corde pourrait tirer des 6 difficultés à la famille CinqSans" ?
 
 
Vonaesch Gravatar   07.11.2010 08:47
Oui Non Bravo Droopy tu es un super narrateur.
Avec toi on connait les incidents de la vie, dis à Jacques qu'il s'encorde comme en montagne, quand il explore, les enfants auront moins peur.
J'avais toujours eu des doutes sur la fiabilité d'un GPS, votre aventure confirme mes doutes.

Tu leur fait des bisous à tous et encore chapeau
Mamyjeanne
 
 
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